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Eustache Le Sueur - Notice biographique

Paris, 1616 - Paris, 1655

Une solide formation
Fils d’un tourneur sur bois, Le Sueur reçoit une formation solide et classique, tout en étant initié, vers 1632, par son professeur Simon Vouet aux recherches chromatiques et à l’expression de l’art baroque italien. Vouet favorise d’ailleurs ses premiers pas dans la carrière, en lui obtenant une commande de huit tableaux ayant pour sujet Le Songe de Poliphile. Très vite son style brillant impose Le Sueur comme un des artistes à la mode dans Paris et les commandes affluent.
Ainsi en 1644, le président de la cour des comptes, Lambert de Thorigny, lui confie-t-il une partie de la décoration de son hôtel particulier parisien, superbe demeure conçue par Le Vau. Le Sueur y peindra en 1647 le célèbre cabinet des Muses.

La vie de saint Bruno
En 1645, les chartreux de Paris lui commandent, pour décorer le cloître du couvent, une série de vingt-deux tableaux contant la Vie de saint Bruno, le fondateur de leur ordre. Il exécute cet impressionnant ensemble, aidé par son atelier, entre 1645 et 1648, cette série lui apporte le succès et il se trouve ainsi placé parmi les artistes les plus influents. Ainsi, il participe en 1648 à la fondation de l’Académie royale de peinture et de sculpture, voulue par Richelieu.

L’afflux des commandes royales
Les commandes royales affluent alors et il peint pour la chambre du roi une Allégorie de la Monarchie et, pour son cabinet, l’Autorité royale. Il peint également un ensemble décoratif pour l’appartement des bains de la reine mère.
De 1645 à 1653, malgré les innombrables responsabilités officielles, il poursuit une œuvre religieuse, répondant aux commandes privées qui ne cessent de lui arriver. Il réalise aussi des peintures de chevalet ayant pour sujets des thèmes mythologiques, qui prouvent la variété de son talent.

Texte : Vincent Pomarède
© [Louvre.edu] 1999