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CRDP
mercredi 19 janvier 2005

Intervenant : Michel Peltier

Michel Peltier. Photo Chantal BouguennecMichel Peltier est chargé de mission au CNDP pour le primaire et responsable éditorial du site Bien Lire (voir ressources complémentaires, en bas de page), dédié à la prévention de l'illettrisme. Il travaille sur le roman historique depuis une douzaine d'années et a écrit plusieurs livres et articles sur le sujet. Dans chacun des quinze derniers numéros de la revue Argos, éditée par le CRDP de l'académie de Créteil, Michel Peltier propose des pistes et des bibliographies sur une période historique précise. On peut utiliser ces articles pour constituer dans l'école un important corpus de textes, et comme pistes d'animation avec les élèves.
L'objectif de l'animation qu'il nous propose est de fournir aux enseignants quelques pistes pour utiliser en classe les romans historiques.

L'animation est partagée en plusieurs temps :
À propos du roman historique :
qu'est ce que le roman historique ?
le point de vue des auteurs
exploration du contenu de l'édition française
les origines du roman historique
roman historique et pédagogie

Lecture-exploration d'une série :
Garin Trousseboeuf

Qu'est-ce que le roman historique ?   

Un roman historique est une évocation du passé, un substitut d'expérience. Pour l'enseignant, la question est de savoir s'il peut travailler en Histoire à partir des romans historiques. Leur contenu est-il vrai ? En fait, les récits historiques sont un mélange de vérité historique et d'invention. Leur succès vient du fait qu'ils combinent les attraits de la fiction et de l'information documentaire. Ils proposent un tableau infiniment plus vivant d'un certain milieu que ne le permettrait un texte d'historiographie classique soumis aux normes du vérifiable. Par leurs techniques romanesques, ces textes transportent le lecteur au sein des événements racontés et permettent de "vivre l'histoire" comme si on y était. La véracité historique est présente car en général, les auteurs travaillent avec des documents historiques efficaces.

Le point de vue des auteurs   

Pour le vérifier, Michel Peltier s'est adressé à trois auteurs reconnus ayant écrit des romans historiques : Anne-Marie Desplat-Duc, Alain Bellet, et Brigitte Coppin.
Il avait posé deux questions à ces auteurs :
- pourquoi choisir de placer certains de vos récits dans l'histoire ?
- sur quelle documentation historique fiable vous appuyez-vous ?

Réponses d'Anne-Marie Desplat-Duc :
La soie au bout des doigts. Hachette- Pourquoi choisir de placer certain de vos récits dans l'histoire ?
Je ne choisis pas de placer un récit dans l'histoire. C'est un événement historique fort qui vient à ma rencontre et m'impose d'écrire le roman. Comme un coup de foudre ! Je ne cherche donc jamais quelle époque va "coller" avec mes idées, mes personnages, de même que je ne peux pas écrire un roman historique sur commande.
Exemples :
J'ai écrit
Le Trésor de Mazan (Flammarion) parce que le trésor de l'abbaye cistercienne de Mazan en Ardèche a vraiment été caché pendant les guerres de religion et qu'un ami m'en a parlé. . J'ai écrit Les Exilés de l'an II (Hachette) parce qu'une pensionnaire d'une maison de retraite m'a raconté l'histoire de sa famille. J'ai écrit La soie au bout des doigts (Hachette) pour faire revivre les moulinages de soie en ruine dans mon Ardèche natale.
J'ai écrit
L'Aventure obligatoire (La Bouquinerie) pour rendre hommage à mon père, ancien STO.

- Sur quelle documentation historique fiable vous appuyez-vous ?
La recherche de documentation fait partie du plaisir d'écrire un roman historique. Il n'y a pas de meilleures sources que les archives départementales de Privas pour moi dont tous les romans historiques se situent en Ardèche. Quelle joie lors de la découverte de documents rares ! Quelle émotion de tenir une lettre écrite par Julie de Marquet en 1794, de lire la liste des ouvrières ayant travaillé au moulinage de Champ Lalioure en 1843, de voir le plan de l'abbaye aujourd'hui en ruines ou de découvrir un article sur un journal de 1943, relatant le départ des 20 STO de Privas. Je ne m'en lasse pas. L'écrivain de romans historiques est un brocanteur. Il fouille dans les vieilleries des archives pour dénicher un évènement, un fait divers, une phrase qui enrichira son roman. Dans la mesure du possible, j'interroge les personnes proches des événements historiques que je décris (des mouliniers, des ouvrières d'usine, ceux qui ont vécu la guerre). Je lis beaucoup d'essais historiques sur la période où se situe mon roman. J'aime aussi aller sur les lieux pour essayer de retrouver une atmosphère et marcher sur les pas de mes héros.

Réponse de Brigitte Coppin à la seconde question  :
La route des tempêtes. FlammarionEn ce qui concerne la documentation, mes recherches sont à peu près les mêmes que pour un documentaire. Voici quelques livres ou auteurs que j'ai lus pour mes deux romans Le quai des secrets et La route des tempêtes :
- pour la navigation et l'architecture navale :
La vie maritime en Normandie  à la fin du Moyen Age / début Renaissance (Michel Mollat)
- pour le chateau de Nérac et le royaume de Navarre :
Marguerite de Navarre (Pierre Jourda)
pour l'inquisition :
L'Inquisition espagnole (Bartolomé Benassar)
- pour la peste : Les Normands face à la peste (Jean Fournée)
-la conquête espagnole : les cours de Alain Milhou, professeur decivilisation hispano-américaine à l'université de Rouen; la biographie de Marianne Mahn-Lot sur Las Casas
- sur les débuts de la piraterie française aux Antilles :
Les voyages de découverte et les premiers établissements (Charles-André Julien), ainsi que le dernier livre de Michel Lebris
- sur l'ensemble :
La civilisation de la Renaissance (Jean Delumeau).

La lecture historique des événements est en perpétuelle évolution. Le vraisemblable des romans historiques est lui, en évolution avec un léger décalage.
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Exploration du contenu de l'édition française   

L'offre éditoriale actuelle dans le domaine du roman historique est immense et de qualité ; toutes les époques sont traitées. Certains des titres proposés dans la bibliographie sont malheureusement épuisés, mais on peut les trouver dans les médiathèques et les bibliothèques jeunesse.
L'offre éditoriale dans le domaine du roman historique est un mélange :
- Un mélange de supports : romans, nouvelles, chroniques, histoires courtes, légendes, mythes, contes, journal de voyage ou journal intime, pièces de théâtre, récits épistolaires, autobiographies, fiction documentaire...
La tour du silence. Flammarion- Un mélange de formes
Des romans, des recueils d'histoires courtes, des albums, des bandes dessinées, des scénarios de films à succès, des recueils de petites histoires, des séries, des romans avec suite, des biographies romancées ou non, des textes illustrés ou non, de gros romans épais écrits tout petit et d'autres écrits très gros avec de nombreuses illustrations...
- Un mélange d'origines
L'Histoire de France est très présente dans la production jeunesse, mais la richesse des traductions proposées permet une approche européenne et parfois même mondiale sans exclure la dimension régionale (cf. I.O.).
- Un mélange d'époques historiques visitées
Toutes les époques sont proposées, de la Préhistoire à nos jours, permettant d'aider les jeunes lecteurs à construire une intelligence du temps historique faite de simultanéités, de continuité, d'irréversibilité et de ruptures (cf. I.O.).

Certaines périodes sont toutefois bien plus représentées que d'autres. C'est ainsi que si l'offre est très riche pour les périodes du Moyen-Âge, de la Préhistoire et de 1939-1945, elle est pauvre, épuisée ou non disponible pour les périodes des Grandes Invasions et presque introuvable sur la Guerre de 1870 et La Commune.
Actuellement, chez les éditeurs, les triologies ont la préférence, plutôt que les séries longues. À partir des lectures, l'enseignant aidera les enfants à se poser des questions et à chercher des réponses dans les ouvrages de référence.

Consulter la bibliographie de romans historiques pour la jeunesse

Les origines du roman historique  

Le roman historique comme la plupart des formes romanesques a pris son essor au XIX° siècle. Toute l'Europe a vu l'épanouissement du genre romanesque au travers d'une littérature populaire accessible à un large public (que Sainte-Beuve qualifiera d'industrielle dans un article en 1839). Au début du XIX° siècle, les livres sont édités en petit nombre et ils sont chers, alors que les colporteurs véhiculent de petits écrits peu chers. La littérature populaire se développe sous des formes nouvelles.

Trois grands noms   

On peut retenir trois grands noms parmi les auteurs de romans historiques :
Walter Scott
Quoique fortement décrié à une certaine époque, il est le premier écrivain a avoir été repéré comme auteur de romans historiques. Il se servait de héros narrateurs et ses romans (Waverley, Ivanhoé, Le Monastère, Quentin Durward) intéressaient les lecteurs à la fois par une intrigue romanesque et par la peinture d'épisodes marquant tirés de l'Histoire de l'Ecosse, de l'Angleterre ou de la France..
Ces textes sont publiés depuis une quinzaine d'années en littérature de jeunesse dans des versions allégées, expurgées par les éditeurs des passages racistes et antisémites.

Les trois mousquetaires. FlammarionVictor Hugo
Son premier grand roman fut Notre dame de Paris (1831). Puis il voulut écrire un grand roman sur son époque, sur le peuple. Dans Les Misérables , il plaide la cause de tous ceux que la société méprise. Commencé en 1845 et publié en 1862, ce roman dont la plus grande partie a été écrite à Guernesey aura occupé une grande partie de la vie de l'auteur. C'est un roman historique (le récit de la bataille de Waterloo, celui des récits de la rue Sainte Merry, le tableau de Paris...)

Alexandre Dumas (1803-1870)
Romancier prolifique, il a créé un genre qui mêle le roman populaire à l'Histoire. Alexandre Dumas écrivit Les Trois Mousquetaires avec l'un de ses collaborateurs, Auguste Maquet (1813-1888), qui en fit l'ébauche.
Les Trois Mousquetaires est un roman d'aventure et un roman historique. Dumas a construit son récit sous le règne de Louis XIII, s'inspirant de la situation politique de l'époque.

Le roman historique est un produit de la liberté. Avant cette époque, la monarchie empêchait les auteurs d'introduire la fiction dans l'histoire et il était interdit de faire figurer, même indirectement, dans une oeuvre d'imagination, les noms des rois.. Seuls les historiographes officiels pouvaient se le permettre. Il faudra la révolution de 1830 pour que la censure se relâchant, le roman historique prenne place en France parmi les principaux genres littéraires.

Le roman-feuilleton   

C'est à partir de cette période que les connaissances, les valeurs et l'histoire ont pu être colportées partout.
À partir de 1840 environ, le roman historique tourne autour du roman feuilleton. A cette époque, les journaux commencent à publier des fragments de grands romans dans des journaux quotidiens. Cette méthode faisait monter considérablement les ventes et de nombreux écrivains ont reçu des commandes à cette époque.
En 1836 le premier roman à être publié sous cette forme fut une traduction d'un roman picaresque espagnol Lazarille de Tormes dans le journal Le siècle .
Puis en 1841, le quotidien Le journal des débats publie Les mystères de Paris de Eugène Sue, dont le succès est extraordinaire. Dumas devint bientôt un fournisseur fécond de ce type d'écrits dans d'autres journaux : Monte-Cristo, La reine Margot parurent de cette façon. Puis Le Bossu (1857), Le Fils de Lagardère (1893), Le Capitan (1906) et la série des Pardaillan (1902-1912) voient le jour sous forme de feuilletons. Les textes que nous lisons aujourd'hui sont différents, adaptés à notre compréhension et à nos valeurs.
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Roman historique et pédagogie   

Le premier élément à retenir se situe au niveau des émotions (Soldat Peacefull de Michael Morpurgo). Aujourd'hui les séries se transforment : l'éditeur présente actuellement moins de titres, moins de personnages, et de préférence des trilogies, souvent denses au niveau du texte, mais il semble que les élèves les lisent facilement. Les contrats de lecture réuniront donc des livres de différentes épaisseurs, afin de varier l'offre de lecture proposée au élèves.

Les récits historiques et les lieux   

Les romans historiques sont également une mine de descriptions ; le lexique doit être riche et varié afin d'apporter des précisions sur les lieux de l'action. Les auteurs choisissent avec soin les lieux où ils vont construire leur histoire et faire s'animer leurs personnages. Les lieux sont décrits, suggérés par le texte.
Par exemple, dans la série éditée chez Hachette Les quatre voyageurs de François Appas, on trouve à chaque fois une situation d'équilibre au début et à la fin, et un événement perturbateur qui déclenche l'action. La mission ne peut se résoudre qu'en allant dans le passé. Les héros empruntent dans chaque épisode un ascenseur "bricolé" pour voyager et "descendre" dans l'Histoire. L'auteur marque à chaque fois cette arrivée dans une autre époque par une description précise et travaillée.

Le Haddock illustré. CastermanTravailler le lexique dans un ensemble de livres :
Proposer plusieurs récits différents sur un même événement afin d'effectuer des mises en réseau et des comparaisons. Localiser l'information, repérer où l'action se passe, échanger. Repérer la façon dont l'auteur s'y prend pour nous faire comprendre les lieux dans lesquels se passe l'aventure... Construire des cartes, localiser, tracer des trajets...
On pourra construire le dictionnaire des noms des villes de l'époque gallo-romaine, celui des différentes parties du château fort ou celui de l'armement des chevaliers.
On se tourne vers les documentaires, on effectue des recherches sur internet, les pistes sont nombreuses pour enrichir les compétences des élèves en lecture et en histoire.
Dans un autre type de travail sur le lexique, à partir du Haddock illustré, on pourra relever les injures proférées par le Capitaine, les classer par ordre alphabétique, leur trouver des définitions, étendre la recherche à l'ensemble de la série Tintin.

Le roman historique et les héros   

Plusieurs types de héros peuvent se trouver dans les romans historiques et il sera intéressant de les faire découvrir et comparer par les Les orangers de Versailles. Bayardélèves.
- Un personnage historique lui-même (par exemple un roi de France).
- Un héros fictif associé à un personnage qui a réellement existé, soit dont l'histoire a conservé une trace (Louis XIV), soit que l'histoire a oublié. Il est souvent plus difficile pour un auteur de prendre un personnage célèbre de l'histoire car sa vie est déjà connue du public et il est difficile de s'en extraire. L'auteur fait donc intervenir des personnages fictifs qui racontent l'histoire (Les orangers de Versailles). Garin Troussebeuf est un personnage fictif, totalement inventé par Evelyne Brisou-Pellen (Série Garin Trousseboeuf). L'idée du scribe est excellente, car grâce à son métier, il va pouvoir rencontrer toute la société, ceux qui savent écrire (les nobles, les commerçants), comme les gens du peuple qui ne savent pas écrire.
. - D'autres écrivains ont choisi de mettre en scène un personnage qui a eu une importance minime dans l'histoire qui les a oubliés (cf. recherches d'Anne-Marie Desplat-Duc). Plus le personnage historique est célèbre et plus il restreint la liberté de l'auteur.

Le roman historique et le temps

Le secret de Grand-père. GallimardToutes les dimensions du temps sont présentes dans le récit historique : les datations, les durées, les chronologies, les simultanéités. Ce qui fonde ce genre c'est l'ancrage d'une histoire somme toute courante (récit d'amour, de voyage, d'amitié, roman policier..) dans une époque identifiable par des indicateurs précis.
Se croisent alors deux problématiques temporelles :
- le temps de l'histoire racontée
- l'identification de la période historique choisie par l'auteur
Pour aider à la lecture des récits historiques, il est important de faire repérer le temps du récit, et conduire les élèves à en découvrir le découpage. Il faut aider les lecteurs à identifier quand est racontée l'histoire par rapport au moment où elle se déroule dans le passé.

Les marqueurs de temps dans le récit historique :
- Le narrateur signale qu'il raconte ce qui s'est passé auparavant. C'est le cas le plus fréquent.
- La narration est simultanée : le narrateur raconte les événements qui sont en train de se passer sous ses yeux ou qu'il est en train de vivre. Cette technique donne l'illusion que l'histoire est écrite au moment même où se déroule l'action.
- La narration est intercalée : c'est une combinaison des deux premières techniques, le journal intime favorise ce genre de procédés, la narration s'intercalant dans des pauses de l'action.

La notion de durée :
Comme pour toutes les histoires racontées en littérature, il est intéressant de faire travailler les élèves sur la notion de durée. Ainsi, on peut faire relever le temps écoulé entre le début de l'histoire et sa fin et répertorier les moyens d'information utilisés par les auteurs :
- L'information est immédiate dans certains récits (Si je reviens... )
- Elle peut être cachée dans le récit (dans Cheval de guerre, c'est la fin de la guerre)
- Il faut compter les jours au fur et à mesure que le récit avance (Le lion de Julius) .

Les récits de voyage dans le temps :
Ce procédé est souvent un subterfuge issu de la science-fiction qui permet de décrire une époque avec notre système de valeurs actuel. Les héros projetés dans le passé ou le futur, en provenance de notre époque peuvent être surpris par les coutumes locales et les valeurs différentes des nôtres (l'esclavage, la place des femmes dans la société, la violence, la justice, le pouvoir et la démocratie...). Cela autorise un décalage et un regard un peu différent sur une époque. Par exemple, les héros de François Appas sont offusqués par l'esclavage de la Rome antique.

Le roman historique et le point de vue :
Pour entrer dans la compréhension et se situer dans l'histoire, les élèves seront toujours amenés à se demander "qui parle ?" L'enseignant leur demandera comment et où dans le livre ils ont découvert l'information. Il leur Le roi du jazz. Bayarddemandera aussi de répertorier les procédures utilisées par l'auteur et de construire une fiche de méthodologie. Ce genre de travail aide les élèves à à travailler la compréhension et l'interprétation.
On peut trouver dans les romans historiques différents types de point de vue :
- Une narration à la troisième personne :
Le narrateur ne figure pas dans l'histoire, il regarde, observe, décrit ce qu'il a vu ou appris. (L'espionne du roi soleil , Une jument dans la guerre, Le voyage inspiré...)
- Une narration à la première personne :
Le narrateur assume un rôle dans l'action, c'est un personnage principal ou secondaire. Il ne peut en principe en savoir plus sur l'histoire que ses personnages sauf dans le cas d'un visiteur du temps qui connaît déjà le déroulement de l'Histoire. (Le roi du jazz , Mon ami Louis).
- Des alternances :
L'auteur peut également alterner des types d'écrits : narration, lettres, journaux intimes, voix off, changement de typographie... (Le secret de grand-père).
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Étude de la série Garin  

Souvent dans les écoles, les enseignants divisent le programme du cycle 3 en trois périodes : antiquité-préhistoire en CE2, Moyen-Âge et époque moderne au CM1, 19ème et 20ème siècle au CM2. Un travail sur la série Garin Trousseboeuf, d'Évelyne Brisou-Pellen est proposé dans l'objectif d'explorer le thème du Moyen-Âge. Chacun en explore un exemplaire différent.
Lecture-exploration de la série Garin Trousseboeuf

Compléments et ressources   

Il est important de proposer aux élèves un très grand nombre de livres, de forme et de difficulté variée. Pour travailler avec l'ensemble de la classe, on choisira de préférence des textes difficiles, résistants (Le secret de grand-père, par exemple, permet de travailler sur la structure du récit, l'enchâssement et la différence entre la chronologie littéraire et la chronologie historique).
Les sélections, les publications, les sites internet, les listes officielles constituent des ressources indispensables.

Des ressources en ligne :

Des pistes précises par périodes sont proposées par Michel Peltier dans de nombreux articles de la revue Argos et dans le compte rendu de l'animation pédagogique effectuée en 2003-2004, Les récits historiques pour la jeunesse.
Le catalogue Argos en ligne
Les récits historiques pour la jeunesse Je lis des histoires vraies. Fleurus presse

Chaque commémoration historique est l'occasion de nouvelles publications, romanesques ou non, de films, de rééditions, de rediffusions.
Dernièrement, le magazine Je lis des histoires vraies, édité par Fleurus Presse, consacre, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, un numéro exceptionnel sur ce sujet. Le récit « 700 jours en enfer » est construit sur le témoignage de Charles Palant, rescapé du camp d'Auschwitz.
Ce numéro, envoyé en ce début d'année à toutes les écoles, est accompagné d'un dossier pédagogique, conçu pour aider les maîtres du cycle 3 à aborder le récit et cette page de l'histoire.  
consulter le dossier
sur le site du CNDP

Sur le site Roglaba, dans la rubrique "livres" alimentée par Michel Peltier, vous pouvez retrouver des bibliographies qui correspondent à certaines pistes proposées lors de cette animation pour travailler à partir des romans historiques :
la préhistoire
autour de Vercingétorix
Les ouvrages écrits par Michel Peltierla Gaule romaine après -52
le Moyen-Âge
la Commune
littérature de jeunesse et histoire

Et aussi :
Consulter le site Bien Lire dédié à la prévention de l'illettrisme

Des ouvrages :
bibliographie des titres jeunesse cités dans l'article
bibliographie des ouvrages écrits par Michel Peltier

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Compte rendu rédigé et mis en ligne par Chantal Bouguennec le 29/03/2005

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