Santi di Tito

(Borgo San Sepolcro, 1536 – Florence, 1603)

La jeunesse
(Les âges de la vie) 

Huile sur bois

H : 76cm ; L : 54cm 

© Musée Fesch/J.-F. Paccosi

La deuxième période de la vie, la jeunesse, est figuré ici par une jeune fille, vêtue d’une belle robe rose à motifs, ornée de pierres à la taille et de dentelles autour du col. Elle tient dans sa main droite un éventail, accessoire lié au jeu de la séduction. Elle porte autour du cou un collier de perles, attribut de Vénus la déesse de l’amour. On aperçoit au loin un homme tirant un cheval, qui pourrait être, pourquoi pas, un prétendant.

Le cheval symbole de fougue et d’ardeur semble dire que nous traversons le temps de l’amour. Près de la jeune fille, il y a un perroquet qui peut être ici un symbole de pureté et d’innocence, mais peut symboliser aussi une façon sotte de parler à tort et à travers. De l’autre côté, il y a un petit chien, qui, placé près d’une femme symbolise la fidélité conjugale. On y voit également un singe ; celui-ci par ses caractéristiques physiques et ses gestes proches de l’homme fait référence à l’imitation (la jeune fille veut-elle imiter sa mère ?). Mais le singe, parce qu’il a l’air d’une caricature humaine a été associé au diable et au mal par rapport à ses attitudes irrévérencieuses et capricieuses. La symbolique liée au singe est souvent négative.

L’élément qui domine ce deuxième panneau est le feu. Le personnage est présenté dans une nature qui nous montre l’été par les tonalités chaudes déclinées en teintes ocre et jaune des champs que les paysans sont train de moissonner. Les moissons ont lieu fin juin au moment du solstice d’été. Par ailleurs, le mot été vient du latin aestas dont la racine signifie chaleur brûlante.
 
On observera aussi que la position du soleil a changé. Il est déjà haut dans le ciel. La jeunesse est la deuxième saison de l’année et elle représente la pleine manifestation de l’énergie solaire, et de la jeunesse, des feux du ciel et de ceux de l’amour.
 
Auteur : C. Brothier/J.-L. Arrighi