Titre :
A comme voleur
Auteur : Jean-Claude Mourlevat
Cela fait déjà un mois qu'Arthur,
14 ans, vit seul dans l'appartement de sa mère, car elle est partie s'installer
dans le Sud.
Enfin libre, il passe ses journées dans le supermarché voisin
à observer Florence, la caissière " à la jolie bouche
". Il mange même dans le magasin, maintenant qu'il n'a plus d'argent.
Un soir, il rencontre la jeune femme en ville, accompagnée de son petit
ami. Arthur se sent alors trahi et lui vole son sac à main pour se venger.
Il découvre une lettre de Florence et apprend qu'elle rêve de revoir
sa famille au Brésil, mais qu'elle n'a pas les moyens de s'acheter le
billet d'avion. Arthur, pris de remords, décide de lui rendre le sac
et de lui payer le voyage.
Mais comment va-t-il se procurer la somme nécessaire au paiement du billet
?
- Ce roman, très agréable et facile à lire, est parfaitement
adapté à une lecture personnelle pour des élèves
de CAP et de BEP.
L'histoire est particulièrement belle, et l'auteur nous fait partager
les émotions de cet adolescent abandonné par sa mère et
qui tombe amoureux d'une jeune femme.
On découvre également, tout au long du récit, des personnages
secondaires plus attachants les uns que les autres.
- Ce roman peut attirer des élèves de CAP ou de seconde professionnelle
par les thèmes qu'il aborde. En outre, l'entrée en lecture est
facile, mais l'écriture n'est pas puérile comme on pourrait le
craindre avec un tel sujet.
Cet ouvrage permet de travailler sur le portrait des personnages : Arthur,
sa mère, son beau-père, Florence, Karim, Leïla et Farid.
On peut aussi expliquer les comportements et les actions du héros, en
analysant son environnement familial et sa psychologie.
Une réflexion sur les caractéristiques de la vie en cité entre précarité, isolement et solidarité est envisageable.
Il est également possible de faire une description des lieux de l'action (grâce aux champs lexicaux et aux indices d'implication de l'émetteur), en montrant aux élèves le contraste entre l'appartement d'Arthur (sale et en désordre) et le supermarché (propre et bien rangé).
On peut aborder, parallèlement ou comme entrée à une séquence d'ECJS sur la transformation des liens familiaux, le problème du manque d'affection des enfants abandonnés et du sentiment de culpabilité ressenti par un individu qui commet un acte illicite.
