Accueil

Concours National de la Résistance et de la Déportation

Les résistants et les Français face à la question de la répression après la Libération

Lien vers les ressources sur le même thème

Condamnations rapportées dans Le Figaro

Citées dans André Halimi, La délation sous lʼOccupation, Ed. Alain Moreau, 1983, pages 279-293.

 Pour avoir dénoncé des parachutistes, Paul Coutadeur a été condamné à cinq ans de travaux forcés.

(paru les 8-9 avril 1945)

 

Marcel Gilleron, qui dénonça des Israélites, a été condamné à vingt ans de travaux forcés par la Cour de Justice de la Seine.

(paru le 14 juin 1945)

 

Louis Sadoski, ancien policier des Brigades spéciales, qui fit arrêter 5 000 Israélites, a été condamné par la Cour de Justice aux travaux forcés à perpétuité.

La même peine a été prononcée contre Paul Schultz, ex-inspecteur de police qui procéda à lʼarrestation de 70 patriotes, dont 8 furent exécutés.

(paru les 13-14 janvier 1946)

 

La Cour de Justice a condamné à vingt ans de travaux forcés Jean-Marie Paris, dénonciateur de deux Israélites qui moururent en déportation.

(paru le 8 novembre 1946)

 

La Cour de Justice, présidée par M. Pagenel, a condamné à mort André Lebland, ancien inspecteur principal des Brigades spéciales, qui fit arrêter 97 patriotes, dont 9 furent exécutés par les Allemands (notamment Guy Môquet) et 33 déportés.

(paru les 19-20 janvier 1947)

 

Devant la Cour de Justice de Marseille, a comparu hier soir Lucien Kerzerho, à qui on reproche dʼavoir dénoncé 30 patriotes toulonnais ainsi que tout un maquis en Indre-et-Loire.

Il a été condamné à mort.

(paru le 8 août 1947)

 

Le Chinois Ling Ngao, qui dénonça des Israélites et plusieurs de ses compatriotes, a été condamné à vingt ans de travaux forcés.

(paru le 14 février 1948)

 

Condamnation dʼun dénonciateur de maquis

Lyon. 7 octobre. Le tribunal militaire de Lyon a condamné hier à la peine de mort, Louis Cazeaux, dit Raymond, chargé par la Gestapo de surveiller les maquis de la Haute-Savoie.

Cazeaux signala le refuge des maquisards et réfractaires au STO, qui se trouvait au château dʼHabère-Lullin. Des Allemands sʼy rendirent au cours de la nuit de Noël 1943, massacrèrent une vingtaine de maquisards et incendièrent le château.

(paru le 8 octobre 1948)