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Musée archéologique de Naples © SBA NA-CE

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Mosaïque : bataille d'Alexandre et Darius

Bataille d'Alexandre et de Darius, © SBA NA-CE Mosaïque
La bataille d'Alexandre le Grand et Darius III
Dimensions : hauteur : 3,13 m, longueur : 5,82 m
Entre-sol, salle 61
Inv.10020


Identification

    Cette mosaïque fut découverte en 1831 à Pompéi, dans la maison du Faune, une des plus richement décorées. Il s'agit probablement d'une exceptionnelle copie en mosaïque d'une célèbre peinture hellénistique de Philoxène d'Erétrie, mentionnée par Pline l'Ancien (Histoire naturelle, 55,110). La mosaïque fut exécutée vers 120-100 av. J.-C. (époque de la restauration de la maison), à Pompéi, vraisemblablement par un atelier alexandrin alors en exercice en Italie.

Description

    La mosaïque représente une bataille entre Alexandre le Grand (partie gauche) et Darius III, le dernier des Grands Rois perses (partie droite). Darius et Alexandre se sont rencontrés trois fois, mais on admet généralement que la représentation illustre la bataille d'Issos (334 av. J.-C.) qui assura aux Macédoniens la conquête de l'Égypte et de l'Asie, même si l'on dispose de peu d'éléments pour en juger.
   La scène est focalisée sur la fuite de Darius ; on le voit sur son char, guidé par un cocher qui fouette quatre chevaux noirs. Au centre, un soldat perse offrant sa vie pour sauver son roi, est transpercé par la lance d'Alexandre qui monte Bucéphale, son cheval légendaire. On reconnaît les Perses à leur coiffure particulière, sorte de bonnet phrygien jaune. Les soldats d'Alexandre portent le casque macédonien orné d'une plume et d'une couronne de laurier dorée. Les armes dispersées à terre au premier plan évoquent le désordre et la panique. Les indications du paysage sont peu nombreuses : un rocher et un arbre sec ; ainsi les lances des soldats perses se détachent-elles nettement sur le ciel.


Eléments d'analyse

    La peinture grecque et hellénistique a presque entièrement disparu et nous est connue surtout par des descriptions antiques. Une mosaïque de ce genre constitue donc un témoignage de la plus grande importance. On y retrouve en effet des caractéristiques de l'original : une gamme chromatique limitée à quatre couleurs essentielles : ocre, blanc, marron et noir ; l'utilisation du clair-obscur pour rendre les volumes (sur les chevaux par exemple) ; l'éclairage par " taches " sur les visages ; la prouesse du raccourci de l'arrière train du cheval central qui témoigne de la grande maîtrise technique acquise par les maîtres grecs.
    Plusieurs interprétations sont possibles pour expliquer les motivations du propriétaire à faire réaliser cette mosaïque. La décoration de la maison entière évoque les cours hellénistiques et l'Égypte, symbole de richesse et de culture ; il est également possible d'y voir une allusion à des exploits militaires du propriétaire.


Restaurations antiques

    Certaines maladresses flagrantes jurent avec la qualité générale de l'ensemble : par exemple, le visage d'un soldat perse extrêmement maladroit au centre de la composition, le soldat dont l'image se reflète dans le bouclier qui a les jambes à l'envers par rapport à son buste, les yeux d'Alexandre qui sont un peu trop grands… Tout cela suscite des interrogations sur la réalisation : s'agit-il de restaurations antiques ? La mosaïque a-t-elle été réalisée ailleurs puis transportée, subissant ainsi des dommages ?

Note technique

    Cette mosaïque de sol est constituée de plus d'un million et demi de tesselles nom donné aux éléments, la plupart du temps carrés, qui composent une mosaïque de marbre et de calcaire. Elle ornait l'exèdre sorte de petit salon de conversation, généralement situé à l'arrière d'un portique qui se trouve entre les deux péristyles du " palais " pompéien. Elle est exécutée selon la technique de l'opus vermiculatum, qui utilise les tesselles les plus fines afin d'imiter au mieux l'effet produit par la peinture ; comme elle était très coûteuse, seuls les plus riches pouvaient se l'offrir.

S.P et A.L.

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