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Au collège : lutter contre les difficultés massives dans la maîtrise de la langue
 


Auteur : Bernard Hénon (directeur de SEGPA)
Établissement : Collège Pilâtre de Rozier
Adresse : Wimille
Académie : Lille
Département : Pas-de-Calais
Niveau : collège
Contact : bernard.henon@ac-lille.fr

L’idée générale repose sur la volonté d’apporter une aide aux élèves repérés dyslexiques, mais aussi à tout un public qui échappe aux différentes définitions du terme « dyslexie » et qui, de fait, se trouve écarté de certaines actions spécifiques.
Trois idées
Trois idées inspirent nos actions :
1.  Prévoir des liens entre l’aide thérapeutique et l’aide pédagogique apportée au collège tout en respectant les champs de compétences et les déontologies des uns et des autres.
2.  Mettre en place des stratégies qui visent un changement du sujet (remédiations), mais aussi mettre en place des stratégies d’adaptation qui permettent aux enseignants de modifier leur approche de l’élève, qui permettent d’ajuster les exigences.

Par exemple, pour un élève, on va préconiser, en accord avec l’orthophoniste qui nous aide sur le projet, toute une série d’exercices qui visent la fluidité de lecture, fluidité qui va favoriser certes la vitesse mais aussi la compréhension : on est là sur le versant remédiation.
D’autre part, on va monter une fiche projet pour l’ensemble des enseignants qui travaillent avec le jeune, fixant un certain nombre d’aménagements : diminution de la quantité d’écrit, relecture par l’enseignant, tiers temps pour certaines évaluations. C’est là l’aspect adaptation.
 
Notre but consiste à permettre à certains moments le « contournement » de la difficulté de l’élève, car il nous est apparu que là où on croyait évaluer des maths ou de l’histoire on était en fait en train de continuer à évaluer les capacités de lecture de l’élève...
Avec l’expérience, j’ajoute même que plus l’élève grandit plus il faut savoir mettre en sommeil la remédiation pour privilégier (en équipe) l’adaptation. Les orthophonistes nous le disent : les suivis au long cours ont leurs limites ; à un moment donné, il est opportun de poser des aménagements.

3.  Nos projets n’ont de valeur que s’ils sont acceptés par l’ensemble des professeurs. Nous avons constaté qu’il y a beaucoup à faire, puisque l’idée même d’une « adaptation » est parfois rejetée...
Notre travail porte actuellement sur ce point.
Une méthodologie
Elle est inspirée du travail en réseau d’aides à l’école primaire :
- Repérage.
- Diagnostic et indication (avec un rôle important des orthophonistes et du médecin scolaire).
- Projet (avec remédiation, mais surtout adaptation).
- Régulation (toutes les six semaines).
- Évaluation (de chacun des projets par rapport au constat de départ, mais aussi de l’action dans son ensemble).

Le projet mentionne un accord de la famille et une adhésion du jeune.

Les propositions d’adaptation des enseignements (ou plutôt des supports d’enseignements) ne doivent nécessiter qu’un surcroît de travail limité des enseignants (risque de découragement ou … d’essoufflement...).

Pour illustrer notre démarche, voici deux documents :
- un document de présentation (fichier PDF, 160 ko) de l’action aux administrateurs de l’établissement ;
- un bilan d’une année d’expérience.

Pour obtenir des financements, j’ai déposé le projet dans le cadre des PRS (Programmes régionaux de Santé) en particulier le (Programme régional Santé des enfants et des jeunes). Le financement émane du conseil général du Pas-de-Calais.

Ces aides nous permettent :
- de financer les interventions des orthophonistes 1;
- d’acheter du matériel spécifique d’évaluation ou/et de remédiation.
En conclusion provisoire 
Après plus d’un an de fonctionnement, cette forme de travail semble créer une réelle dynamique en terme d’adaptation aux difficultés des élèves. Plus qu’un ensemble de gestes techniques, il nous faut voir cette action comme la mise en place d’une nouvelle culture au collège. Cette action de fond ne peut se concevoir sans un changement des représentations du rôle de l’enseignant, de la place des évaluations..., autant de changements qui ne peuvent s’inscrire que dans la durée.
Créer des dispositifs, inventer des parcours adaptés mais exigeants, nous semble être un enjeu capital pour réussir la scolarisation de tous.

Bernard Hénon
directeur de SEGPA au collège Pilâtre de Rozier, à Wimille (Pas-de-Calais)


Mise en ligne en avril 2004.


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