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Le colosse de Rhodes

 

 

Charès de Lindos

Un élève particulièrement brillant
On ne connaît Charès que par le texte de Pline sur le colosse de Rhodes et la dédicace relevée sur le socle de la statue et mentionnée par plusieurs auteurs dont Strabon.

Charès est originaire de la cité de Lindos sur l'île de Rhodes ; il vécut à la fin du IVe siècle -début du IIIe siècle avant J.-C.


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Il a probablement travaillé dans les ateliers de Lysippe au nord du Péloponnèse et a pu observer son maître lorsque celui-ci réalisa le colosse de Tarente et le quadrige d'Hélios. On ne sait comment il fut choisi pour réaliser le monument célébrant le dieu protecteur de l'île et la victoire contre Démétrios.

Des œuvres phares
Outre le colosse de Rhodes, est attribuée à Charès de Lindos une tête colossale qui, d'après Pline, fut emmenée à Rome et dédiée au Capitole par le consul Publius Lentulus en 57 avant J.-C. (Histoire naturelle, XXXIV.18)
Habent in eodem Capitolio admirationem et capita duo, quae P. Lentulus cos. dicauit, alterum a Charete supra dicto factum, alterum fecit ... dicus comparatione in tantum uictus, ut artificum minime probabilis uideatur.

On admire aussi dans le Capitole deux têtes consacrées par le consul P. Lentulus : l'une faite par Charès, nommé ci-dessus, l'autre par Décius; mais cette dernière perd tant à la comparaison, qu'elle paraît l'ouvrage du plus mauvais des artistes.

Texte et traduction Itinera Electronica

Le colosse fut sans conteste son chef d'œuvre : douze années de travail pour une œuvre en bronze de soixante dix coudées, soit 31 mètres. L'élève a largement dépassé son maître Lysippe pour la dimension de la statue et il innove dans la représentation d'Hélios. Jusque là les œuvres montraient le dieu du Soleil sur son char ; Charès le présente debout, maître de l'île qu'il a choisie et domine de sa puissance.
Des légendes racontent que Charès n'aurait jamais vu le colosse achevé : Sextus Empiricus écrit dans Contre les professeurs que le projet initial de Charès d'une statue d'une quarantaine de coudées, comme son maître Lysippe à Tarente, avait été doublé à la demande des Rhodiens. Charès fit une erreur de calcul lorsqu'il réévalua le budget, dépensa toute la somme en préparatifs et mourut. D'aucuns imaginent alors que Charès se serait en fait suicidé de honte... et que le colosse aurait été réalisé par ses successeurs.