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 LE TEMPLE D'ARTÉMIS À ÉPHÈSE

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Pline l'Ancien : concours entre les meilleurs artistes
(Histoire Naturelle,  XXXIV, 54)

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Columnae eaedem densius positae crassiores videntur. genera earum quattuor: quae sextam partem altitudinis in crassitudine ima habent, Doricae vocantur; quae nonam, Ionicae; quae septimam, Tuscanicae; Corinthiis eadem ratio quae Ionicis, set differentia, quoniam capitulis Corinthiarum eadem est altitudo, quae colligitur crassitudine ima, ideoque graciliores videntur; Ionicis enim capituli altitudo tertia pars est crassitudinis.
Antiqua ratio erat columnarum altitudinis tertia pars latitudinum delubri. in Ephesiae Dianae aede, quae prius fuit, primum columnis spirae subdiate et capitula addita, placuitque altitudinis octava pars in crassitudine et ut spirae haberent crassitudinis dimidium septimaeque partes detraherentur summarum crassitudine. praeter haec sunt quae vocantur Atticae columnae quaternis angulis, pari laterum intervallo.

(Histoire Naturelle,  XXXIV, 54)

   

Ayant ainsi indiqué les époques des artistes les plus célèbres, je passerai rapidement en revue les plus éminents; la foule des autres sera dispersée çà et la. Les plus célèbres, quoique n'appartenant pas précisément à la même époque, ont concouru ensemble par des Amazones qu'ils avaient faites. Quand on dédia ces statues dans le temple de Diane d'Éphèse, on convint, pour savoir quelle était la meilleure, de s'en rapporter au jugement des artistes eux-mêmes, qui étaient présents; il fut évident que c'était celle que chacun avait jugée la première après la sienne. De cette façon celle de Polyclète fut placée au premier rang, au second celle de Phidias, au troisième celle de Crésilas (54), au quatrième celle de Cydon, au dernier celle de Phradmon.

Texte français : Paris : Dubochet, 1848-1850. Edition d'Émile Littré

Texte intégral disponible sur le site de Philippe Remacle