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L'Assemblée des citoyens : le calendrier

Calendrier


La Pnyx peu avant midi (été 2004)
(photo MSM)

 


Le monument des héros éponymes sur lequel on affichait les convocations et les décrets pris par L'Assemblée. Vue du sud.
(Photo MSM)

 

Athènes, comme toute démocratie, est régie d'abord par un calendrier politique. L'Assemblée ne se réunit ni spontanément ni à date fixe mais sur convocation. On distingue les sessions régulières des convocations dites "extraordinaires" (συγκλήτοι, sunkletoi).

Les sessions régulières :
Dans les premiers temps de la démocratie, il y avait une assemblée par prytranie, c'est-à-dire une par mois, mais il fallut rapidement augmenter la fréquence de ces sessions et porter leur nombre à quatre assemblées mensuelles régulières. Jusqu'à la fin, on considéra néanmoins qu'il y avait par prytanie une assemblée dite "principale" (κυρία) et trois assemblées régulières.
L'année politique comptant 10 mois, un citoyen athénien assidu devait donc consacrer 40 jours par an aux réunions de l' ἐκκλησία.

Les convocations extraordinaires :
En période de crise (il y en eut beaucoup aux V° et IV° siècles) ou en cas d'urgence, on procéda aussi à des convocations extraordinaires. Ces sessions s'ajoutaient-elles aux réunions ordinaires ? Rien n'est moins sûr. Le terme "σύγκλητος" que l'on traduit peut-être un peu trop rapidement par "extraordinaire" signifie simplement "convoqué" et pour M.H. Hansen, une assemblée ainsi qualifiée était simplement "convoquée à bref délai", c'est-à-dire dans un laps de temps inférieur à l'usage. Rien n'indique en effet qu'il y ait eu des réunions à date fixe et toutes les assemblées, régulières ou "extraordinaires" devaient donc être "convoquées". Les prytanes publiaient la date de la session quatre jours avant sa tenue, probablement par affichage sur le monument des héros éponymes de l'Agora. On sait toutefois que l'Assemblée ne pouvait se réunir ni pendant les jours de fête ni pendant les jours néfastes.

La durée :

Une assemblée durait en principe une journée. Elle commençait à l'aube. Au IV° siècle, le signal était donné par le σημεῖον, drapeau qu'on hissait en haut de la colline. En même temps, le héraut public appelait les citoyens. A ce double "signal", ceux qui étaient en train de vaquer à leurs occupations devaient monter sur la Pnyx. Un temps, pour faire presser les retardataires, les archers scythes, esclaves publics qui faisaient la police, barraient les rues qui menaient à l'agora et rabattaient les citoyens dans la bonne direction au moyen d'une corde enduite de vermillon mais l'attribution du mysthos ekklesiatikos modifia la situation et il semble au contraire qu'au IV° siècle il fallait s'efforcer de réguler l'affluence car seuls les premiers arivés percevaient l'indemnité.
Des séances importantes ont pu occuper toute la journée mais elles s'arrêtaient nécessairement au crépuscule afin qu'on puisse compter les mains levées des votants à la lumière du jour. Exceptionnellement, la séance pouvait reprendre le lendemain matin. Ce fut le cas de l'assemblée mouvementée au cours de laquelle on vota la condamnation des généraux vainqueurs aux Arginuses.