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Compléments d’information à l’usage des enseignants


  
1. INTRODUCTION
2. LE CHOIX DES OUTILS D’ÉVALUATION
3. À QUEL MOMENT DE L’ANNÉE SCOLAIRE UTILISER LES OUTILS D’ÉVALUATION ?
4. LES PASSATIONS ET LEUR ORGANISATION
4.1. Mise en œuvre
4.2. L’information aux élèves
5. L’OBSERVATION DES PRODUCTIONS DES ÉLÈVES
5.1. Dans un domaine de compétence
5.2. Croiser les observations pour plusieurs domaines de compétences
5.3. Différences avec d’autres dispositifs
6. L’UTILISATION DES RÉSULTATS DE LA VALIDATION
6.1. Dans la classe comme dans l’école, cette validation fournit des repères pour confirmer la dynamique des apprentissages proposés et leur évolution entre deux passations.
6.2. Pour l’articulation école maternelle/école élémentaire
7. LE CHOIX DES SITUATIONS PÉDAGOGIQUES
7.1. Au niveau de la classe
7.2. Au niveau de l’école
8. L’INFORMATION AUX PARENTS
 
1. INTRODUCTION
Les pages qui suivent sont destinées à fournir des indications ou propositions complémentaires à celles du texte de référence (fichier RTF - 46 Ko) paru dans le Bulletin officiel de l’éducation nationale d’une part, et à celles figurant dans chaque présentation d’outil d’évaluation et d’aide aux apprentissages d’autre part.

2. LE CHOIX DES OUTILS D’ÉVALUATION
Comment opérer le choix des outils à utiliser dans la classe ?
La maîtrise du langage oral étant définie comme la priorité de l’école maternelle, les outils permettant de l’évaluer seront privilégiés. Lorsque plusieurs outils sont disponibles pour un même domaine de compétence (par exemple, compréhension de consignes, récit…), il est possible d’en choisir un pour toute la classe.
Pour les autres compétences, les choix seront guidés par le souci de diversifier les domaines explorés et de prendre en compte ce qui, dans les premières semaines de la rentrée, peut sembler source de difficulté pour une partie des enfants. La mise en œuvre est également fonction des projets de classe, d’école, de cycle.
Dans tous les cas, le choix est fonction des caractéristiques des élèves accueillis, et aussi fonction des outils que l’enseignant utilise déjà.

3. À QUEL MOMENT DE L’ANNÉE SCOLAIRE UTILISER LES OUTILS D’ÉVALUATION ?
L’évaluation, qui va contribuer à l’organisation de la progressivité des apprentissages en fonction des besoins des enfants, doit être réalisée en début d’année scolaire. Il convient de répartir les prises d’information à partir de la mi-septembre, après la période nécessaire de familiarisation des enfants dans leur nouvelle classe.
Au-delà de cette évaluation systématique et de l’analyse des résultats par l’enseignant de la classe, de nouvelles prises d’information peuvent être nécessaires en cours d’année :
- pour les enfants ayant manifesté des difficultés dans un domaine de compétence, une prise d’information complémentaire peut être nécessaire assez rapidement, soit dans le même domaine pour confirmation, soit dans un autre pour aider à préciser la nature des difficultés et des compétences ;
- pour l’ensemble des enfants, il peut être utile de procéder à une nouvelle prise d’information quelques mois plus tard, avec le même outil ou un outil similaire, selon les cas, afin d’apprécier les évolutions.

4. LES PASSATIONS ET LEUR ORGANISATION
4.1. Mise en œuvre
Cette évaluation relève de la responsabilité des enseignants. Elle les aidera dans les choix d’activités et les progressions en cours d’année, en articulation avec les classes en amont.
Pendant l’évaluation en petits groupes ou en situation individuelle par l’enseignant, il est préférable que les autres enfants soient encadrés par les autres adultes intervenant habituellement dans l’école.
Pratiquement, il importe que les enfants soient placés dans des conditions d’observation qui ne les pénalisent pas (calme, taille adaptée des groupes, etc.).

4.2. L’information aux élèves
Aucune évaluation n’est neutre, y compris pour les jeunes enfants. Il importe donc de leur donner toute l’information sur les exercices qui leur sont proposés et leurs finalités, tout en précisant ce qu’ils ne sont pas : ni examen de passage, ni compétition entre élèves.
Il convient, autant que nécessaire, de les rassurer et de les encourager pendant les situations d’observation.
Après l’analyse des résultats de la classe, l’enseignant veillera à communiquer ses conclusions aux enfants, en soulignant ce qui est acquis, et ce qui va être plus particulièrement travaillé en classe pour aider chacun à progresser. Des bilans individuels peuvent faire l’objet d’un dialogue personnalisé entre l’enseignant et les enfants concernés, afin d’aider ceux qui en ont besoin à acquérir une meilleure confiance en eux. Collectifs ou individuels, ces bilans doivent être orientés vers la valorisation des acquis, quels qu’ils soient.

5. L’OBSERVATION DES PRODUCTIONS DES ÉLÈVES
5.1. Dans un domaine de compétence
Tous les supports proposés ont fait l’objet d’une validation et d’un calibrage qui ont permis d’en vérifier la fiabilité. Il n’en demeure pas moins que, dans certains cas, ils peuvent être remplacés par d’autres, jugés plus adaptés par l’enseignant dans le contexte de sa classe, en sachant que les résultats de la validation ne sauraient être extrapolés à d’autres supports.
Chaque outil permet une évaluation individuelle sur plusieurs aspects d’une compétence. À partir des synthèses individuelles, l’enseignant peut réaliser une synthèse pour la classe, permettant de visualiser ce qui est acquis, en voie de l’être, ou pas encore maîtrisé par la majorité des enfants. Ces informations peuvent guider la programmation des aides aux apprentissages en fonction des besoins identifiés.

5.2. Croiser les observations pour plusieurs domaines de compétences
Pour la phase d’évaluation, des distinctions entre les domaines de compétences sont nécessaires, quoique quelquefois un peu artificielles. Mais, pour une bonne représentation des compétences et des difficultés des élèves, la confrontation des résultats à différentes observations est indispensable. Par exemple : des difficultés dans la compréhension des consignes en situation collective se retrouvent-elles en situation individuelle ? Renvoient-elles à des difficultés de compréhension plus générales, qui se retrouvent dans la compréhension de récit, ou s’agit-il d’un problème de lexique, ou encore de difficultés à mobiliser son attention ?
Il en est de même lorsqu’il s’agit de concevoir le travail pédagogique : on ne saurait se satisfaire d’une correspondance terme à terme entre le résultat d’une évaluation et une proposition pédagogique. C’est pourquoi, chaque fois que cela a été possible, des liens ont été suggérés entre les propositions correspondant aux différents outils.

5.3. Différences avec d’autres dispositifs
Ce dispositif pédagogique est destiné à aider les enseignants dans leur classe. Il diffère en cela d’autres dispositifs utilisés par des personnels spécialisés à usage de repérage de handicaps ou de prévention des troubles. Toutefois, sans être assimilée à ces outils, l’évaluation en GS et en CP s’inscrira dans le dialogue avec le réseau d’aides spécialisées ou l’équipe des médecins et infirmiers pour la santé scolaire, en vue d’explorations approfondies face au constat de difficultés importantes.

6. L’UTILISATION DES RÉSULTATS DE LA VALIDATION
Les outils proposés ont été validés auprès d’un échantillon d’élèves représentatif des niveaux scolaires considérés. Plusieurs prises d’information doivent être effectuées au cours de l’année 2001 (début d’année scolaire, milieu et fin d’année). Les résultats qui sont communiqués ne constituent ni une norme, ni un but à atteindre. Ils ont permis de retenir les séries d’exercices faisant apparaître la diversité des rythmes d’apprentissage des élèves et la relativité de leurs acquis.
6.1. Dans la classe comme dans l’école, cette validation fournit des repères pour confirmer la dynamique des apprentissages proposés et leur évolution entre deux passations.
Elle favorise également le travail au niveau du cycle en renseignant les maîtres sur les compétences à travailler en amont.

6.2. Pour l’articulation école maternelle/école élémentaire
Témoignant de la progressivité des résultats aux différentes épreuves entre la grande section et le cours préparatoire, la validation fournit des informations sur la continuité entre l’école maternelle et l’école élémentaire. Elle met en évidence les acquis des enfants sur lesquels le cours préparatoire peut s’appuyer, tout en rappelant que d’autres apprentissages sont encore à consolider.

7. LE CHOIX DES SITUATIONS PÉDAGOGIQUES
En prolongement des exercices d’évaluation des compétences, sont proposées des situations pédagogiques pour aider aux apprentissages.
7.1. Au niveau de la classe
- Pour observer plus finement le niveau de construction de la compétence et les processus utilisés par les enfants.
- Pour rechercher parmi les composantes de la compétence celles qu’il faut consolider ou construire.
- Pour mettre en place le dispositif pédagogique le plus approprié, en tenant compte de l’enfant et de la vie de la classe.

7.2. Au niveau de l’école
Tout en impliquant l’ensemble de l’équipe pédagogique au niveau de l’école maternelle, dans les conseils de maîtres, en relation avec les enseignants de cours préparatoire, le choix des situations peut aider à analyser la globalité des résultats et à chercher dans la programmation des activités les maillons faibles ou manquants.
Cela peut aboutir à l’utilisation des choix proposés ou à l’élaboration de ses propres outils qui peuvent d’ailleurs s’inscrire dans le projet d’école.

8. L’INFORMATION AUX PARENTS
Un argumentaire est proposé. Il peut être utilisé pour la présentation du dispositif aux parents lors des réunions de rentrée.