Vidéo
CNRD 2011-2012 – Lauréat « lycée : devoir individuel » - entretien avec Jean Bernard du Lycée Georges-Clémenceau de Reims
- Thomas Rouchié (T. R.) : Catégorie « Rédaction d’un devoir individuel ».
- Anna Laurent (A. L.) : Alors les élèves qui ont œuvré dans cette catégorie ont réalisé un devoir individuel sur table en durée limitée. Il s’agissait d’une composition ou d’un commentaire de documents à partir de sujets élaborés par les commissions académiques autour du thème du concours « Résister dans les camps nazis ».
- T. R. : Dans la catégorie lycée, j’invite à venir recevoir leur prix M. Jean Bernard, du lycée général Georges-Clémenceau de Reims, dans l’académie de Reims, accompagné de son professeur, M. Philippe Nelis.
- Jean-Bernard (J. B.) : Je m’appelle Jean Bernard et je suis actuellement en Hypo-Chartes au lycée Henri IV, et lorsque j’ai passé le concours, j’étais au lycée Georges-Clémenceau à Reims. Mon professeur, M. Nelis, me l’avait proposé, et j’avoue que je l’ai passé sans espoir particulier.
Il n’y avait pas de sujet précis, en fait, il y avait le thème et il fallait nous-mêmes problématiser. J’ai plutôt parlé des différents types de résistance, et notamment pour passer de l’individu à la communauté. Finalement, j’ai conclu sur la responsabilité actuelle et sur le caractère toujours valable aujourd’hui de ce débat.
Ce que j’ai pensé à faire passer plutôt comme message, c’était en fait à la fois le côté écrasant de ce thème, puisque ce sont des exemples assez poignants – on a entendu dans les discours des choses émouvantes, tout à l’heure –, et j’ai essayé de montrer que, même si c’était une situation particulièrement extrême, il y a des éléments qui se retrouvent toujours, notamment la responsabilité et l’engagement, toujours valables aujourd’hui.
Ce sur quoi j’ai conclu, c’est que la principale difficulté était justement l’absence de difficultés visibles, elles étaient plutôt dans une espèce de finesse, mais en fait c’est plus facile de se relâcher quand on n’est pas confronté au danger tangible. Donc c’est là-dessus que j’ai mis l’accent.
Il faut faire preuve d’une certaine curiosité – par exemple en lisant la revue du concours, il y a beaucoup d’éléments, de documents, qui sont très utiles pour s’en resservir –, effectivement une curiosité générale. Parfois on peut bénéficier aussi de témoignages directs de gens qu’on connaît. Je dirais la curiosité puisque, même s’il y a l’aspect dissertation, il ne faut pas le faire dans un état d’esprit scolaire.
J’aimerais intégrer l’école des Chartes qui est une école d’archiviste paléographe, et pour l’instant je pensais plutôt au projet professionnel de conservateur des musées. Je me suis dit que, de toute façon, ce sera surtout si je rentre à l’école des Chartes, parce que là je verrai les opportunités. Mais en tout cas, le domaine où j’aimerais travailler est effectivement celui de l’histoire, avec une relation particulière aux documents.