Fermer la fenêtre
 
Séance 4 : Travailler l’écriture finale de la séquence


  
Cette séance prépare le travail d’écriture final de la séquence.
À partir d’un corpus d’incipit aux enjeux différents on amène l’élève à distinguer les différentes instances narratives : auteur/narrateur/personnage et à étudier la fonction de l’incipit : comment créer des attentes dans un début de récit à la première personne ?

« L’enveloppe est là, devant moi, sur la table. Une grosse enveloppe de papier kraft. J’en retire doucement le contenu, en faisant attention de ne rien abîmer. J’ai dans la main un paquet de lettres, plus d’une centaine, écrites à l’encre violette. La première est datée du 8 novembre 1930, la dernière du 19 août 1930. Ce sont des lettres de mon père à ses parents et à sa sœur Rosalie. »
(Un jeune homme est passé, Alain Rémond)

« Je m’appelle Marie Belgorodsky, j’ai quarante ans, je suis française. Je dois mon nom russe à mon père, né à Petersbourg, en juin 1916. De lui et de sa famille, je ne sais presque rien. Ils ont émigré en 1919 pensant comme beaucoup que le régime communiste ne durerait pas, que les rouges seraient chassés et qu’ils reviendraient chez eux. »
(Une poignée de gens, Anne Wiazemsky)

« Chez nous, du côté de mon père aussi bien que du côté de ma mère, tout le monde est originaire de Poitiers. On peut dire que ma mère a mangé son pain blanc en premier. De huit ans plus âgée que mon père, elle avait épousé en premières noces un directeur des postes… »
(Gaston Lucas, serrurier, Adélaïde Blasquez)