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Depuis qu’Otar est parti...

Les rêves de trois générations de femmes
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La première œuvre de fiction de la documentariste Julie Bertucelli interroge la mémoire et les rêves de trois générations de femmes (une vieille dame, sa fille et sa petite-fille) réunies autour de la « disparition » du seul homme de la famille. Intelligence douce de l’approche et délicatesse des émotions constituent les principaux atouts de ce film attentif et émouvant.
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 Trois femmes aux destins différents...
© Youri Mechitov - Baruch Rafick |
Depuis qu’Otar est parti tenter sa chance à Paris, la morne existence des trois femmes qu’il a laissées à Tbilissi (Géorgie) n’est guère troublée que par les nouvelles qu’il leur envoie de temps en temps. Pour sa mère Eka, c’est à chaque fois un moment de bonheur et l’occasion ensuite de vanter les mérites de son fils chéri. Pour sa sœur Marina, c’est au contraire le rappel cruel du désamour de sa mère à son égard. Pour sa nièce Ada enfin, c’est l’image splendide d’une France littéraire et bohème qui s’agite dans son esprit.
Mais ce petit théâtre de femmes décliné au masculin s’effondre brutalement lorsqu’Otar décède d’un accident du travail. Préférant lui éviter les affres de cette mort prématurée, Marina et Ada décident de tout cacher à la vieille mère. Laquelle décide au terme de plusieurs mois de silence téléphonique de rendre visite à son fils à Paris...
À voir au lycée en français pour le thème de l’exil et du mensonge, en philosophie pour le rapport mémoire/idéalisation et en classe audiovisuelle pour l’élaboration de la fiction.
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Depuis qu’Otar est parti... Un film de Julie Bertucelli
Durée : 1 h 42
Sortie le 17 septembre 2003
Grand prix de la Semaine internationale de la critique, Cannes 2003 |
Pistes pour la classe
L’absence est affaire de fiction et de mise en scène
 Chaque femme raconte une histoire différente sur Otar...
© Youri Mechitov - Baruch Rafick |
Il est important de remarquer que celui qui donne son titre au film n’apparaît jamais physiquement à l’écran. Et pour cause, il est parti. Hors champ avant même que le film ne commence mais cependant centre de gravité de l’intrigue, il occupe les pensées et sert de prétexte aux différentes querelles qui lient et délient les personnages entre eux. Tant qu’on le sait en vie, les disputes (Eka-Marina) vont bon train. Dès l’annonce de la funeste nouvelle, fille et petite-fille se rapprochent insensiblement de la vieille dame pour la protéger. Une protection qui devient même physique au cours de la scène où Ada s’interpose entre l’ami d’Otar venu rapporter les derniers effets du défunt et la vieille Eka qui doit tout ignorer de l’histoire.
- Absent, Otar est également moteur de l’intrigue, puisque c’est en raison de son absence même que la fiction se développe (chaque femme raconte une histoire différente à son sujet) et change d’espace scénique en cours de route (la seconde partie se déroule à Paris). C’est, en outre, à cause de sa mort qu’une mise en scène du mensonge se met en place : Marina et Ada rédigent de fausses lettres pour maintenir Otar en vie aux yeux de sa mère. Un louable stratagème qui nous invite à réfléchir sur la mise en scène comme art du mensonge et de l’illusion (cf. Corneille, « L’Illusion comique »).
- Du personnage d’Otar, nous n’aurons droit qu’à une photo (truquée). Impossible donc pour le spectateur de s’en faire une idée aussi précise que personnelle. Il faudra, par conséquent, se fier aux autres protagonistes pour en esquisser le portrait. Autrement dit se servir des mots des autres pour combler la béance causée par son absence. Une absence d’autant plus forte qu’elle est omniprésente dans l’esprit des trois femmes.
- Otar n’est, au fond, qu’un être de pure fiction n’existant que dans et par l’imaginaire des autres protagonistes. Un être artificiel, construit de toutes pièces et pourtant essentiel à l’intrigue puisqu’il sert de révélateur à la psychologie des autres personnages présents à l’écran. De fait, il prend un sens ou une identité différente selon que l’une ou l’autre parle de lui. Objet d’une adoration sans bornes pour sa vieille mère, il focalise le ressentiment et la jalousie de sa sœur qui souffre de la trop grande place qu’il occupe dans le cœur de leur mère. Il est encore l’incarnation des rêves et désirs de France de sa nièce qui, francophile comme sa grand-mère, a la tête remplie des récits des romanciers français du XIXe siècle qui peuplent les rayons de la riche bibliothèque familiale.
- Évidemment, Otar n’a rien à voir avec cette outrance sentimentale. C’est pourquoi il conviendra de démonter le mécanisme de l’idéalisation dont il fait l’objet (établir un parallèle avec le phénomène de la « cristallisation » stendhalienne). Médecin de formation, il a quitté sa Géorgie natale pour répondre aux sirènes de la richesse occidentale. Il occupe un emploi, que l’on devine précaire, dans le bâtiment et partage un petit appartement avec un ami et collègue. Il n’est certainement pas le fils parfait dépeint par sa mère ou son contraire esquissé par sa sœur, encore moins un privilégié venu goûter aux plaisirs culturels de Paris comme l’imagine sa nièce.
Galerie de portraits féminins dans une société délabrée
 Une grand-mère (Eka), sa fille (Marina) et sa petite-fille (Ada) autour d’un absent.
© Youri Mechitov - Baruch Rafick |
Le souci du détail ainsi qu’une rigueur sereine de la mise en scène et du cadre participent de la qualité du film. Chaque scène fourmille d’indices sur les difficultés de la vie en Géorgie, dont on dessinera la carte sociale et économique. On signalera que si Marina détient un diplôme d’ingénieur, elle demeure sans emploi et doit se satisfaire d’un peu de brocante, contracter divers emprunts ou encore jouer au loto pour subvenir aux besoins de la famille. On dressera une liste signifiante des signes du délabrement social et on expliquera que le film de Julie Bertucelli (résolument dénué de tout enjeu polémique) pointe discrètement les ravages du passage brutal à l’économie de marché et le sacrifice de la génération des quadragénaires/quinquagénaires comme Marina après la chute du Mur de Berlin. Encore étudiante, Ada est elle-même victime d’un employeur malhonnête qu’elle doit voler pour se payer convenablement. On indiquera encore que l’un des camarades d’Ada tente vainement de passer clandestinement à l’Ouest. Dans cette lutte larvée contre les jours difficiles, il n’y a que la vieille Eka qui n’attende plus rien ou qui ne rêve pas du mirage de l’Occident. Son espace à elle, c’est celui de la nostalgie : nostalgie d’un mari défunt, d’un fils exilé et même de Staline. Ennemie farouche du capitalisme et de la société de consommation, elle en vilipende le mensonge démocratique et affirme que « C’était mieux avant... ». On tentera d’expliquer l’apparente contradiction de cette citation.
- Chaque personnage est dépositaire d’un savoir, d’une culture, d’un passé. Chacun d’eux existe en tant qu’individu dont les contours se dessinent avec plus de précision à mesure que la narration progresse. Pourtant, ils font groupe. Ils sont une vraie famille qui se ressoude et se préserve instinctivement face au malheur. Pour en analyser le mécanisme, on fera le portrait de chacune des femmes afin de mettre en évidence les liens affectifs qui les unissent : un amour commun pour la France en général et la littérature française en particulier pour Ada et sa grand-mère ; une méfiance partagée par Ada et sa mère à l’égard des hommes ; un amour plus ténu, plus sourd, presque invisible entre Eka et sa fille et que l’on ne comprend qu’en surprenant leurs regards et leurs gestes pudiques.
Émancipation et libération à Paris
 Eka la grand-mère, en marche vers sa liberté.
© Youri Mechitov - Baruch Rafick |
Parfaitement linéaire, la narration est scindée en deux parties distinctes : Tbilissi et le cercle fermé de la famille et Paris qui va ouvrir une brèche. À la fois plus symbolique et plus diluée, la dramaturgie de la seconde partie est aussi presque exclusivement centrée sur Eka. Si la capitale géorgienne est le lieu de la répétition et de la transmission du savoir familial, Paris représente l’espace de l’émancipation et de la libération. Émancipation pour Ada qui, désireuse de marcher dans les pas de son oncle, choisit de rester en France ; libération pour Eka qui, face à l’énormité de la nouvelle de la mort de son fils, fait le choix de l’imaginer bien vivant, ailleurs, « en Amérique, où la vie, dit-on, est meilleure », une Amérique qui est « un peu un paradis pour tous ceux qui rêvent d’y aller », ajoute-t-elle encore sur un ton faussement naïf. Décidant de nier l’évidence de la mort de son fils ou plutôt feignant de ne pas y croire, Eka se libère de ses angoisses et accepte l’inacceptable. À tout point de vue, elle est libre d’elle-même et de ses mouvements. Libre d’apparaître pour la première fois aux yeux du spectateur en train de fumer des cigarettes, de se promener seule dans les rues parisiennes ou de s’offrir un tour de grande roue dans une fête foraine. Autant de gestes qui contiennent en creux leur grain de folie et disent en silence qu’après tout, elle peut bien faire ce qu’elle veut maintenant...
Philippe Leclercq
Professeur de lettres
Good Bye Lenin

Ost comédie
 L’affiche du film. |
Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, la chute du Mur de Berlin met fin à la longue séparation entre la RFA (République fédérale allemande) et la RDA (République démocratique allemande). Cet événement politique majeur va rapidement bouleverser la vie quotidienne des Allemands de l’Est. « Good Bye Lenin » situe son action au cœur de ce moment historique. Son scénario repose sur une idée originale : pendant une manifestation contre la censure, la mère du jeune Alex tombe dans le coma après une attaque cardiaque. Elle ne se réveille que huit mois plus tard. Huit mois pendant lesquels la vie des Berlinois de l’Est s’est complètement transformée. Alex et ses proches veulent protéger la malade et s’organisent pour lui faire croire que rien n’a changé. Ils reconstituent pour elle un environnement identique à celui qu’elle a toujours connu. Le scénario est à la fois drôle et émouvant ; il tient du mélodrame et de la comédie. Et les efforts de la famille pour cacher la réalité à la mère suscitent quantité de situations rocambolesques pleines de suspense.
Au collège et au lycée, le film présente un intérêt historique évident : il permettra de rappeler les raisons de la construction du Mur de Berlin et les conséquences de sa chute. En cours d’allemand, on pourra aussi exploiter cette évocation de la vie quotidienne en RDA, au moment où l’Allemagne réunifiée semble vouloir se remémorer son passé proche. Mais l’intérêt de cette comédie douce amère réside aussi dans la façon dont elle utilise une fiction intimiste, racontée à la première personne, pour rendre compte de moments historiques bien réels. Une occasion d’analyser, en français, les mécanismes du roman réaliste.
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Good Bye Lenin. Un film de Wolfgang Becker
Durée : 1 h 58
Sortie le 10 septembre 2003 |
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Pistes pour la classe
Le témoignage historique
 Au cœur du film : la chute du Mur de Berlin. |
On rappellera dans un premier temps les raisons de la construction du mur à la suite de la seconde guerre mondiale. On évoquera ensuite la montée des protestations contre la dictature communiste, en Hongrie tout d’abord au printemps 1989, sous l’influence de la politique de « Glasnost » engagée depuis 1986 par Mikhaïl Gorbatchev. La démission de Erich Honecker, suivie de celle du gouvernement communiste d’Egon Krenz, à la suite des manifestations de Berlin-Est, est clairement mais rapidement mentionnée au cours du film.
- On relèvera ensuite tous les détails qui permettent de saisir la vie quotidienne dans l’ex-république communiste : l’importance des fêtes et défilés militaires, le militantisme au quotidien avec la chorale des jeunesses communistes et les diverses activités sociales de la mère, la vétusté ou la pauvreté des produits de consommation courante (mobilier, nourriture), et surtout l’indigence des informations télévisées. Ces détails seront d’autant plus aisés à distinguer qu’ils sont reconstitués, à la limite de la caricature, par Alex pour sa mère.
- On notera aussi que la critique de ce mode de vie oppressant et sans éclat se teinte pourtant d’une légère nostalgie. Celle d’un monde où tout est réglé, où l’on maintient la lutte pour un idéal même si l’on n’y croit plus trop, où la vie familiale et sociale est très présente. On précisera que le film a reçu un accueil enthousiaste en Allemagne, s’inscrivant dans ce que l’on appelle désormais « l’ostalgie », c’est-à-dire la nostalgie de l’Est. Un retour sans doute nécessaire sur un passé dont la disparition correspond aussi pour beaucoup d’adultes d’aujourd’hui à la fin de l’enfance. Le héros du film, Alex, a vingt ans au moment de la chute du Mur de Berlin et de l’ouverture de son pays à l’Ouest.
L’efficacité de la fiction
 Adieu à son adolescence et adieu à son quotidien. |
La réalité représentée dans le film nous touche parce que les personnages qui la véhiculent sont particulièrement attachants et humains. Au centre de l’histoire, un ressort dramatique important et récurrent dans l’univers romanesque : le secret de famille. La mère a toujours fait croire à ses enfants que leur père les avait quittés alors que c’est elle qui n’a pas eu la force de passer à l’Ouest avec lui. Cet élément du scénario donne au film une tonalité plus pathétique.
On s’interrogera d’autre part sur le personnage d’Alex. Au travers des événements politiques, il se confronte à des problèmes très personnels, bien connus de la plupart des héros de roman. Alex est amoureux, il songe à son avenir et à sa place dans la société. Le film adopte son point de vue et utilise même sa voix « off ». On évoquera aussi le personnage de sa sœur, déjà mère, profondément troublée par la disparition de son père, cherchant elle aussi sa place dans un présent qui la dépasse. Ces interrogations sont représentées par des situations comiques étant donné le contexte politique (la jeune femme devient brusquement serveuse dans un fast-food et Alex trouve un emploi de vendeur d’antennes paraboliques) mais elles participent à l’un des intérêts majeurs du film : la réflexion sur la fin de l’enfance et de l’adolescence.
Enfin, indépendamment du contexte politique mais en liaison avec lui, on remarquera que le film est traversé par le thème du mensonge : mensonge pieux d’un adolescent qui veut épargner sa mère, mensonge coupable d’une femme qui a quitté son mari, mensonge rassurant d’une petite société qui veut croire au bien-fondé de son militantisme communiste sans pourtant se faire trop d’illusion. On reprendra notamment les séquences dans lesquelles Alex et ses amis fabriquent de fausses informations télévisées à partir de vraies images d’archives. On précisera l’allusion à toutes les pratiques politiques de falsification d’informations et on se demandera comment tout le film évoque la tentation de récrire l’histoire – commune ou individuelle – ou de nier la réalité.
Anne Henriot
Professeur de lettres
Saltimbank

Hommage à un théâtre en danger
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Vibrant hommage à la grande famille des acteurs de théâtre et plaisir gourmand de la mise en scène, « Saltimbank » pointe avec humour les dangers qui menacent ce milieu professionnel précaire. Un film d’autant plus d’actualité qu’il est le dernier de son auteur : Jean-Claude Biette est mort le 10 juin dernier.
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 Le théâtre aujourd’hui tiraillé entre art et commerce.
© Jean-Claude Moireau |
Dans la famille des banquiers Saltim, c’est Frédéric qui tient les cordons de la bourse. Bruno, lui, préfère se livrer à une activité de mécénat auprès d’un théâtre qui prépare une pièce de Racine (« Esther ») et une autre de Tchekhov (« Oncle Vania »). Or, si l’intrigue (à tiroirs) n’a rien que de très pacifique, l’argent est ici comme à la guerre le nerf du spectacle. Aussi, quand il vient à manquer, il faut faire des choix : art ou commerce ?
À voir au lycée en français et en classe théâtrale pour le rôle du comédien et les enjeux de la mise en scène au théâtre.
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Saltimbank. Un film de Jean-Claude Biette
Durée : 1 h 32
Sortie le 10 septembre 2003 |
Pistes pour la classe
Art et argent
« Saltimbank » est un film foisonnant dont il conviendra d’identifier tonalités et registres dramatiques (comédie burlesque, drame social, marivaudage, tragédie...). Par souci de clarté, on aura soin de replacer chacun des personnages dans son genre, puis on en précisera le rôle et la fonction. Dans « Saltimbank », deux mondes a priori opposés coexistent pourtant intimement : celui de la création et celui de l’argent. En prenant l’exemple-type du cinéma, on expliquera que le milieu artistique est aussi et surtout une industrie trop souvent au service de ses créanciers.
De la question de l’acteur et de la mise en scène
 Jeanne Balibar : les tâtonnements, les incertitudes, les difficultés des acteurs.
© Jean-Claude Moireau |
Outre la question cruciale de l’argent mise en exergue par le jeu de mot grinçant du titre lui-même (« Saltimbank » ou la banque de la famille Saltim et le vocable d’origine italienne « saltimbanque »), le film se demande quelle place il reste à l’art dans une société qui le soumet de plus en plus sévèrement aux diktats de la rentabilité. Il interroge aussi le métier d’acteur et les enjeux de la mise en scène. On relèvera les nombreux problèmes (des rapports avec les comédiens aux soucis d’argent) auxquels se heurte le metteur en scène de théâtre. On tentera de définir son rôle et ses limites : jusqu’à quel point doit-il intervenir auprès des acteurs par exemple ?
- De très belles séquences du film nous montrent des comédiens en pleine répétition. On soulignera les tâtonnements, les incertitudes, les difficultés des acteurs pour trouver la justesse du jeu et assimiler un rôle. On s’appliquera à démontrer la complexité de la mise en scène à laquelle ils sont soumis et les innombrables questions afférentes : comment dire, montrer, suggérer un sentiment ou une idée ? Pourquoi et quand exécuter tel ou tel geste ?
- Autour du personnage incarné avec grâce par Jeanne Balibar (Vanessa), se pose la question de l’acteur et de son statut. Face à l’insistance de son entourage, son refus catégorique de retourner sur les planches lui permet d’énumérer les nombreuses contraintes du comédien, son long et patient travail de répétition, l’astreinte des contrats et la difficulté d’entrer dans un personnage, d’être lui et lui seul tous les soirs pendant des mois...
Philippe Leclercq
Professeur de lettres
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