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 LE TEMPLE D'ARTÉMIS À ÉPHÈSE

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Strabon : peuplement et site d'Ephèse
(Strabon, Géographie,  XIV, 1, 21)

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Τὴν δὲ πόλιν ᾤκουν μὲν Κᾶρές τε καὶ Λέλεγες, ἐκβαλὼν δ΄ ὁ Ἄνδροκλος τοὺς πλείστους ᾤκισεν ἐκ τῶν συνελθόντων αὐτῷ περὶ τὸ Ἀθήναιον καὶ τὴν Ὑπέλαιον, προσπεριλαβὼν καὶ τῆς περὶ τὸν Κορησσὸν παρωρείας. Μέχρι μὲν δὴ τῶν κατὰ Κροῖσον οὕ τως ᾠκεῖτο, ὕστερον δ΄ ἀπὸ τῆς παρωρείου καταβάν τες περὶ τὸ νῦν ἱερὸν ᾤκησαν μέχρι Ἀλεξάνδρου. Λυσίμαχος δὲ τὴν νῦν πόλιν τειχίσας, ἀηδῶς τῶν ἀνθρώπων μεθισταμένων, τηρήσας καταρράκτην ὄμβρον συνήργησε καὶ αὐτὸς καὶ τοὺς ῥινούχους ἐνέφραξεν ὥστε κατακλύσαι τὴν πόλιν· οἱ δὲ μετέστησαν ἄσμενοι. Ἐκάλεσε δ΄ Ἀρσινόην ἀπὸ τῆς γυναικὸς τὴν πόλιν, ἐπεκράτησε μέντοι τὸ ἀρχαῖον ὄνομα. Ἦν δὲ γερουσία κα ταγραφομένη, τούτοις δὲ συνῄεσαν οἱ ἐπίκλητοι καλούμενοι καὶ διῴκουν πάντα. 

(Strabon, Géographie,  XIV, 1, 21)

   
Les premiers habitants d'Ephèse étaient des Cariens et des Lélèges, mais Androclus chassa la plus grande partie de ces barbares, et fonda ensuite, avec ses compagnons ioniens, sur les hauteurs de l'Héraeum et de l'Hypélaeum, un nouvel établissement, qu'il augmenta encore de terrains en pente situés au pied du Coressus. Cet établissement subsista sans autre changement jusqu'à l'époque de Crésus. On vit alors la population tendre à s'éloigner de cette région basse du Coressus pour descendre plus bas encore vers l'emplacement du temple actuel, lequel est resté le centre de la ville jusqu'à Alexandre. Quant à la nouvelle ville, c'est Lysimaque qui en bâtit l'enceinte. Ajoutons que, comme il voyait les Ephésiens montrer peu d'empressement à s'y enfermer, ce prince guetta la première grande pluie d'orage, et que, se faisant en quelque sorte le complice du fléau, il boucha exprès tous les égouts de la vieille ville, si bien que celle-ci fut inondée et que les habitants n'eurent rien de plus pressé alors que de la quitter. Lysimaque avait appelé la ville nouvelle Arsinoé, du nom de sa femme, mais l'ancien nom prévalut. En revanche, les anciens sénateurs ou Pères conscrits se virent adjoindre sous le nom d'Epiclêti de nouveaux magistrats qui s'emparèrent bientôt de toute l'administration.

Traduction  Amédée Tardieu (Paris, ed° Hachette, 1867)

Texte intégral disponible sur le site mediterranee.net