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CNRD 2012-2013 : la rencontre témoins-élèves

organisée dans le cadre du CNRD 2013 sur le thème :
« Communiquer pour résister » (1940-1945)

Animée comme chaque année par Éric Brossard, professeur relais au Musée de la Résistance nationale (MRN) et par Daniel Martin, de l'équipe audiovisuelle du Centre régional de documentation pédagogique (CRDP) de lʼacadémie de Créteil, cette rencontre s'est tenue le 28 novembre 2012 dans l'Hôtel du département à Créteil. Elle était organisée par le MRN, en partenariat avec la direction des servives départementaux de lʼÉducation nationale du Val-de-Marne, le CDDP du Val-de-Marne et le CRDP de lʼacadémie de Créteil avec le concours du Conseil général du Val-de Marne et le soutien du Ministère de lʼÉducation nationale, de lʼAcadémie de Créteil et de la Préfecture du Val-de-Marne.

Des collégiens et des lycéens du Val-de-Marne préparant le CNRD ont pu poser des questions à plusieurs témoins et intervenants. Les interventions et échanges ont été enregistrés par l'équipe audiovisuelle du CRDP de l'académie de Créteil et sont disponibles en cliquant sur les liens situés après chaque texte de présentation.



Les témoins

Roland Cléry

cleryIssu dʼune famille dʼofficiers, en juin 1939, à lʼâge de 12 ans, il passe avec succès lʼexamen dʼentrée au Prytanée militaire de la Flèche. Mais la rentrée scolaire coïncidant avec la déclaration de guerre, il reste auprès de ses parents. En juin 1942, à lʼâge de 15 ans, il entre dans la Résistance. Ayant appris le langage morse chez les scouts il est enrôlé comme opérateur radio. Pour échapper aux Allemands il déménage souvent, et passe quelques mois dans les maquis. Une fois Paris libéré, Roland Cléry sʼengage dans la 1re armée du général de Lattre de Tassigny. Légèrement blessé à Strasbourg, il est rapatrié à Paris. Il part comme volontaire en Extrême-Orient, il demande sa démobilisation en 1946.

Il est inscrit au 36e rang des 100 plus jeunes combattants volontaires de la Résistance. Il est entré à 19 ans chez Philips où il finit sa carrière comme chef des ventes France pour le secteur éclairage. Il a été trois fois maire adjoint dʼAsnières aux côtés de Michel Maurice-Bokanowski.

Il est président de lʼAssociation nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACR) pour les Hauts-de-Seine.



Jean-Louis Crémieux-Brilhac

cremieux-brilhacNé en 1917, Jean-Louis Crémieux-Brilhac fait ses études à la Sorbonne. Mobilisé, il participe à la campagne de 1939-1940. Il est prisonnier de guerre en Allemagne, parvient à sʼévader, gagne lʼURSS puis la Grande-Bretagne. Il sʼengage dans les Forces françaises libres en septembre 1941. Il devient secrétaire du Comité exécutif de propagande et chef du service de diffusion clandestine de la France Libre (printemps 1942-août 1944).

Il est le cofondateur de la Documentation française, en devient le directeur adjoint, puis le directeur. Il est fait conseiller dʼÉtat (1982-1986). Il est lʼanimateur avec Jacques Monod et le mathématicien André Lichnérowicz du Mouvement pour lʼexpansion de la recherche scientifique (1956-1972).

Il est lʼauteur de Retour par lʼURSS, Calmann-Lévy, 1945 ; Ici Londres – Les Voix de la liberté, La Documentation française, 1975-1977 ; Les Français de lʼan 40, Gallimard, 1990 ; La France Libre, Gallimard, 1996 ; Les prisonniers de la liberté, Gallimard, 2004.



Jacqueline Fleury

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Jacqueline Fleury naît en 1923 à Wiesbaden en Allemagne où son père, officier, est stationné. Dès 1940, avec ses parents et son frère Pierre, elle s'engage en résistance. Jeune lycéenne de Versailles, elle entre en contact grâce à un professeur avec le mouvement « Défense de la France ». Elle travaille à la diffusion du journal clandestin du même nom. Après la vague d'arrestations qui frappe le mouvement en juillet 1943, elle rejoint le réseau « Mithridate » au sein duquel résiste son frère, dont elle devient un des agents de liaison. Elle est arrêtée le 29 juin 1944 avec ses parents. Internée à Fresnes, elle est déportée le 15 août avec sa mère au camp de Ravensbrück, tandis que son père est déporté au camp de Buchenwald. Elle est libérée le 9 mai 1945.

Depuis son retour de déportation, elle milite contre la torture à Amnesty International. Militante et responsable de l?UNADIF-FNDIR et présidente nationale de l'ADIR elle transmet le message humaniste des résistants et des déportés, en premier lieu auprès des collégiens et des lycéens. Elle est également membre du jury national du Concours national de la Résistance et de la Déportation.



Roland Vaillant

vaillantRoland Vaillant aide son père, un petit imprimeur installé au 28, rue du Bourg-Tibourg (Paris 4e) lequel est, par lʼentremise dʼun collègue, en relation avec Georges Montaron du mouvement Témoignage chrétien. Malgré lʼexiguïté de lʼatelier, des dizaines de milliers dʼexemplaires du Courrier du Témoignage chrétien y sont tirés. Ils impriment aussi, si la mémoire de Roland est bonne, Défense de la France, une fois LʼHumanité et Honneur de la police. Lorsque la Libération de Paris intervient, Roland Vaillant a 17 ans. Il part rejoindre son frère à la Préfecture de Police et participe à quelques opérations avec le « groupe franc Vincent », essentiellement composé de policiers.

Après la guerre, Roland Vaillant entame une carrière dans la police quʼil termine brillamment comme contrôleur général de la Police nationale.