Usage du tableau blanc interactif (TBI) en classe de technologie
Didier Quidu est professeur de technologie depuis vingt et un ans. Il enseigne au collège du Landry à Rennes (35) de la 6e à la 3e. Il nous explique comment il utilise le TBI en complément d’un travail sur une plate-forme de formation.
La plate-forme « Déclic Collège »
Je travaille avec mes élèves sur la plate-forme « Déclic Collège » proposée par l’académie de Rennes. Chaque élève se positionne sur une palette d’évaluation formative aussi bien au niveau disciplinaire qu’au niveau des compétences du B2i. Les fonctionnalités de la plate-forme me permettent de suivre la progression de mes élèves.
La prise en main du tableau blanc interactif (TBI)
D’autre part, l’académie de Rennes, voulant faire une expérimentation sur les tableaux blancs interactifs (TBI), a proposé de doter une quinzaine d’établissements volontaires, ce qui m’a permis de recevoir un TBI dans ma classe. Celui-ci est arrivé en avril 2005, et j’ai profité des heures de fin d’année pour permettre aux élèves de le prendre en main. J’ai organisé des concours de dessin sur le TBI, en montrant différentes fonctions de ce tableau. Ceci leur a permis d’essayer toutes sortes de fonctionnalités, et j’ai pu ainsi vraiment commencer à utiliser le TBI à la rentrée 2005.
L’usage du TBI dans le cadre de la démarche d’investigation
Je l’utilise dans toutes les classes, de la 6e à la 3e. Il m’est plus particulièrement utile en classe de 6e où, dans le cadre des nouveaux programmes de technologie, il faut dorénavant mener des démarches d’investigation : à partir d’une situation problème que j’expose, les élèves doivent formuler des hypothèses, proposer et réaliser des activités, puis en rendre compte à l’ensemble de la classe. Ensuite, à partir des éléments donnés par les élèves et en fonction des compétences visées, je dois proposer une structuration. Grâce au TBI, on note les hypothèses émises ainsi que les activités proposées par les élèves. L’intérêt du TBI, c’est qu’il permet de capturer tout ce qui est pertinent dans les compte rendus. Ainsi, je peux avoir une trace écrite de l’ensemble de la réflexion de la classe et, après l’avoir imprimée, distribuer la fiche de structuration à tous les élèves.
Le TBI permet donc de mutualiser le travail des élèves, de capturer en direct tout ce qui est intéressant, puis de le diffuser immédiatement. Il permet d’avoir une « traçabilité » du vécu de la classe.
Les élèves face au TBI
Les élèves dans l’ensemble n’ont pas de problème pour venir au tableau. Au début, je préfère les envoyer par deux, ils se répartissent le travail, cela marche assez bien. Ils sont tellement motivés pour utiliser le TBI qu’ils écrivent face au tableau sans aucun problème. J’ai remarqué d’autre part qu’un certain nombre d’élèves en difficulté maîtrisent très bien les nouvelles technologies et, n’ayant pas peur de l’échec, sont automatiquement volontaires pour participer à ce type d’activité.
C’est pour eux certainement un moyen de se valoriser.
En complément, je conseillerais l’usage d’un clavier sans fil. Les élèves pouvant intervenir depuis leur place, cela permet de dynamiser encore plus la classe.
L’élève est naturellement plus motivé quand il voit que son travail est pris en compte dans le document de synthèse du professeur. Sachant qu’il aura immédiatement la trace écrite de ce qui est dit dans la classe, il participe plus volontiers à la discussion.
L’impact de l’usage du TBI est réel, il n’en est pour preuve que les discussions des élèves après les séances, que les collègues me rapportent.
Le TBI au collège
D’ailleurs, étant animateur informatique, j’ai eu l’occasion de présenter le TBI aux enseignants de mon établissement. J’ai pu toucher environ un tiers de mes collègues et chacun a pu imaginer un transfert de ce que je faisais à son cours.
Comme, de plus, nous avons l’avantage dans notre collège d’avoir recruté cette année un jeune en « Contrat emploi avenir » (CEA), celui-ci peut s’occuper de gérer la salle multimédia. Je souhaite ainsi mettre en place un accompagnement technique pour aider mes collègues à utiliser les TICE.
Didier Quidu
date de publication : 02/10/2006