Choisir un terrain d'atterrissage
Témoignage de Christian Pineau
Editions Phalanx, 1983
Choisir un terrain dʼatterrissage
Témoignage de Christian Pineau
La sécurité du réseau est fondée sur la séparation entre ceux qui recherchent les renseignements et ceux qui sont chargés de les transmettre à Londres par radio ou par avion. Dans toute la mesure du possible, ils ne doivent pas se connaître.
La deuxième partie de notre activité est évidemment plus dangereuse. Notre efficacité dépend du travail des radios, chargés non seulement de passer des messages chiffrés mais aussi de préparer ou de réaliser des opérations de parachutage ou d'atterrissage.
La recherche des terrains notamment est une opération longue et délicate. Pour qu'un Lysander puisse se poser la nuit sans danger, il faut une distance de 800 m, à la rigueur de 600 m s'il n'y a ni arbres ni arbustes en bout de piste. Les lumières installées au sol doivent être aperçues d'assez loin. La proximité d'une rivière permet au pilote de mieux se repérer. Enfin il faut tenir compte de l'éloignement des troupes allemandes ou, en zone libre, de postes de police. Les caractéristiques des terrains proposés sont envoyées à Londres. Des avions d'observation de jours viennent ensuite les photographier à haute altitude. Après un examen minutieux, l'accord nous est donné ou refusé.
Extrait de Christian Pineau, La simple vérité 1940-1945,
Éditions Phalanx, 1983, pages 230-231.

