Cette animation a pour objectif de montrer l'intérêt de mettre en place une continuité de la lecture entre l'école maternelle et l'école élémentaire. Pour cela, seront présentées des activités à partir de la littérature de jeunesse pour se familiariser avec la culture écrite, ses oeuvres, ses auteurs, ses codes linguistiques et ses pratiques sociales.
Bien que les manuels aient une importance certaine, l'apport de la culture littéraire doit commencer le plus tôt possible, dès l'entrée à l'école maternelle. Les élèves aiment le contact avec les « vrais livres » dont l'utilisation présente de multiples intérêts.
Chaque élève dispose d'un livre différent. Cela permet :
Les livres choisis par l'enseignant sont de niveaux de difficultés différents pour que chaque élèves puisse aborder les activités selon son niveau de lecture.
Les livres proposés éveillent la curiosité des élèves :
Les livres proposés sont des textes littéraires qui permettent une vraie connaissance de la langue et des textes difficiles au niveau de la compréhension.
Constituer le réseau de livres L'enseignant fait le choix d'apporter une valise composée d'une trentaine de livres présentant un point commun. Les entrées sont très nombreuses : thématiques (la peur, le loup, la différence...), genres littéraires, auteurs....
Se procurer les livres Les pistes sont multiples :
Faire évoluer le réseau
La valise doit vivre et grandir environ six semaines. Elle est étoffée au fur et à mesure du travail par les livres apportés par les élèves, qu'ils ont dans leurs familles ou qu'ils se font prêter par des amis...C'est le rôle de l'école d'accepter la culture des enfants.
Les livres circulent dans les familles, ce qui permet de faire connaître la richesse de la littérature de jeunesse. Ils sont empruntés au moyen d'un cahier de prêt.
Découverte des livres
Les livres sont distribués aux enfants. En petite section, cette première séquence n'est pas importante. L'enseignant découvre les livres avec eux, mais ne les fait pas parler sur les livres : il les laisse découvrir les ouvrages puis organise des discussions par groupes de deux élèves.
- L'enseignant ne dévoile pas la thématique. Les élèves vont découvrir les points communs, trouver le thème par eux-mêmes.
- L'intérêt ne réside pas dans la recherche de la bonne réponse mais dans la justification. Toutes les réponses sont valables en fonction de la justification. Des recherches sont nécessaires. L'enseignant doit installer un état d'esprit qui permet d'accepter les erreurs.
- Lorsque le thème est trouvé, l'enseignant présente le fonctionnement de la valise, le système d'emprunt et les possibilités d'apport.
Découverte de l'objet livre avec mise en place d'un vocabulaire précis
Cette activité démarre dès la petite section. En petite section, tris et classements sont privilégiés.
Pour plus d'informations sur l'objet livre consulter le compte-rendu de l'animation d'Arlette Weber « Comment réaliser des carnets de lecture, des expositions, mettre en œuvre des débats à partir de moments de lecture » sur le site du CRDP de Champigny.
Taille, forme Avec les petites sections : grand, moyen, petit, mince, épais...
Matière de la couverture Carton, plastique, tissus, papier...
Composition du livre, reliure Montrer que le livre est composé de deux parties : la couverture et les pages. Nommer les différentes parties de la couverture : la tranche, la première de couverture, la deuxième, la troisième et la quatrième de couverture, le dos du livre. Nommer les pages : les pages de garde (elles peuvent être vierge ou contenir du para texte), page de titre (elle reprend souvent les informations de la 1e de couverture), pages de texte (le texte commence au premier mot de l'histoire et s'arrête au dernier mot). S'intéresser à la reliure : boudin, pliage en accordéon... Agrafage, collage, reliure métallique ou plastique...
Recherche des différents para textes (ce qui ne fait pas partie du texte et qui donnent des indications sur ce texte) Titre, préface, postface, dédicace, lexique, sommaire, biographie, bibliographie, illustrations, aplat...Expliquer que le mot fin ne fait pas partie du texte mais du para texte. Cette introduction du contenu du livre permet de lancer des hypothèses sur le livre.
Chercher où commence l'histoire Trouver quel est le premier mot de l'histoire : le titre ne fait pas partie de l'histoire.
Découvrir le circuit du livre Auteur - illustrateur - éditeur - traducteur - imprimeur - diffuseur - distributeurs (librairies - grandes surfaces - FNAC - vente par correspondance - clubs du livre...)
Identifier les différents lieux de lecture BCD (bibliothèque centre documentaire) dans les écoles - CDI (centre de documentation et information) dans les collèges et lycées - BU (bibliothèque universitaire) dans les Facultés - BM (bibliothèque municipale) ou médiathèque dans les villes - bibliobus dans les grandes villes ou à la campagne - BN (bibliothèque nationale) à Paris
Importance de la lecture magistrale
Quel que soit l'âge des enfants, il est primordial de revenir à la lecture magistrale. La lecture par l'enseignant constitue un moment de classe privilégié au cours duquel, les élèves voient et entendent un adulte qui lit. L'enseignant ne raconte pas l'histoire :, mais il lit l'intégralité du texte, sans changer les mots de l'auteur ni montrer les illustrations.
Les élèves ne voient pas le texte que l'enseignant lit. Ils entendent tous la même chose. L'enseignant s'appuie sur ce livre pour faire le lien avec les autres livres. Cette lecture provoque des résonances avec les lectures individuelles des enfants.
La lecture magistrale permet d'aborder des livres difficiles avec des textes ardus.
Importance de la régularité
Cette activité doit être institutionnalisé dans la classe. Il faut éviter les fins d'après-midi et préférer le tout début d'après-midi.
Importance du temps de lecture silencieuse
C'est un temps court de grand silence où chacun est plongé dans son propre livre. Les élèves apprennent à lire et regarder seuls leur livre (à ce moment-là, les échanges avec les camarades ne sont pas autorisés). Au début, ce moment de silence gêne très fortement certains enfants. Le temps consacré à cette activité est donc réduit au départ puis va progressivement augmenter. Ce temps constitue un moment de communion autour d'une activité très personnelle que tous les élèves réalisent en même temps.
Importance des temps de lecture individuelle
Ces temps de lecture sont institués en classe et aussi à la maison.
Importance de la mise à distance
Souvent, les enfants ont envie de raconter immédiatement ce qu'ils ont lu ou vu. L'enseignant doit apprendre aux élèves à différer leur temps de parole. Cela les oblige à mettre à distance ce qu'ils ont lu et permet au cerveau de travailler plus en profondeur. L'enseignant institue donc des moments oraux qui sont placés bien après le temps de lecture silencieuse.
Lire ou raconter, montrer ou non les illustrations
Le sujet fait souvent débat. Tout est important à partir du moment où l'objectif est formalisé.
L'enseignant doit faire comprendre aux élèves la différence entre raconter et lire.
Il peut donc prévoir :
- des moments où l'enseignant raconte (les mots vont varier), les élèves se représentent les images qu'ils ne voient pas,
- des moments où l'enseignant lit et montre les images,
- des moments où l'enseignant lit sans montrer les images (les élèves se font leurs propres représentations, les mots sont les toujours les mêmes parce que c'est écrit).
Importance de la répétition
Il est important de lire plusieurs fois les mêmes histoires, afin de permettre aux élèves de retrouver les mêmes mots au même endroit dans ces histoires.
Il s'agit de savoir si les élèves ont vraiment lu les textes proposés.
Le tableau de lecture collectif Sur une affiche, on trace un tableau à double entrée avec en abscisses les noms des élèves et en ordonnées les titres des livres de la valise. À l'intersection, les élèves indiquent un avis codé (ce code relève du choix du groupe classe : cœur, note, tête de personne...).?Ce tableau sert de base aux débats.
Il est important de leur laisser la liberté de lire autant de livres qu'ils souhaitent.
Les élèves peuvent aussi abandonner, lire rapidement ou lentement (en justifiant).
le cahier d'emprunt Il s'agit d'un tableau (situé dans un cahier ou dans un classeur) qui permet à l'enseignant de localiser les livres. Dans ce tableau, chaque élève note les livres empruntés.?Les rubriques du tableau sont les suivantes : titre, auteur, provenance, emprunteur, date d'emprunt, date de restitution.?Le nom de l'auteur est très important pour que petit à petit les élèves se créent une culture littéraire.?Les 4 rubriques suivantes permettent de gérer le stock de livres.
le carnet personnel des lectures Ce carnet est fabriqué par l'enseignant et offert aux élèves. L'enseignant ne lui donne pas une forme scolaire (cahier, A4...) mais une forme originale. Le carnet personnel fait l'objet d'une communication aux familles.
C'est un outil personnel, que l'élève peut garder toute sa vie. Il est intéressant de montrer aux élèves l'importance de garder un souvenir des livres lus (liste) et une trace plus forte de ceux que l'on a beaucoup aimés ou détestés.
On discute avant et l'on établit une fiche méthodologique pour aider les élèves à dire pourquoi on aime ou pas un livre (les personnages, l'action l'écriture, l'illustration, la fin, l'intrigue, les caractères des personnages...).
Les traces laissées pour ces livres peuvent être : un résumé, un avis, un dessin, des phrases recopiées... au début, le travail est collectif, sous forme d'atelier « carnet de lecture ». Les plus petits utilisent la dictée à l'adulte et indiquent pourquoi ils ont aimé, ce qu'ils veulent raconter... Pour les petits qui ne savent pas écrire, on récupère des catalogues d'éditeurs que les élèves découpent. On peut faire un carnet de lecture sur ce que l'enseignant a lu ou sur ce qui a été lu par la famille : l'enseignant indique dans le carnet si le livre a été lu par l'élève seul ou par l'enseignant ou la famille, un élève de CE2....
Le carnet de lecture est personnel ; l'enseignant ne le corrige que si un élève souhaite le montrer ou en parler. À ce moment, l'enseignant se doit, en tant qu'adulte, de corriger les fautes d'orthographe.?Ce carnet n'est pas utilisé pour l'évaluation.
Les élèves peuvent également garder des traces des auteurs et illustrateurs qui les ont touchés à travers des fiches biographiques.?Ceci est un excellent outil pour la construction de la culture littéraire.
Ce carnet peut également servir de base dans le point les débats. Dans ces moments d'échanges, les enfants ont à cœur de le montrer et d'en parler.
Ce carnet est rempli sur un temps personnel qui au début est un temps institutionnel, à construire et organiser petit à petit, le temps collectif étant nécessaire pour lancer l'habitude. La mise en place d'un carnet de lecture en GS nécessite un temps de classe pour lire à chaque enfant
Ces activités concernent les cycles 2 et 3.
Ce travail va permettre d'utiliser d'autres supports de lecture : documentaires, revues, cartes...?Cela va permettre d'expliciter le rapport entre ce que l'auteur veut dire et l'interprétation qui est faite.
L'espace
Il s'agit de repérer dans les livres lus, les lieux où se déroule l'histoire et l'indiquer sur des cartes (planisphère, cartes de France, d'Europe). Pour cela les élèves placent deux sortes de post-it avec le titre du livre, directement sur les cartes : une couleur pour les données explicites, écrites dans le livre et une autre couleur pour les données déduites ou imaginées lors de la lecture.
Des documentaires, revues, atlas... sont mis à disposition des élèves pour qu'ils puissent effectuer des recherches. Cela développe l'intertextualité.
Le temps
Les élèves placent sur une ligne du temps le titre du livre à l'époque durant laquelle se déroule l'histoire.?On utilisera également la technique des post-it de 2 couleurs pour les informations explicites et implicites.
Les contes intemporels sont situés hors de la ligne du temps et la science-fiction au-delà de la ligne du temps
De la même façon que pour la localisation, des documentaires historiques sont recherchés à la BCD et mis à la disposition des élèves.
Les personnages
Les élèves établissent des fiches d'identité des personnages (pas forcément le héros) : pour cela, ils choisissent un personnage et en font le portrait physique et moral soit à partir de données écrites, soit à partir de l'idée qu'ils s'en font. Ils utilisent encore deux couleurs : l'une pour l'explicite, l'autre pour l'implicite.
Les descriptions physique et morale font l'objet d'un travail collectif préalable et sont synthétisées par des fiches méthodologiques mises à la disposition des élèves. Ces fiches sont complétées et enrichies au fur et à mesure des lectures.
Les cartes d'identités peuvent aussi être dessinées. Chaque élève peut trouver une façon originale de représenter le personnage choisi.
Lors des débats, la classe peut constater qu'un même personnage peut être vu de plusieurs façons différentes.
On peut constituer la forêt des personnages rencontrés sur une année ou dans l'école, des fichiers des personnages qui seront complétés chaque année dans la BCD de l'école.
Ces moments de débat permettent l'évaluation qualitative du travail de lecture.
Ils sont inscrits de façon systématique dans l'emploi du temps
Autour du tableau thématique
L'enseignement demande qui a lu, qui veut raconter le personnage, l'histoire... .Il explicite les difficultés de lecture. Les élèves qui le souhaitent lisent un passage qui leur a plus particulièrement.
L'enseignant fait prendre conscience aux élèves que même si on lit le même livre, on ne l'interprète pas de la même façon.
Ce temps donne l'occasion également
d'insister sur les livres qui ne sont pas choisis et d'analyser pourquoi (forme de l'objet livre, titre, résumé, contenus....)
de montrer que les livres aimés par certains ne le sont pas par d'autres, chacun expliquant le pourquoi de ses préférences.
de faire justifier l'abandon d'un livre par les lecteurs concernés qui ont abandonné un livre en cours de route
de montrer que certains lisent beaucoup et d'autres peu, chacun explicitant ses méthodes de lecture (fréquence, moment, lieu, aide possible des parents ou d'un aîné, difficultés ressenties...) ce qui constitue une incitation à développer des façons de lire différentes.
Autour du carnet de lecture
Ce sont des moments où l'on échange autour des lectures, moments qui aident à prendre des lectures plus difficiles avec quelqu'un d'autre qui est passeur, pas forcément l'adulte.
Une fois par quinzaine, le débat porte sur la présentation des carnets de lecture.?Au cours de cette présentation, les élèves (entre 5 et 10 par séquence suivant le niveau de classe) présentent un livre de leur carnet (livre qu'ils ont aimé ou pas).?Ils présentent l'auteur, leur avis étayé d'un passage lu à voix haute et la trace laissée dans leur carnet (dessin, résumé, avis critique...)
Autour des fils rouges
On observe sur les cartes géographiques et les lignes du temps les mêmes titres placés à des endroits différents :
Des divergences apparaissent sur les post-it : cela signifie que les ressentis sont différents sur un même livre. S'il s'agit d'informations explicites, les lecteurs doivent, en lisant les passages adéquats, prouver leur choix. De même, s'il s'agit d'informations déduites du texte, les lecteurs doivent, en lisant certains passages, argumenter leur choix.
Les élèves peuvent observer que certains lieux de la terre sont plus souvent utilisés que d'autres, ils recherchent la corrélation entre le lieu du livre et la nationalité ou la vie de l'auteur.
De la même façon à partir des cartes d'identité des personnages, la classe peut constater qu'un même personnage est décrit différemment ce qui nécessite que les auteurs de ces fiches explicitent leurs choix et argumentent leur écrit (toujours en s'appuyant sur la lecture orale de passages précis).
Ces activités d'écriture sont évaluées par l'enseignant.
Les différentes réalisations écrites proposées sont réalisées dans le cadre d'un travail collectif et mises en valeur puis stockées dans la BCD (afin de servir de support de lecture ou de recherche à d'autres élèves), et envoyées aux partenaires avec qui l'on a travaillé (BM, CRDP, circonscription...)
Réalisation de bibliographie
Les élèves prennent conscience qu'écrire peut servir à d'autres.
À partir de la mise en réseau sur laquelle la classe a travaillé, la classe réalise la bibliographie des livres de la valise.?Le classeur collectif s'enrichit donc de chaque nouvelle mise en réseau et du travail de chaque classe.?Cette bibliographie, envoyée aux partenaires, permet à ceux-ci d'augmenter leur stock de livres sur le sujet.
Réalisation de biographies
Les élèves voient que ce travail n'est jamais figé : enrichissement, évolution, apport constant de connaissances.
De la même façon, la classe peut étudier, voire rencontrer, quelques auteurs et établir leur biographie.?Placées dans un classeur collectif à la BCD, ces biographies constituent une culture littéraire commune.
Réalisation d'une exposition
En fin de période, la classe peut réaliser une exposition dans l'école pour faire connaître ses lectures aux autres classes. Les partenaires sont invités.
On peut y trouver :
- la bibliographie
- des biographies
- des cartes d'identité des personnages
- des fiches documentaires sur les pays et les époques
- les livres exposés
- des moments de lectures orales...
Réalisation d'une revue littéraire
À partir d'un livre de leur choix dans la liste des livres lus dans l'année, chaque élève réalise une fiche critique (pourquoi on a lu, ce qu'on a aimé).?Ces différentes fiches peuvent être illustrées et enrichies d'extraits du cahier de lecture personnelle. Toutes les fiches sont regroupées sous forme d'une revue littéraire. Ce travail fait l'objet de la constitution d'une charte graphique.
Recherches documentaires
Les recherches portent sur un lieu, une époque, un personnage archétypal, les stéréotypes...
Il s'agit de montrer comment un sujet peut s'enrichir au fur et à mesure des années.
Pour plus d'informations sur l'objet livre, consulter le compte-rendu de l'animation d'Arlette Weber « Imagiers et abécédaires » sur le site du CRDP de Champigny.
En PS
L'objectif est de développer le lexique
On observe des imagiers des objets
On crée des imagiers propres à la classe pour se familiariser avec l'inconnu que représente le monde de l'école : les lieux, les objets de l'école, les personnes de l'école, les vêtements qu'on apprend à nommer
En MS / GS
Le vocabulaire s'enrichit : on nomme des actions, en passant du nom commun au verbe
On crée des imagiers avec les verbes de l'école : coller, découper, peindre...., avec les actions que l'élève fait à l'école.
On explique à l'enfant, au moment de l'élaboration de l'imagier qu'il devra transformer s'il veut écrire (Dessiner / un objet symbolisant l'action // Pierre dessine / une photo).
En CP
Le concret va laisser place à l'abstrait : on apprend à nommer les sentiments, les émotions
On crée des imagiers à partir des adjectifs (grand, petit, fatigué, heureux, ...)
On crée des imagiers à partir des émotions, des qualités (le courage, la colère, la générosité...)
On crée un imagier
- des lieux et des personnes de l'école élémentaire
- de la liste des objets du cartable (outil pour devenir autonome)
- des consignes
En CE1
On crée un imagier en utilisant le classement par ordre alphabétique.
Piste pour la liaison (GS / CP)
Les élèves de CP collectent les objets nécessaires au travail de classe du CP et les présentent aux élèves de GS. Les maternelles créent (dessin, photo) un imagier personnel et remettent cet imagier à leurs parents. Cet imagier va servir à chaque enfant pour ranger et vérifier les objets de son cartable.
Importance du respect des règles
Utilisation ou non du déterminant : Si les objets représentés sur l'imagier sont des objets de la classe avec ses élèves, on utilise l'article défini. Si l'objet représente un objet de l'école, on utilise l'article indéfini. On attire l'attention des enfants sur la différence entre l'objet précis et celui désigné de façon générale.
On peut réaliser un imagier des personnes et faire observer l'absence de déterminant et la présence obligatoire d'une lettre majuscule.
Importance de respecter les règles, discussion sur le fonctionnement de la langue
L'objectif est de faire prendre conscience des lettres
En PS
Ce travail peut débuter dès le troisième trimestre de la PS.
On repère une lettre de son nom autour de soi.
En GS
Jeux sur le nom et le son de la lettre
En CP
Jeux sur « Je vois, j'entends ou non » avec toutes les graphies de la lettre et leur prononciation
Ces livres sont élaborés avec un début, une fin et des rencontres entre le personnage et d'autres personnages sur une même structure syntaxique et répétitive. Une phrase clé apparaît régulièrement.
Pour ne pas demander trop tôt aux enfants d'inventer des histoires, l'enseignant, à partir des livres en randonnées, fait travailler sur des pages à rajouter en gardant la même structure : trouver le personnage rencontrés, l'illustration. Les élèves rédigent un brouillon qui est ensuite recopiés au propre et à la taille du livre. Les pages sont insérées dans le livre.
Les plus grands peuvent venir montrer ce qu'ils ont créé
Dans la continuité, ce travail permet aux élèves de se rendre compte que ce qui a été découvert en PS va être vu différemment en CP.
Le lexique
Beaucoup de mots sortent du vocabulaire classique, mais restent dans la littérature et c'est le rôle de l'école d'entretenir la connaissance de ces mots non utilisés.
On crée un imagier des mots des contes (chaudrons, trousseau de clé...)
Le traitement des anaphores
La désignation des personnages (Qui parle ? Qui est qui ? Qui est le « lui » ? Qui est le « il » ? ) est une difficulté pour de nombreux élèves.
Plus on va apprendre aux enfants qu'un concept peut être défini, nommé de façon différente, plus on les aide à comprendre
On cherche qui est le « je » dès tout petit.
Observer comment un personnage est désigné, nommé.
Lister tous les mots différents pour un même endroit : la forêt, le bois, ce lieu sombre...On liste toutes les façons de nommer un personnage.
Rédiger des fiches références :
- Comment nommer un paysage, une personne
Les liens entre grammaire et littérature
Il est nécessaire de réaliser des aller et retour fréquents entre grammaire et littérature, pour les pronoms personnels par exemple.
Trouver toutes les désignations du loup, puis écrire une histoire dont un personnage, est un loup avec l'aide « d'un pense pas bête ».
La rencontre avec tous les genres littéraires
Il est important de confronter les élèves avec tous les genres littéraires, le plus tôt possible et dans la continuité.
Travailler des romans sans image en PS.
Accorder une place importante aux albums en C3.