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Activités graphiques et écriture à l’école maternelle et au CP
 


Auteur : Direction de la programmation et du développement
Niveau : grande section - cours préparatoire

L’éducation systématique du geste et de la trajectoire ne doit pas s’effectuer sans la mise en place, en parallèle, d’activités d’écriture où écrire prend du sens. Il y a en effet nécessité, en grande section, de bien mettre en relation ces deux activités différentes : dessiner et écrire. On veillera donc, comme les nouveaux Programmes le montrent, à bien opérer les distinctions entre : les activités de dessin, les activités graphiques, et les activités d’écriture.
Le développement et l’enrichissement du geste graphique chez l’enfant sont à la fois un processus de maturation et le résultat de l’apport de son environnement.
Les activités graphiques en grande section
Proposées et conduites quotidiennement, les activités graphiques vont permettre aux enfants de disposer de nouvelles compétences, celui de s’exprimer en laissant des traces, d’utiliser leur motricité pour communiquer sur un support qui conserve la marque de leur action.
Conjointement, par un dialogue constant avec le maître, l’enfant devient capable d’un regard extérieur sur ses productions, les inscrivant dans un projet, les confrontant à ses intentions.

Ces nouvelles compétences combinées au développement de son habileté motrice permettent à l’enfant :
- de réaliser les traces, graphismes, dessins ou écrits qu’il souhaite ou que l’on attend de lui ;
- de reproduire les formes et les figures qui lui sont données ou qu’il choisit comme modèle.
Dès que les enfants sont capables de percevoir la relation entre le mouvement effectué et la trace produite, ils vont pouvoir faire évoluer leurs tracés. Les premiers gestes graphiques constitués, de balayages et de mouvements circulaires, vont se déplacer sur l’espace fait de grandes feuilles disposées verticalement ou horizontalement.

Des éléments disposés sur celles-ci - objets collés, papiers, matériaux divers - vont constituer des obstacles ou des pôles d’intérêts à contourner, à suivre ou à atteindre.
En jouant sur la taille des formats proposés, sur la disposition des matériaux, la grosseur des outils, les enfants réduisent peu à peu les tracés, les déplacent, les arrêtent, les orientent. Ils contrôlent mieux les mouvements linéaires (horizontaux ou verticaux), les mouvements circulaires, les mouvements continus et discontinus.

Il s’agit alors pour l’enseignant d’être vigilant, d’observer, d’accompagner les enfants dans ce développement :
- les rendre attentifs à la façon qu’ils ont de prendre leurs outils et aux résultats qu’ils obtiennent selon leur préhension ;
les faire passer progressivement à la prise en pince dès que le fléchissement du pouce est acquis ;
les amener à prendre conscience des différents segments qu’ils mobilisent pour peindre, colorier, dessiner ou écrire :
- le travail debout, sur grand format, en plan vertical mais aussi horizontal, mobilise prioritairement l’épaule ;
- à l’inverse le travail sur petit format nécessite la mobilisation du poignet et des doigts. Le travail assis sur plan horizontal est alors nettement plus facile.
C’est par l’alternance des propositions que l’enseignant permettra aux enfants de découvrir ces différentes articulations et de s’entraîner.
Du plaisir du geste, typique des premières années, l’école maternelle doit amener l’enfant au plaisir de la représentation et de la réalisation d’un projet dont la moyenne et la grande section, marquées par une véritable exubérance graphique, sont le symbole. Les composantes élémentaires du geste graphique (stopper, ralentir, accélérer, tirer, pousser, tourner dans un sens, dans l’autre, monter, descendre, revenir en arrière…. ) doivent pouvoir être mises en place et exercées.

L’espace graphique doit être exploré dans sa dimension (grand, petit), ses frontières (dedans, dehors), son orientation (haut, bas, droite, gauche). On a vu qu’au-delà des possibilités variables de réalisation selon sa grandeur, l’espace graphique peut mobiliser très différemment les compétences des enfants.
Un travail sur l’espace, notamment en ce qui concerne la découverte de ses frontières et de son orientation, peut se faire très tôt y compris en petite section alors que les compétences graphiques de l’enfant restent très limitées.
On peut avoir alors recours à toutes les activités d’impression pour amener l’enfant à avoir un premier contrôle intentionnel de sa production : couvrir une surface, poser les « tampons » partout, en haut, en bas, à droite, à gauche…

Au-delà des aides techniques (élucidation de certains gestes pouvant passer par la proposition de modèles, par l’aide motrice et, si nécessaire par la main guidée), la verbalisation conduite par l’enseignant est précieuse pour l’élève, notamment en grande section lorsque le contenu représentatif de sa production devient dominant. C’est ainsi que l’on peut le confronter à la qualité de ses réalisations en fonction de son projet initial, qu’on l’amène à ajuster son geste pour mieux reproduire le modèle qu’il s’est choisi ou qui lui a été proposé.
Des jeux graphiques les plus divers sont alors proposés à l’élève selon des organisations spatiales variables : remplissage, rayonnement, symétrie, alternances… Si la précision du geste est nécessaire, l’organisation des données perceptives est également importante. Par l’observation, la compréhension, l’anticipation sur l’organisation des actions, il trouve les gestes adéquats qui lui permettent la réalisation de la tâche. Le recours au langage lui permet de structurer son activité graphique.

Associer l’enfant à la description du geste, à l’énoncé des règles d’exécution, à l’analyse des procédures diverses, lui fournit des instruments pour penser l’action.
La ligne, par exemple, devient plus qu’un simple tracé statique ; elle se courbe, s’enroule, se brise, éclate, se fractionne, se tord, elle s’allège, s’affine, s’épaissit. Pour ce faire, la tenue de l’outil, le rythme d’exécution, le choix de la trajectoire ont toute leur importance.
L’enfant peut également retrouver les variations de cette ligne dans des œuvres : croquis, dessins, affiches, photos, reproductions ou œuvres d’art, ou dans l’environnement quotidien.

C’est aussi au cours de ces activités que l’on observera si un enfant est gaucher ou droitier. L’enjeu est de permettre l’émergence de cette composante importante, de respecter les hésitations de l’élève qui dans un premier temps utilise indifféremment ses deux mains pour dessiner, mais aussi de lui permettre de ressentir et repérer ce qui lui convient le mieux. C’est au maître d’aider l’enfant dans cette découverte en lui offrant une réelle alternative, en lui faisant prendre conscience des résultats qu’il obtient en fonction du geste et de la main qu’il mobilise.
Écrire en grande section 
« C’est par l’observation de ses productions que l’enfant, guidé par l’enseignant,
parvient à comprendre en quoi elles sont inabouties ou inadéquates. »
(Programmes de l’école maternelle.)

Les termes « capitales d’imprimerie » et « cursive » peuvent être remplacés par une expression utilisée dans la classe pour désigner ces deux types d’écriture.

L’entrée dans l’écriture s’appuie sur l’ensemble des compétences développées par les activités graphiques. Elle requiert toutefois des compétences particulières : la capacité de percevoir les traits caractéristiques d’une lettre ; de les analyser et les décrire ; de les reproduire.

Le recours à l’écriture en capitales d’imprimerie facilite l’activité en proposant des formes aisées à reproduire. Cela nécessite un accompagnement vigilant, notamment pour parvenir à une orientation correcte.

Toutefois, le recours à l’écriture cursive s’impose quand l’enfant est amené à reproduire des enchaînements de mots ou de phrases, elle favorise le nécessaire découpage en mots de l’écrit. Elle doit donc être proposée à tous les enfants de l’école maternelle dès qu’ils en sont capables.

En référence aux nouveaux programmes, à la fin de l’école maternelle, l’enfant devra être capable :
- d’écrire son prénom en capitales d’imprimerie et en lettres cursives ;
-de copier des mots en capitales d’imprimerie, en cursive, avec ou sans l’aide de l’enseignant ;
-de copier une ligne de texte en écriture cursive en ayant une tenue correcte du stylo, en plaçant sa feuille dans l’axe du bras et en respectant le sens du tracé.
Pour ce faire, de nombreux exercices peuvent être mis en place dans les différents domaines d’activités. À titre d’exemples :
- travail systématique sur le tracé de chaque lettre ;
- chaque enfant écrira son prénom sur les travaux réalisés ;
- le maître pourra proposer une copie des titres de comptines ou de chansons afin d’établir un répertoire ;
- les observations relatives aux expérimentations menées en classe dans le cadre des activités scientifiques pourront être relatées très succinctement dans le cahier d’expériences ;
- un cahier de « progrès » pourra permettre à l’enfant d’apprécier l’évolution de son écriture tout au long de l’année.
De façon plus globale, l’écriture doit être présente dans les différentes activités proposées aux enfants.

Éléments d’observation des productions
- L’orientation : de gauche à droite
- La forme des lettres
- L’ordre des lettres
- La permanence du choix : capitale ou cursive
- La tenue du crayon
- Le sens de rotation des cursives
- La trajectoire des capitales
- La connexion des lettres
Écrire au cours préparatoire
À l’école maternelle, l’enfant a appris à maîtriser les gestes essentiels de l’écriture.

Qu’il soit droitier ou gaucher, il tient normalement son crayon ou son stylo sans crisper la main, il sait placer sa feuille sensiblement dans le prolongement de son avant-bras, il maîtrise les principaux tracés et respecte les sens de rotation, afin de faciliter la mise en place progressive d’une écriture cursive rapide et lisible.

Les enseignants devront veiller à ce que chaque élève s’approprie les caractéristiques graphiques de chacune des lettres de l’alphabet et acquiert une aisance dans le mouvement.

En découvrant, en particulier dans le domaine des arts visuels d’autres écritures, il est possible d’articuler les usages instrumentaux de l’écriture avec ses usages esthétiques. Des projets d’édition manuscrite des textes rédigés permettent d’explorer les multiples visages de la calligraphie. Il peut en être de même avec les polices d’imprimerie de logiciels de traitement de texte lorsqu’on vise une édition électronique ou une édition imprimée.

De nombreux exercices peuvent être mis en place dans les différents domaines d’activités de la classe. À titre d’exemples :
- le maître pourra proposer d’établir un répertoire des poèmes et chansons appris sur un cahier spécialement conçu à cet effet ;
- les conclusions des expériences dans le cadre des activités scientifiques seront relatées dans un cahier d’expériences ;
- un dictionnaire des mots usuels pourra être élaboré.
De façon plus générale, l’écriture devra être présente dans les différentes activités proposées aux élèves.

Éléments d’observation des productions
- La lisibilité de chacun des mots écrits
- Le respect du tracé
- Le sens de rotation en cursive
- La présence de chaque mot
- La présence de chaque lettre
- Le respect du choix ou de la demande : capitales ou cursive
- La position du stylo


Nota bene 
Ces situations pédagogiques sont extraites d’Évaluation et aide aux apprentissages en grande section de maternelle et en cours préparatoire.
Cet outil est présent dans chaque école sous forme d’une brochure verte et d’un cédérom et également accessible sur le site banqoutils (http://www.banqoutils.education.gouv.fr).
L’objectif de ces outils est d’aider les enseignants à faire le point en début d’année scolaire sur des compétences et des difficultés de leurs élèves afin de concevoir la programmation des activités pour leur classe en prenant en compte les acquis et les besoins de chacun.
En prolongement des exercices d’évaluation des compétences sont proposées des situations pédagogiques pour aider aux apprentissages, telles celles qui précèdent.
En prolongement des exercices d’évaluation des compétences, vous pouvez accéder aux outils d’évaluation proposés (d’où sont extraites les situations présentées) concernant les compétences suivantes :
- « produire un tracé continu non aléatoire dans un espace donné » (EGCAGA01 fichier PDF - 172 Ko)
- « maîtriser un sens de rotation et l'inverser » (EGCAGB01, fichier PDF - 157 Ko)
- « reproduire des lettres en capitales d’imprimerie », « écrire son prénom en capitales et en cursive » (EGSAFA01, fichier PDF - 139 Ko) « maîtriser l’écriture cursive » (ECPAFB01 fichier PDF - 118 Ko).

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