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Adaptations du traitement de texte en UPI

Odile Dabzol, enseignante spécialisée à l’UPI (unité d’intégration pédagogique) du collège Sylvain Menu de Marseille (13), met en œuvre des adaptations matérielles et logicielles pour faciliter l’accès à l’écrit des élèves handicapés moteur avec ou sans troubles associés.

Présentation de la séquence

Il s’agit, à travers différentes tâches d’écriture d’élèves atteints d’une déficience motrice, de montrer les outils et adaptations facilitateurs pour l’accès à l’écrit.

 

 

 

Déficience motrice avec des troubles associés Moyen mis en place Constats, apport de l’outil Obstacles
Mouvements parasites (athétose), utilisation difficile de la souris. Logiciel de prédiction : tape une lettre et une - liste de mots s’affiche, dans une logique de prédiction. Ainsi il peut écrire « il était une fois » en quatre clics.
Utilisation d’un joystick pour remplacer la souris.
Gain de temps dans la production d’écrit. Entraînement nécessaire pour que cet outil soit réellement efficace dans l’aide à la prise de notes en cours.
Apraxie visuo-spatiale, difficultés dans les stratégies, lenteur extrême. Oubli des mots à l’écrit. Traitement de texte classique.
Logiciel de lecture du texte écrit.
Plus d’oublis de mots.
Amélioration de l’orthographe au niveau phonétique.
Aide utilisable en soutien, dans le cadre de l’UPI mais pas en cours (rythme trop rapide).
Atteinte des quatre membres avec mouvements parasites (athétose). Traitement de texte classique.
Clavier adapté et joystick pour remplacer la souris.
Autonomie dans l’utilisation de l’ordinateur. Non-utilisable en prise de notes car lenteur.
Athétose très importante.
Troubles du langage massifs.
Logiciel lecture.
Utilisation d’un clavier externe avec cache touches.
Gain de temps face au texte à lire et une amélioration dans la prise de sens.
Amélioration de la syntaxe des phrases écrites grâce à la relecture.
N’utilise pas vraiment cet outil de lui-même.

 

La problématique handicap moteur et troubles associés

Les TICE facilitent l’accès à l’écrit et permettent de :

  • suppléer la déficience motrice : beaucoup d’adaptations, de logiciels très performants;
  • gagner en autonomie, en vitesse (lecture, écriture);
  • améliorer ses productions (orthographe, syntaxe…).

Mais elles ne résolvent pas tous les problèmes :

  • en présence de troubles associés (dyspraxie, dysarthrie..), certains logiciels sont peu utilisables;
  • en cas de lenteur d’exécution, les outils sont difficilement utilisables en classe (à partir du secondaire) d’où la présence d’un AVS indispensable.

L’investissement de l’outil par l’élève, sa famille et l’enseignant

Tout nouvel outil demande un apprentissage par l’élève, mais également par l’enseignant et par la famille de l'élève. Cependant, l’élève ne s’investit pas toujours dans un logiciel acheté. Il faut donc :

  • toujours commencer par exploiter les possibilités des traitements de texte qui permettent de proposer des exercices adaptés assez facilement : étiquettes, objets, tableurs;
  • consulter les nombreux logiciels en téléchargement gratuits qui permettent de se faire une idée sur la pertinence ou non de l’outil, ne pas hésiter à solliciter des ergothérapeutes, à aller sur le site de l’INSHEA;
  • bien connaître l’élève, savoir le projeter dans sa future vie d’étudiant ou d’adulte, le situer dans son contexte familial afin de s’assurer que les outils mis en place seront investis.

Odile Dabzol

date de publication : 24/08/2010