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Collection "Patrimoine d'enfances"

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Les maisons d'école

Cette sélection de cartes postales du Musée national de l’Éducation offre un échantillon représentatif des formes prises par les maisons d’école, de la fin du XIXe siècle aux années 1960. Elle illustre aussi la diversité du traitement photographique des bâtiments scolaires dans la carte postale : des images variées mettant en valeur la créativité des architectes et les aspirations des municipalités. 

Briec – L’École des Filles. Vers 1935.

La fin de la récréation à l’école de filles de Briec (Finistère). Briec est une petite commune dont la prospérité, au XIXe siècle, était liée à l’élevage des bidets, petits chevaux de selle très rustiques. L’école des filles de Briec est devenue, en 1969, l’école Sainte-Anne.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Saint-Césaire-de-Gauzignan (Gard) – École communale. Vers 1920.

Le bâtiment de l’école communale de Saint-Césaire-de-Gauzignan comprend les bains douches. Dans cette variante originale de la mairie-école, l’école veut inculquer aux nouvelles générations les principes de l’hygiène et de la propreté.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Saint-Calais (Sarthe) – Institution Notre-Dame. Vers 1910.

Dans la cour de l’institution Notre-Dame à Saint-Calais, les élèves en blouse sont alignés pour une séance de gymnastique. Le préau couvert est une annexe obligatoire de l’école de la IIIe République ; celui-ci, conçu comme un hangar agricole, vaste et haut, est conforme à la réglementation.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Valdoie – Haut-Rhin – École des filles. Vers 1908.

Sur cette photo aquarellée, un groupe d’enfants pose devant l’école des filles de Valdoie, une commune en périphérie de Belfort. Des garçons se sont mêlés aux filles et s’attroupent face au photographe, à la sortie de l’école, un jour de pluie.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Argenteuil (Val d’Oise, anciennement Seine-et-Oise) – École communale – Rue de l’Abbé-Fleury. Vers 1900.

Des fillettes attendent en rang devant l’école communale de filles de la rue de l’Abbé-Fleury, à Argenteuil. Ces bâtiments accueillent aussi une école primaire supérieure (EPS). Avec sa façade crépie à un étage, très sobre, et sa porte de bois à imposte vitrée, cette école ressemble, en plus grand, à bien des constructions de l’Ouest parisien.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Bailleul (Nord) – École communale de filles – Rue Saint-Jacques. Vers 1920.

Sur cette photo en impression sépia, de l’école communale de filles, à Bailleul, on constate l’influence régionale avec les pignons et toitures scandées de lucarnes caractéristiques de l’architecture flamande.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Alfortville (Val-de-Marne, anciennement Seine) – Entrée du groupe scolaire Henri-Barbusse. Vers 1935.

Avec les lignes arrondies de son porche et la forme de ses fenêtres-hublots évoquant un paquebot, le groupe scolaire Henri-Barbusse à Alfortville, inauguré en 1938, est typique de l’un des styles de construction scolaire des années 1930.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

La Bastide-en-Val (Aude) – La mairie – Les écoles. Vers 1910.

La mairie-école de Labastide-en-Val (anciennement La-Bastide-en-Val) est conforme à la représentation de la maison d’école de la IIIe République : il s’agit ici, comme souvent, d’un bâtiment massif, à un étage. On note toutefois qu’il prend en compte l’architecture régionale.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Nontron (Dordogne) – École primaire. Vers 1910.

Devant l’école primaire de Nontron, des élèves jouent dans la cour de récréation. Le bâtiment est d’une architecture comparable à celle des immeubles voisins, avec un toit de tuiles à pentes douces.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Saint-Calais (Sarthe) – Institution Notre-Dame. 2 juillet 1910.

À l’institution Notre-Dame de Saint-Calais, des élèves de l’école des garçons pratiquent des exercices de gymnastique. Utiliser des bâtons pour la gymnastique est une pratique courante, mais ici les bâtons sont remplacés par des fusils de bois. Introduits à la suite de la défaite et de la perte de l’Alsace-Lorraine, ces fusils sont déjà tombés en désuétude en 1910. Il s’agit ici d’une survivance tardive de cette pratique.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Septeuil (Yvelines, anciennement Seine-et-Oise) – École de garçons. 1905.

Avec son jardin ornemental devant la façade, ses arcades en plein-cintre rappelées dans le tracé des fenêtres et son fronton ouvragé, l’école de garçons de Septeuil a une allure italianisante fort élégante.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Septeuil (Yvelines, anciennement Seine-et-Oise) – École des filles. Vers 1910.

L’école de filles de Septeuil se contente de pilastres encadrant une étroite porte d’entrée, plaqués après coup, de façon incongrue, sur la façade d’une maison villageoise banale.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Crosnes (Seine-et-Oise) – La sortie des écoles. 1905.

Le plan sans doute le plus fréquent à la campagne est celui qui aligne trois corps de bâtiment, comme ici, à Crosnes : au centre, la mairie ; de part et d’autre, l’école des filles et celle des garçons, surmontées des logements de l’institutrice et de l’instituteur.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Bagnolet (Seine-Saint-Denis, anciennement Seine) – Avenue Gambetta – Les écoles. 1932.

Avec ses formes rondes et ses nombreuses baies vitrées, cette école de l’avenue Gambetta, à Bagnolet, est typique des années trente. Son caractère monumental est souligné par l’enfant qui pose au premier plan.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Arcachon – École Saint-Elme – Partie de basket-ball. Vers 1930.

Partie de basket-ball à l’école Saint-Elme d’Arcachon. Le basket-ball arrive en France pendant la Première Guerre mondiale et se développe entre les deux guerres. C’est donc un sport récent dans les années 1930 et son caractère novateur est mis en avant par cette carte postale, tandis qu’à l’arrière-plan, on aperçoit un fronton de pelote basque.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Voiteur (Jura) – École des garçons. 1916.

Sur cette photo mise en couleurs (sans doute aquarellée), les élèves posent dans le jardin de l’école de garçons, à Voiteur. À la campagne, la cour de l’école doit comporter un petit jardin qui sert pour la leçon de choses et permet d’initier les enfants aux techniques agricoles modernes.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP

Aubigny (Cher) – Le château – Ancienne résidence des Stuarts (école de filles). 1915.

L’école de filles d’Aubigny-sur-Nère est installée dans le château construit pour les Stuarts au début du XVIe siècle. Ce bâtiment accueille aujourd’hui la mairie et les lieux ont peu changé.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Arbonne – La mairie-école. Vers 1918.

La petite mairie-école d’Arbonne-la-Forêt, en Seine-et-Marne, non loin de Melun, occupe aujourd’hui encore les mêmes locaux : dans le corps central, la mairie, tandis que les classes sont logées dans le bâtiment à droite de la cour. Pour faire face à l’augmentation de la population, d’autres classes ont été construites derrière la mairie, près de l’église.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Alfortville (Seine) – Groupe scolaire Octobre. 1938.

Haut et largement vitré, le groupe scolaire Octobre à Alfortville a été réalisé par l’architecte Gauthier en 1934. Dans la même commune et signé du même architecte, le groupe scolaire Henri ̶Barbusse est d’un tout autre style.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Pavilly (Seine-Inférieure) – Nouvelles écoles Jean-Maillard. Vers 1920.

Le mélange de briques et de pans de bois des écoles Jean-Maillard à Pavilly constitue une libre interprétation de l’architecture normande. Jean Maillard, industriel, possédait à Pavilly plusieurs usines, des filatures et une fonderie.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Asnières (Hauts-de-Seine, anciennement Seine) – Écoles Voltaire – La sortie. 1909.

La réglementation veut que la cour de récréation ait une surface d’au moins 5 m² par élève. Son sol est sablé et elle est de préférence plantée d’arbres. C’est bien le cas des écoles Voltaire à Asnières.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Euville (Meuse) – Mairie et salle d’école. 1909.

La mairie-école d’Euville, de style Art nouveau, paraît luxueuse pour une bourgade de cette taille. Mais la dépense n’est pas inconsidérée car il s’agit aussi de promouvoir l’usage de la pierre locale, un matériau de construction d’excellente qualité et très réputé.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

École Saint-Jean-Bosco – Bannalec (Finistère). Vers 1930.

L’école privée Saint-Jean-Bosco à Bannalec est devenue un collège dans les années 1950. Ces bâtiments massifs ont récemment été vendus à une société immobilière et ne sont plus destinés à un usage scolaire.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Sancergues (Cher) – École de filles. Vers 1910.

Sur la façade de l’école de filles de Sancergues, on a peint en gros caractères « République Française – Liberté Égalité Fraternité », et cette inscription, tout autant que la mention « École communale de filles », indique de façon ostentatoire la fonction de ce bâtiment à l’architecture plutôt banale.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Naours (Somme) – Mairie et école. 1917.

L’école de la IIIe République, dans la mesure du possible, n’est pas mixte. Le principe de séparation ne se limite pas aux salles de classe : la cour de récréation est également partagée par une clôture, particulièrement visible ici, à l’école de Naours.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Saint-Pol-sur-Mer (Nord) – Nouvelle école communale des garçons. 1915.

Les majestueux bâtiments de l’école communale des garçons de Saint-Pol-sur-Mer sont occupés aujourd’hui par l’école Anatole-France. Cette commune est désormais rattachée à Dunkerque.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Marseille (Bouches-du-Rhône) – Une leçon d’éducation physique à l’école Anatole-France. Vers 1930.

À l’école Anatole-France de Marseille, le préau se limite à un simple auvent, sans doute à cause du prix du terrain. Le climat méridional rend toutefois cette entorse à la règlementation peu gênante. Ici, des jeunes écolières s’exercent à la danse.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Lyon (Rhône) – L’école nouvelle, cours Gambetta – La classe en plein air. Vers 1920.

À l’école nouvelle de Lyon, l’institutrice fait la classe sous le préau. La classe en plein air se répand surtout pendant l’entre-deux-guerres, pour que les élèves profitent des bienfaits de l’oxygénation.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.

Épehy (Somme) – L’école et la mairie. Vers 1920.

Le principe de la mairie-école est si généralement admis que, dans les zones dévastées par la Première Guerre mondiale, des bâtiments sont construits provisoirement pour abriter ces deux activités en même temps. Élèves et membres de l’administration communale sont logés sous le même toit de tôle. C’est le cas à Épehy, où l’instituteur et la classe des garçons posent devant le baraquement de la mairie-école.

© Musée national de l’Éducation (Rouen), CNDP.