Bien souvent les projets thématiques développés en classe manquent de profondeur faute d’appliquer une méthodologie d’étude des documents suffisante pour en extraire toutes les données utiles pour construire des savoirs solides à croiser ensuite avec d’autres.
Ces documents de la vie de tous les jours sont très bavards… Conçus pour protéger les aliments, ils donnent aussi beaucoup d’informations sur la nature de leur contenu.
Certaines mentions sont rendues obligatoires par la loi (à ce sujet il est intéressant de visiter le site du Ministère de l’Agriculture).
C’est ainsi que la mention du lieu d’origine (pays ou région) n’est pas obligatoire, excepté si son absence d’indication est susceptible d’induire en erreur le consommateur sur la provenance réelle du produit. C’est ainsi que les « petits pains suédois » sont fabriqués en France.
Chaque projet propose la collecte d’un document utilitaire usuel (étiquettes, emballage etc.), sa lecture et sa compréhension, le repérage de son adresse d’origine, la recherche de celle-ci et son repérage sur une carte, puis la construction d’une carte présentant l’origine du produit, synthèse, finalisation et valorisation du travail collectif, prétexte à tant d’échanges (se mettre d’accord, s’échanger des pratiques, raconter le projet à d’autres etc.)
L’ensemble des projets proposés ici pourra être réalisé en classe, à la BCD, dans la salle informatique ou lors de visites à la bibliothèque municipale.
Ce sont des situations problème structurantes, permettant aux enfants de découvrir la fonctionnalité de ces écrits et celle des outils documentaires dans le cadre défini par les I.O. Avec un intérêt supplémentaire : absence de réel coût financier !
Démarche :
1. Lecture du document : les éléments le définissant ( ex avec étiquette de vin ou d'eau )
2. Récupération collective sur un temps moyen
3. Tri et relevé des manques, courrier de recherche
4. Confection de la carte de géographie ( voir document en bas de chapitre )
La classe va construire une collection.
Il faut prévoir du temps pour réussir cette collecte, les élèves vont collecter les documents souhaités (différents à chaque séquence), chez eux et éventuellement modifier les comportements d’achat des parents (tester une autre eau minérale par exemple), des séances orales permettront d’échanger les « trucs pour récupérer ».
Stratégiquement :
Afin d’élargir la récolte à d’autres produits en provenance d’autres régions, il sera judicieux d’inclure dans cette période des vacances. Un petit mot en direction des familles expliquant les raisons pédagogiques de cette collection, provoquera leur adhésion. Vous élargirez ainsi la collecte en quantité et en qualité.
Ecrire des lettres de demande. Outre l’objectif de développer les compétences relatives à ce type d’écrit, rationalisera et élargira la collecte.
Organiser, structurer le groupe classe. Spécifier un lieu et des responsables (rangement, relances auprès des camarades, pointage des départs et réponses aux lettres de demande).
- Ecrire aux marques concernées
Complémentaire de la collecte, elle permet d’élargir le nombre et la qualité des documents utilisés.
- Prévoir une séance spécifique avec les enfants pendant laquelle vous leur proposerez une lecture exploration dans un ensemble de lettres de demande. (On en trouve dans la littérature de jeunesse, dans les manuels et dans le courrier).
- Construire avec eux une fiche méthodologique où seront répertoriées toutes les composantes de ce type d’écrits (adresse de l’expéditeur, du destinataire, la date, la formule d’ouverture le contenu de la demande séparé en deux parties (le pourquoi et ce qu’on attend), la formule de politesse, la signature)
Le même travail de réflexion sera à faire avec la forme de l’expédition.
- Par la poste et la rédaction de l’adresse sur l’enveloppe
- Par télécopie, la fiche d’accompagnement
- Par courrier électronique (la plupart des marques indiquent sur leur emballages les coordonnées du service consommateur).
(Voir fiche outil n°6.4)
Elles seront le support des expositions proposées à installer dans la BCD, moment finalisé et de valorisation du travail.
Les projets proposés dans ce chapitre proposent la construction de cartes économiques ou géographiques : locales, de France, d’Europe, du monde.
Réfléchir en conseil des maîtres au contenu documentaire de la BCD, les actions proposées sont très motivantes pour aller chercher les informations à la BCD ou dans le coin documentaire de la classe.
Afin de ne pas mettre les élèves dans des situations difficiles dues à l’absence de documents, il convient que la BCD de l’école possède une documentation riche.
La décision est à prendre en conseil d’école et à intégrer dans votre projet d’école, il s’agit de la construction d’une politique de lecture.
Il conviendra de prévoir la présence des documents suivants au minimum :
- Des cartes et leur légende.
- Une encyclopédie et son index .
- Des ouvrages documentaires bien outillés (index, pagination, table des matières etc.).
- Des atlas (il en existe de nombreuses éditions chez tous les éditeurs, petits, peu chers et pratiques).
- Le code postal en plusieurs exemplaires (pour les recherches par villes).
- Des dictionnaires (en provenance de divers éditeurs)
- Des dictionnaires spécifiques, celui des villes de France (Editions Michelin ou autre), encyclopédiques etc.
- Des cartes de toutes sortes.
Ce type de défi donne du sens aux actions entreprises en classe :
Vérifier que la carte proposée dans le manuel de géographie correspond effectivement à ce qu’on trouve chez les commerçants (les régions de production, les ports de pêche etc.)
On pourra évaluer la véracité ou les erreurs en comparant les cartes construites avec celles proposées dans les manuels ou dans les atlas (les zones de production, de végétation etc.).
Lire les étiquettes
À UNE ÉPOQUE où la consommation de produits élaborés par l'industrie agroalimentaire sous forme de plats cuisinés, desserts, biscuits, confiseries supplante celle des aliments bruts, et où l'on constate une recrudescence des allergies, il est indispensable de savoir lire les étiquettes. Face à la diversité des produits alimentaires, le meilleur moyen de s’informer sur ce que l’on consomme passe par la lecture des étiquettes. La liste de tous les ingrédients doit obligatoirement être mentionnée. Les ingrédients doivent être cités par ordre décroissant de poids . La valeur nutritionnelle d’un produit n’est pas obligatoire, sauf si une référence spéciale concernant le contenu est mentionnée sur l’emballage (p.ex. allége en, light, enrichi en, pauvre en…). On trouve de temps à autre la teneur en certains minéraux (sodium (Na), Calcium (Ca)…) en vitamines, en fibres ou en cholestérol.
Une étude européenne indique que les plus jeunes lisent moins ces étiquettes que leurs aînés, surtout par manque d'intérêt, d’où l’intérêt des projets ^proposés ici. Il existe une grande confiance envers les produits alimentaires. L'étiquette demeure une bonne source d'information, six consommateurs sur dix déclarants la lire régulièrement. L'élément le plus apprécié sur l'étiquette demeure la date de péremption, et les plus regrettés sont l'indication claire du lieu d'origine du produit (presque neuf consommateurs sur dix sont d'accord sur ce point), tout comme la présence éventuelle d'OGM.
Bibliographie
Comment lire une étiquette alimentaire Guides pratiques n°28 Carrefour
La classe n°110 du 06/2000 propose des fiches avec les étiquettes alimentaires
Des sites
AOC, Label rouge, AB, Max Havelaar. Que garantissent ces labels ? Comment les décrypter ?
http://www.linternaute.com/acheter/lire-les-etiquettes/labels-alimentaires.shtml
La législation en vigueur :
http://monsite.wanadoo.fr/qualitor.org/page4.html
Peut-on faire confiance aux étiquettes quand on est allergique ?
http://www.abcallergie.com/dossierdumoisseptembre1999.las
Deux fiches proposant un rallye épicerie :
http://museum.agropolis.fr/pedago/base/alimenterre04a/fiche_anim7_DP2004.pdf
Sur les additifs alimentaires :
http://www.opc.gouv.qc.ca/jeunesse/service/affiche.asp?page=logomanie_aliment§ion=service
http://www.assurez-vous.ch/fr/assurance-maladie/conseils-sante/index_300.htm
http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/manuel-detective/manuel4
Les informations obligatoires :
- Le nom du produit (ex : Yaourt au lait entier).
- La liste des ingrédients qui comprend tous les composants qui entrent dans
la fabrication de l’aliment, cités selon leur ordre d’importance en quantité.
- La date de consommation.
- Le nom et l’adresse du fabricant.
- Le poids net
- Le numéro du lot qui permet d’établir la “ traçabilité ” du produit.
- L’estampille vétérinaire assurant la traçabilité des produits d’origine animale.
- Le mode d’emploi ou conseil d’utilisation.
- Le lieu d’origine (obligatoire pour les produits frais, la viennoiserie et la panification
fraîche).
- Le taux de matières grasses pour tous les fromages et le degré alcoolique pour
toutes les boissons alcoolisées.
Les informations facultatives
- Les signes ou label officiels de qualité (AB, l’A.O.C. …).
- La mention des allergènes les plus répandus tels que l’arachide, l’œuf…
- La valeur énergétique et sur la teneur en protéines, glucides, lipides, fibres alimentaires, sodium, vitamines et minéraux.
Cette mention devient obligatoire quand le produit contient une allégation
nutritionnelle (ex : Source de …).
- Les allégations générales et nutritionnelles (ex : "frais", "sans colorant", "allégé en
sucre", "source de calcium".
- Les coordonnées du service consommateur
Défi alimentaire (semaine du goût ):
Objectifs : développer la lecture documentaire, enrichir le vocabulaire.
Mettre en concordance le produit et sa région de production. Définir ce que c’est et pourquoi cette région est productrice.
Rechercher un emballage correspondant puis construire une carte de France avec ces localisations.
Les produits
Le poulet de Bresse, La rosette, les pâtes de fruit, le Roquefort, les pruneaux, les huîtres, le camembert, la brioche vendéenne, l’andouille de Troyes, le filet d’anchois, le crottin de Chavignol, les madeleines de Commercy, le brochet des Dombes, le jambon de Bayonne, les volailles de Chalosse,…
Les régions
Le Pays Basque, les Landes, le Lyonnais, la Lorraine, le Berry, le Roussillon, la Champagne, la Bourgogne, la Vendée, la Normandie, le Bassin d’Arcachon, le Périgord, le Rouergue, l’Auvergne, le Lyonnais, la Franche-Comté,


