Accueil Concours Résistance et Déportation (CNRD)

CNRD 2012-2013 : conclusion de la rencontre

Questions posées par la salle lors de la rencontre organisée dans le cadre du CNRD sur le thème :
 « Communiquer pour résister (1940-1945) »

Tournage et montage par lʼéquipe audiovisuelle du CRDP de Créteil, sous la direction de Jean-Luc Millet :

Préparation iconographique : Daniel Martin ; tournage : Didier Delattre - Jean-Luc Millet ; assistante de réalisation : Leslie Diaz ; montage et réalisation : Éric Brossard - Daniel Martin

 

Transcription de la vidéo

– Je mʼappelle Marina et je viens du collège Anatole-France de Drancy. Comment faites-vous, maintenant, pour vivre avec tout ce que vous avez vécu ?

J. F.  Pour ce qui est de la Déportation, ça fait bientôt soixante… plus que ça, pas loin de soixante-dix ans. Il nʼy a pas un jour où je ne pense pas, où je ne vois pas quelque chose qui me ramène vers cette déportation. Il faut dire que jʼai retrouvé ma mère à Ravensbrück et que mon père a été à Buchenwald et Dora. Nous avons laissé beaucoup de nos camarades, des femmes tout à fait extraordinaires, de tous les âges, je dois dire. On parlait tout à lʼheure des âges de la Résistance : jʼai eu beaucoup de compagnes résistantes de tous les âges, vraiment.

– Bonjour, je mʼappelle Cécile, je suis du lycée Georges-Brassens de Villeneuve-le-Roi et jʼai une question pour M. Roland Cléry : quel est votre souvenir le plus marquant de la Résistance ?

R. C.  La période de la Libération, donc la fin de la Résistance, la liberté enfin acquise. Cʼétait la liesse malgré les camarades qui avaient été fusillés, qui étaient morts en déportation. Mais il y avait notre liesse, les morts, on pensait à eux et on était heureux pour eux, parce quʼils étaient morts pour quelque chose, et ce quelque chose arrivait, cʼétait la Libération. Jʼétais bien jeune, cʼest ce qui mʼa le plus marqué.