Concours National
de la résistance et de la déportation

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CNRD 2011-2012 – Lauréats « lycée : travail collectif audiovisuel » - entretien avec les élèves du Lycée Notre-Dame-de-Mongré de Villefranche-sur-Saône

  • Thomas Rouchié (T. R.) : Le deuxième lycée récompensé, le lycée général Notre-Dame de Mongré de Villefranche-sur-Saône, dans l’académie de Lyon. Donc sont invités à recevoir leurs nombreux cadeaux Mlle Amélie Demontaix, M. Valentin Gerbet, M. Antoine Meissimilly, Mlle Clémentine Morateur, accompagnés par leur professeur, Mme Marie-Rose Marduel.
  • Marie-Rose Marduel (M.-R. M.) : La première année, on s’est lancé sans savoir exactement ce que l’on attendait, et on a eu tout de suite le premier prix départemental. C’était encourageant, donc j’ai continué pendant les autres années. Les thèmes sont toujours différents, ils sont complémentaires, variés, et même nous on en apprend tous les ans, à chaque fois.
  • Valentin Gerbet (V. G.) : On a vraiment vu l’angle des déportés, sur ce qui s’est passé à l’intérieur et comment ils pouvaient faire pour vraiment résister, ça allait même du plus petit acte de résistance au plus grand.
  • Clémentine Morateur (C. M.) : Oui. Quelles ont été leurs réactions, comment ont-ils témoigné à travers les camps… ?
  • Amélie Demontaix (A. D.) : On apprend aussi à redéfinir la résistance, parce qu’on a l’habitude de la résistance par des actes un peu plus militaires, plus de force. Là, dans les camps, c’est plutôt une résistance où finalement on essaye de vivre, et ça complète nos connaissances.
  • M.-R. M. : On part d’archives, on part aussi de commentaires indirects, d’interviews qu’on a pu trouver ailleurs, d’une recherche de photos, de documents. C’est de là qu’on est quand même parti sur toute l’organisation du système concentrationnaire, pour montrer déjà toute la différence entre les camps d’extermination et les camps de concentration, puis pour montrer qu’a priori, cela paraissait impossible de résister, à l’intérieur. On est parti après vers des personnes aussi bien locales, originaires de Villefranche, de Lyon, que d’autres régions, au niveau national aussi, toutes les grandes figures, bien sûr. Puis, à travers différents exemples, différents actes individuels ou collectifs – des écritures, un chant de la Marseillaise chanté à Ravensbrück, par exemple, ou au contraire un soulèvement, comme à Buchenwald – on a couvert l’ensemble ; c’est un véritable documentaire.
  • Antoine Meissimilly (A. M.) : Je pense qu’il faut vraiment que les trente-deux élèves s’impliquent, qu’ils soient tous motivés parce que c’est vraiment ce qui fait, je dirais, aujourd’hui, le fruit, le résultat qu’on a ; c’est l’implication que tout le monde a donnée, que ce soit la motivation ou l’idée de projet par notre professeur jusqu’aux élèves concernés.
  • V. G. : C’est surtout l’envie de bien faire et d’être motivés, de découvrir quelque chose. On n’avait jamais fait ça avant, et c’est vraiment une envie de découvrir, surtout qu’on est appuyé par notre professeur qui nous motive derrière, donc c’était vraiment intéressant à faire, comme travail. Tout ce qui est, par exemple, des enregistrements de voix, comment ça peut se passer, comment peut se passer un montage de photos, toutes ces choses-là, qu’on n’étudie pas forcément en cours, qu’on connaît un peu à l’extérieur, mais qu’on n’a pas forcément l’habitude d’étudier vraiment en profondeur.
  • M.-R. M. : Je leur demande beaucoup de temps supplémentaire, pour les enregistrements des voix, pour la recherche aussi, pour la mise en commun, en plus des heures consacrées à l’histoire et la géographie.
  • Anna Laurent (A. L.) : Ces élèves ont réalisé un DVD à partir d’images d’archives qu’ils ont commentées. Ils ont, dans un premier temps, présenté l’espace concentrationnaire nazi, pour se poser la question : « L’homme pouvait-il réellement résister dans cet enfer ? ». Dans un second temps, ils ont tenté de répondre à cette question en abordant les différentes formes de résistance : la résistance spontanée, la résistance organisée, ayant toutes deux pour origine la détermination de chacun, la volonté de rester un homme, de rester digne et de retrouver la liberté.
  • A. M. : Finalement, à travers cet enfer, on peut résister par des simples gestes de vie, c’est-à-dire juste le fait d’avoir de l’espoir, de partager ; ce sont des gestes de la vie quotidienne qu’on fait aujourd’hui, mais qui étaient difficiles, et surtout inenvisageables, empêchés, finalement, par les nazis.