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  L E S  S E P T   M E R V E I L L E S  D U  M O N D E
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Présentation - La pyramide de Khéops - Les jardins suspendus de Babylone - Le temple d'Artémis à Éphèse - La statue de Zeus à Olympie - Le mausolée d'Halicarnasse - Le colosse de Rhodes Le phare d'Alexandrie
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La statue de Zeus à Olympie

   

Le temple de Zeus

Au Ve siècle, en 470 av. J.-C., pour célébrer la victoire des Éléens contre Pise, fut édifié un temple dédié uniquement à Zeus : la réalisation en fut confiée à un architecte local, Libon d'Élide. Le bâtiment de style dorique fut construit avec un matériau qu'on trouvait dans la région, le calcaire coquillé qui pour des raisons esthétiques fut revêtu ensuite de stuc blanc. Les travaux financés par le butin de guerre durèrent à peu près quinze ans.
On sait qu'il était achevé en 457 parce que les Spartiates firent accrocher au sommet du toit un bouclier d'or pour célébrer leur victoire sur les Athéniens à Tanagra cette même année. À son achèvement, c'était le plus grand temple de Grèce continentale, avec une longueur de 64,12 m et une largeur de 27,68 m. Les travaux du Parthénon à Athènes débutèrent près de huit ans plus tard.

Vue Nord-Est du temple (maquette du Louvre)
Vue nord-est.

Vue Est du temple (maquette du Louvre)
Vue est.

Vue Sud du temple (maquette du Louvre)
Vue sud.

Vue Ouest du temple (maquette du Louvre)
Vue ouest.

Façade Ouest du temple (maquette du Louvre)
Façade ouest.

Maquette du temple de Zeus à Olympie, musée du Louvre, © Ch. Larrieu.

Le temple resta un des plus importants lieux de culte panhellénique durant près de neuf siècles de 456 av. J.-C. à 397 apr. J.-C. (date de l'interdiction des jeux par l'empereur Théodose), puis il fut complètement détruit par un tremblement de terre au VIe siècle apr. J.C. et les ruines furent recouvertes par la boue de l'Alphée jusqu'au XVIIIe siècle (en 1776) où l'archéologue anglais Richard Chandler localisa le site. Des fouilles systématiques furent entreprises à la fin du XIXe pendant six ans, puis poursuivies après 1936 jusqu'en 1966. Pour se faire une idée exacte du temple, il faut confronter les résultats des fouilles archéologiques au texte que Pausanias écrivit après son séjour en Élide au IIe siècle après J.-C.

Extérieur

Aucune des colonnes hautes de plus de 10 mètres n'est debout aujourd'hui à cause de plusieurs tremblements de terre et d'inondations provoquées par le changement de cours des deux rivières le Kladéos et l'Alphée.
C'était un temple périptère (une rangée de colonnes entourait le bâtiment) dont l'entrée était à l'est, ainsi la lumière pouvait éclairer le pronaos (vestibule) et parvenir le matin jusqu'au naos (l'endroit le plus sacré où au fond siégeait la statue du dieu).
Les fouilles archéologiques ont mis à jour des fragments de métopes des frontons du pronaos et de l'opisthodome (littéralement « chambre de derrière » ; lieu où l'on entrepose le trésor du dieu et les offrandes qui lui sont faites ; il n'y a pas de communication avec le naos) qui mettent en scène les travaux d'Héraklès. On peut voir actuellement ces vestiges au musée du Louvre.
Le fronton Est mettait en scène les préparatifs de la course de char qui opposa, dit la légende, Œnomaos et Pélops pour la main d'Hippodamie. Au centre de cette composition se dresse Zeus.
Le fronton Ouest représente la bataille des Centaures contre les Lapithes. Au milieu du fronton se tient Apollon. La reconstitution de ces deux frontons est actuellement présentée au musée d'Olympie. De rares traces de couleurs sont visibles au niveau des yeux et des cheveux de certaines figures. Voir sur le site de l'université de Richmond, quelques images des frontons.
Le sommet du temple devait dépasser 22 mètres, les tuiles du toit étaient en marbre.


Intérieur

Une double colonnade dorique supportait au nord et au sud la structure en bois du plafond du naos sur deux niveaux.


Plan de Victor Laloux (image légendée MdB).

Une cage d'escalier en spirale conduisait à une galerie de bois qui reposait sur la colonnade.


mMaquette du temple de Zeus à Olympie, musée du Louvre © Ch. Larrieu.

Le sol était constitué de plaques de calcaire posées sur une couche de caillou, mais, à l'époque romaine, un pavement de marbre couvrait le sol du pronaos et du naos.

La statue de Zeus, comme objet de culte, est l'élément principal de ce temple mais celui-ci contenait bien d'autres objets offerts par différentes personnalités (Pausanias V, 12) :
des personnalités politiques : Ariumnus, roi des Étrusques, donne son trône ; Antiochus IV, roi de Syrie, donne une tenture de laine teintée de pourpre de Phénicie « magnifiquement brodée à la mode des Assyriens » (M. Martin J. Price écrit que ce drap de laine provient probablement du temple de Salomon à Jérusalem, qu'Antiochus détruisit puis fit rebaptiser temple de Zeus Olympien) et Néron donne des couronnes ;
des athlètes vainqueurs : Cynisca, femme cocher, offre des chevaux de bronze, vingt-cinq boucliers d'airain pour honorer ceux qui pratiquent la course en armes ;
des cités y déposent aussi des statues d'hommes politiques : une statue d'Auguste et du roi Nicomède de Bithynie dont les piédestaux étaient pour l'une en ambre, pour l'autre en ivoire, ou encore des statues en marbre de Paros dédiées à Hadrien et Trajan…

Pour plus d'informations :

En français :
Dans le dossier sur les Jeux Olympiques de Musagora :
– une carte interactive du site d'Olympie.
– une présentation de l'Altis et du sanctuaire.
La traduction de la description du temple par Pausanias sur le site Méditerrannées.net.

Sur le site de Jean-François Bradu (professeur d'histoire-géographie au collège public Jeanne d'Arc, Orléans) une présentation d'Olympie à destination d'élèves du secondaire.

En anglais :
Sur Perseus une série d'images archéologiques se rapportant au temple de Zeus et le dossier sur les Jeux Olympiques.
Des images virtuelles du temple recomposent les couleurs qui recouvraient les statues.
Visite virtuelle d'Olympie proposée par le Powerhouse museum de Sydney.

En catalan :
Une collection d'images de reconstitution virtuelle proposée par Sebastià Giralt, professeur à l'IES Alella (site subventionné par le département de l'Éducation du gouvernement de Catalogne et sous la supervision de Pedro Luis Cano, professeur de Philologie au département de latin à l'Université autonome de Barcelone).