Le chant des détenus de Buchenwald
Extrait du témoignage de Carl Schrade
Le Vétéran, Fayard, 2011
Chant composé à Buchenwald, entonné ici par des détenus de ce camp lors de leur transfert vers celui de Flossenbürg en avril 1939.
Lorsque l'aube renaît et que l'astre étincelle
Chaque Kommando marche armé de pioches et de pelles
Vers le lieu de souffrance d'où hier il avait fui
Que la journée est longue et si courte la nuit
Mais un chant retentit à l'élan magnifique
Galvanisant chacun de sa force magique
Rappelant à nos cœurs les chansons du pays
Ne perdons pas courage et restons insoumis.
Ô Buchenwald jamais je ne t'oublierai
Tu es une part de ma destinée
Quiconque te quitte peut alors estimer
Combien est merveilleuse la Liberté...
Ô Buchenwald tu n'entends plus nos plaintes
Et quel que soit notre avenir
C'est avec joie que nous dirons oui à la vie
Car le jour n'est plus loin où nous serons libres.
Extrait de Carl Schrade, Le Vétéran. Onze ans dans les camps de concentration,
Fayard, 2011, pp. 178-179

