Lʼensemble documentaire qui suit est organisé en cinq parties.
Il ne sʼagit pas de couvrir lʼensemble du thème de la répression de la Résistance en France, mais de proposer des pistes de travail pour les élèves et leurs professeurs.
Les documents présentés proviennent de sources diverses, notamment des collections du Musée de la Résistance nationale. Des légendes indiquent la provenance de chaque document (à indiquer lors de toute reproduction) et un commentaire apporte les précisions nécessaires.

coll. Musée de la Résistance nationale, Champigny
La répression contre la Résistance a des fondements idéologiques différents selon ceux qui l'exercent, mais lʼAllemagne nazie, lʼItalie fasciste ou lʼEtat français désignent et répriment les mêmes adversaires. Les chronologies de la répression sont également distinctes, car les priorités ne sont forcément les mêmes, mais la politique de collaboration conduit finalement lʼÉtat français à suivre le calendrier imposé par les occupants.
Sélection de ressources pour le premier axe de travail
La répression nécessite des moyens humains et matériels. Lʼoccupant allemand, comme lʼoccupant italien, peut utiliser ses forces militaires et policières présentes sur le territoire français. Il peut aussi compter sur la police nationale et les polices auxiliaires de lʼÉtat français, puis sur la Milice. Chacun dispose de son réseau de prisons et de camps dʼinternement où sont prélevés les otages à fusiller et les contingents de déportés.
Sélection de ressources pour le deuxième axe de travail

coll. Musée de la Résistance nationale, Champigny.
La répression frappe dʼabord des individus qui tentent dʼéchapper à lʼarrestation ou qui refusent de renoncer lorsquʼils finissent par tomber entre les mains de leurs adversaires. Les résistants sʼefforcent de continuer la lutte, au moins individuellement, dans les prisons et les camps et de demeurer déterminés et dignes face au bourreau qui les torture ou au peloton dʼexécution qui doit les fusiller.
Sélection de ressources pour le troisième axe de travail

coll. Musée de la Résistance nationale, Champigny
Face à la répression, les résistants sʼorganisent collectivement. Les réseaux et les mouvements de résistance multiplient les consignes de sécurité et mettent en place les moyens pour protéger les pourchassés. Cet esprit de solidarité demeure jusque dans les prisons et les camps. Les familles des fusillés et des déportés bénéficient aussi de lʼentraide, tandis que les crimes commis par les occupants et lʼÉtat français sont dénoncés.
Sélection de ressources pour le quatrième axe de travail
Le souvenir de la répression marque profondément lʼaprès-Libération. Les procès contre les occupants et leurs collaborateurs rappellent les crimes commis et les sanctionnent souvent lourdement, même si les peines diminuent à mesure que la guerre sʼéloigne. Pour ne pas oublier ce quʼont subi beaucoup de résistants et beaucoup de ceux qui les soutenaient ou étaient supposés les soutenir, des plaques, des stèles et des monuments sont réalisés partout en France. La répression demeure ainsi une composante im-portante de la mémoire de la Résistance en France.