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La statue de Zeus à Olympie

   

La fête religieuse panhellénique

Les jeux olympiques étaient la fête religieuse la plus grandiose car elle réunissait tous les grecs tous les quatre ans en l'honneur de Zeus.
À fête exceptionnelle, rites exceptionnels : des sacrifices d'animaux domestiques avaient lieu alors sur le grand autel de Zeus situé au nord du temple de Zeus non loin du Pélopéion. Conduits à l'autel en procession, les animaux étaient abattus et partagés entre les dieux qui recevaient la fumée des graisses et de la carcasse et les hommes qui mangeaient la viande.

Scène de sacrifice sur une Hydrie
Procession sacrificielle devant un autel hydrie à figures noires,
vers 550-540 av. J.-C. 51.2 cm x 36.8 cm
Paris, musée du Louvre. RMN, Photo Erich Lessing © RMN.

Préparatifs
La cérémonie religieuse attachée aux jeux olympiques antiques suivait une organisation très précise : à la pleine lune, entre la fin du mois de juin et le début du mois de septembre, les spondophores et les théores (ambassadeurs sacrés) partaient dans les cités pour annoncer la date précise et proclamer l'ouverture de la trêve sacrée qui, à partir du IVe siècle, interdisait aux armées d'entrer en Élide et assuraient la sécurité des pèlerins. Les athlètes qui, depuis dix mois, s'entraînaient dans leur propre cité devaient alors aller s'entraîner à Élis pendant un mois.
Les pèlerins commençaient à converger à Olympie ; les représentants des cités étaient logés dans les bâtiments voisins de l'Altis et nourris au Prytanée, tandis que les simples pèlerins s'installaient sous des tentes en dehors de l'Altis. Après un mois d'entraînement, les athlètes et leurs entraîneurs (les aliptes) devaient parcourir en procession les 57 km qui séparent Élis d'Olympie. cet itinéraire sacré durait deux jours.

Carte montrant l'itinéraire des athlètes d'Élis à Olympie
Plan simplifié de la région d'Olympie
d'après The Olympic Games de Judith Swaddling,
British Museum Press, 1980.

Cinq jours de fête
Premier jour : la fête s’ouvrait par une grande procession qui pénétrait dans l’Altis : les hellanodices (juges des jeux élus parmi les représentants des grandes familles) vêtus de pourpre, les prêtres, les délégations officielles des cités avec leurs offrandes, les athlètes et les animaux qui vont être sacrifiés avançaient au son des trompettes.
On sacrifiait les animaux et on faisait des libations à Zeus, à Hestia et au tombeau de Pélops, puis concurrents et hellanodices prêtaient le serment Olympique. Avait lieu ensuite le tirage au sort de la place des concurrents dans les différentes épreuves, enfin les notables mangeaient au prytanée.

Deuxième jour : courses de chevaux et courses de chars, début du pentathle.

Troisième jour : hécatombe (sacrifice de cent bœufs) à l'autel de Zeus, courses du diaulos et du dolichos.

« L'autel de Jupiter Olympien est placé à une égale distance du temple de Pélops et de celui de Junon, en face de l'un et de l'autre. Les uns disent qu'il a été élevé par Hercule Idéen, les autres par des héros du pays, environ deux générations après Hercule. Quoi qu'il en soit, cet autel est fait de la cendre des victimes offertes à Jupiter. Il y en a un de même à Pergame, un autre à Samos, érigé à Junon, et qui n'est guère plus propre que ces foyers sacrés faits à la hâte que l'on voit dans l'Attique.
L'enceinte où l'on présente les victimes, est fermée par une balustrade qui a pour le moins cent vingt-cinq pieds de circuit. Depuis cette balustrade jusqu'à l'autel il y a trente-deux marches : l'autel a vingt-deux pieds de hauteur. On amène les victimes jusqu'à la balustrade : là on les égorge. On en prend les cuisses, et on les porte en haut pour les faire rôtir sur l'autel.
On arrive à cette balustrade par des marches de pierres qui sont aux deux côtés. De là jusqu'au haut de l'autel ce sont des marches faites avec la cendre des victimes. Les femmes et les filles peuvent approcher jusqu'à la balustrade, aux jours qu'il leur est permis d'être à Olympie ; mais il n'y a que les hommes qui puissent monter jusqu'à l'autel. » (Pausanias V, 15 traduction Abbé Gédoyn 1794 sur le site Méditerrannées).

Quatrième jour : lutte, pugilat, pancrace et course armée.

Cinquième jour : proclamation des vainqueurs et remises des couronnes d'olivier sauvage qui se trouvaient sur le trépied à l'entrée du temple de Zeus. Inscription des résultats sur les registres. Derniers sacrifices à Zeus. Banquet des vainqueurs offert dans le prytanée.