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La statue de Zeus à Olympie

   

La statue chryséléphantine de Zeus à Olympie

Dans les différentes listes des sept merveilles du monde antique, la statue chryséléphantine de Zeus de Phidias est une œuvre à part car elle est une représentation du dieu des dieux qui, par sa taille et sa magnificence, inspira l'admiration pour l'artiste mais aussi le respect pour le dieu.
Si les critères de sélection des merveilles ont été la taille, la prouesse technique et la richesse, cette colossale statue enfermée dans le temple d'un des plus importants sanctuaires panhelléniques antiques devait en effet figurer parmi les réalisations humaines les plus remarquables de l'antiquité. Il faut imaginer le sentiment que devaient éprouver ceux qui, présents à Olympie à l'occasion des Jeux ou pour un pèlerinage plus personnel, apercevaient, quand les portes du temple étaient ouvertes, cette immense statue briller au fond de la pénombre du naos : petitesse de l'homme et puissance du dieu dont la chevelure d'or, visible à ceux qui avançaient dans le naos, touchait presque le toit du temple.


Carte des sanctuaires grecs, réalisée par Marsyas (image Wikipédia).

La difficulté que pose cette « merveille » pour qui veut l'étudier aujourd'hui est qu'il n'en reste aucun vestige archéologique.
Du temple qui l'abritait aucune colonne n'est restée debout, la statue a brûlé bien loin d'Olympie, à Constantinople (Istanbul), et l'atelier de Phidias ne révèle que quelques outils et des éclats de matériaux… La seule image antique que nous en ayons est celle figurée sur une petite pièce frappée à Élis à l'époque d'Hadrien (une statue de 13 mètres représentée en quelques millimètres…). Même si on peut penser que l'incendie de la grande bibliothèque d'Alexandrie en 47 av. J.-C. a dû réduire en cendre bon nombre de témoignages, certains textes nous sont heureusement parvenus. Grâce à eux, en croisant leurs informations avec des données archéologiques, il est possible non seulement d'imaginer le chef-d'œuvre de Phidias grâce à Pausanias, mais aussi de suivre les interrogations plus philosophiques de Dion Chrysostome sur la représentation de la divinité, ou d'Épictète sur la place de l'homme dans l'univers et son rapport à la divinité.