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Il fait moins noir quand quelqu’un parle


© CRDP de l’académie de Dijon - 2002

Madeleine Natanson,
psychanalyste, université de Rouen

Cette phrase que Freud met dans la bouche de l’enfant qui a peur du noir pourrait servir de support à une réflexion sur la fonction du groupe Balint proposé à des enseignants.

Vous avez dit Balint ?

Une biographie n’est pas la seule explication d’une œuvre mais elle y joue sa partition, un peu comme la basse continue dans la musique baroque. À travers l’histoire individuelle de Mickaël Balint, rencontrant les aléas de l’histoire, la recherche d’un lieu où la parole puisse s’exprimer librement nous apparaîtra sans doute comme la quête et le sens de son existence.

Mickaël Balint est né à Budapest en 1896. Son père est médecin généraliste et Mickaël, étudiant à son tour la médecine, suit les cours de Ferenczi, l’ami de Freud, qui fut le premier professeur d’université de psychanalyse. Particulièrement intéressé par ces cours, Balint disait : « Depuis lors je n’ai jamais cessé de m’intéresser de quelque manière à ces deux directions de recherche qui sont le développement de la fonction sexuelle individuelle et le développement des relations humaines. » Balint travaille beaucoup avec son épouse Alice qui s’intéresse, elle, à l’anthropologie et à l’éducation : « l’évolution d’Alice et la mienne étaient mêlées. »

Balint commence à rassembler quelques collègues autour de lui afin de parler de leur pratique quotidienne. Mais cette libre parole est très vite menacée. En 1919 renversement de la république des Conseils. Balint est juif, il devient la cible des racistes. Il part pour… Berlin ! Là il peut travailler pendant un temps à l’Institut de psychanalyse sous la direction de Karl Abraham, un autre disciple de Freud. Il y rencontre des personnalités marquantes de la psychanalyse telles que Mélanie Klein, Hélène Deutsch par exemple.

Les choses semblant calmées dans son pays, Balint y retourne en 1924 et participe à des séminaires et à des groupes de travail. La parole circule de nouveau. Mais en 1932, la droite raciste et prohitlérienne prend le pouvoir (Julius Gömbös) et alors toutes les réunions de la société de psychanalyse hongroise et tous les séminaires doivent être annoncés à la police et celle-ci y envoie un policier en civil qui assiste à toutes les réunions et prend des notes ! (résultat imprévu, un jour l’un d’eux consulte pour ses propres enfants pressentant l’appui que pourrait être la psychanalyse pour l’aider) Naturellement le travail devient vite impossible. Une parole sous surveillance ne peut être une parole libre !

1933 : avènement d’Hitler : les parents de Mickaël Balint se suicident avant que les nazis ne viennent les arrêter. Comme Freud, Mickaël Balint demande l’aide de Jones pour pouvoir émigrer, et il arrive à Manchester au début de 1939. Alice meurt quelques mois plus tard, trop éprouvée par cet exil forcé.

Balint se remet au travail et rédige notamment une thèse sur « les différences individuelles chez les bébés » bien en avance pour l’époque et proche du « bébé est une personne » que nous connaissons. En 1945, et face aux traumatismes subis par tous, il devient consultant à la Tavistock clinic dont une partie de l’activité est consacrée à la diffusion des techniques inspirées de la psychanalyse pour les travailleurs sociaux, éducateurs ou soignants. Il crée d’abord un séminaire pour ceux que l’on appellerait aujourd’hui des conseillers conjugaux. C’est pour eux qu’il élabore la méthode des « groupes Balint » qui fut adoptée ultérieurement pour les médecins et aussi les enseignants et de façon plus générale les différents professionnels engagés dans la relation.

Psychanalyse hors les murs : la méthode Balint

Les apports d’un groupe tel que le définit Balint partent de la constatation qu’il est toujours plus facile de comprendre avec une écoute et un regard extérieur, le matériel qui vient de quelqu’un d’autre. Grâce au travail autour de ce matériel, Balint propose « une modification limitée mais très importante de la personnalité pour mieux permettre de saisir la relation » avec le malade, le client, l’élève. « La psychanalyse est pleine de promesses, disait encore Balint, à condition de sortir des murs de son cabinet. »

Quand la psychanalyse n’est plus considérée seulement comme corpus théorique mais comme pratique, sortant ainsi de son lieu habituel la cure spécifique dans laquelle elle a pris naissance, on parle généralement de psychanalyse appliquée (à l’art, à la littérature par exemple) mais quand il s’agit d’un travail sur la relation on cherche à atteindre un autre niveau, c’est-à-dire un éclairage sur nos propres attitudes, une analyse sur le transfert et le contre-transfert, il convient alors de parler de psychanalyse « impliquée ». Cette forme de soutien suppose certes les connaissances du psychanalyste, mais aussi sa propre implication. Celui-ci accepte quoique de façon différente de la cure psychanalytique, de se mettre à l’écoute impliquante. Il ne s’agit pas d’un don qui comblerait un manque, ni d’un savoir qui effacerait les incertitudes, mais d’un éclairage par lequel la psychanalyse soutient la parole de chacun.

Mise en situation, prise de distance entrouvrent alors le voile sur l’autre scène, celle de l’inconscient où se jouent les jeux du désir à travers les relations transférentielles et contre-transférentielles.

Dans le groupe Balint, l’attention est attirée sur les effets de l’inconscient qui ne manquent pas de se produire partout et contre lesquels nous ne cessons de nous défendre. Pouvoir parler, sans crainte du jugement et avec la compréhension qu’offre la psychanalyse, aide les participants à discerner ce qui dans la relation vient empêcher le but précisément et consciemment indiqué et souhaité.

Dans le groupe Balint, chacun est donc invité à exposer une situation où il s’est trouvé en difficulté ou en malaise, avec un enfant, un adolescent ou même un adulte en situation professionnelle. Bien entendu la règle du respect et du secret est énoncée dès le départ. Le groupe joue alors le rôle d’enveloppe contenante, chacun de ses membres se met au service de celui qui parle. Il contient d’abord l’énoncé nécessaire de la plainte, puis peu à peu, permet au discours de se laisser interroger, soupçonner sans trop de peur puisque par la parole même il « fait plus clair ».

Le groupe Balint, s’il s’appuie sur l’analyse des pratiques, n’a pas pour but de trouver immédiatement des solutions aux problèmes à résoudre pour l’enseignant. Il propose plutôt, en prenant le temps de vivre l’énigme sans vouloir tout de suite la transformer en intrigue racontable, logique, d’éclairer ce qui se passe dans la relation, quels ressentis camouflés par l’autorité de l’enseignant sont à l’œuvre, quelle amertume, quelle fausse attente, quelles souffrances dans ce métier qui rappelons-le était pour Freud l’un des trois métiers « impossibles », les deux autres étant soigner et gouverner.

Le travail dans un groupe Balint soupçonne d’emblée l’image que le discours construit donne d’une situation. Ce sentiment que la solution à laquelle on pense, que l’attitude choisie étaient les seules possibles même si elles sont porteuses de souffrance et d’échec, est tout de suite mis en doute par l’interrogation du groupe dans un climat d’écoute et de compréhension. Alors s’ouvre la possibilité pour celui qui parle d’oser lui-même soupçonner l’image que le discours cherche à donner. « Nous ne voulons plus souffrir, mais empêchez-nous de fuir », telle pourrait se définir alors la demande du groupe.

Quelques exemples

Ma réflexion s’appuiera donc ici sur l’expérience de la clinicienne engagée depuis longtemps dans l’écoute des enseignants, des éducateurs, des travailleurs sociaux [1].

Qui porte la casquette ?

Ce soir-là, une jeune femme, professeure des écoles au cours préparatoire, exprime un sentiment qui l’oppresse et qu’elle ne comprend pas vis-à-vis d’un élève. Elle le décrit comme un vantard insupportable, qui « sait tout » mais qui « se plante » dès qu’on l’envoie au tableau ! Ses connaissances théoriques du développement de l’enfant lui permettent de rattacher l’attitude de cet enfant au fait qu’il vient d’avoir un petit frère et cherche donc à s’affirmer. Mais cette connaissance théorique ne change rien à son exaspération et à son sentiment d’échec. La réaction du groupe dans un premier temps dédramatise la situation par le rire : « Il est fort, ou plutôt tu lui attribues beaucoup de poids à ce gamin de six ans pour qu’il te mette dans un tel état d’échec ! » L’inadéquation entre la violence de sa réaction et le comportement, tout ou plus agaçant, de l’enfant renvoie alors l’enseignante à sa propre histoire, à la fratrie, aux discours entendus. Elle raconte comment elle a fait un discours « moralisant » à l’élève, l’invitant à « être plus modeste ». Ce discours venait d’ailleurs et naturellement passait au-dessus de la tête de l’enfant concerné… Invitée à réfléchir au sous-jacent de cette situation sans pour cela se sentir obligée à tout raconter de sa propre histoire (le groupe Balint permet d’aller aussi loin que possible mais il reste discret, c’est un groupe de formation), elle installe à la séance suivante un feed-back. « Alors, ce gamin vantard ? » lui demande-t-on. L’institutrice se met à rire et raconte que quelques jours après la dernière séance, l’enfant est arrivé avec une casquette sur la visière de laquelle, s’inscrivait le mot « superman » ! « Qu’as-tu fait ? » demande l’un des participants. « J’ai ri ! – Aurais-tu ri la semaine dernière ? – Sûrement pas ! – Qu’est devenue la casquette ? – Il l’a rangée, je ne l’ai plus revue. Finalement, c’est plutôt un bon élève, je lui ai trouvé des côtés sympathiques et surtout de l’humour. ». La conclusion d’un des membres percute : « Si tu n’avais pas ri, la casquette tu l’aurais toujours ! » Mais pour pouvoir rire, découvrir l’humour qui est un facteur de résilience et permet de rebondir, il fallait d’abord avoir pris la parole ! « Heureux celui qui peut rire de lui-même car il aura de quoi rire jusqu’à la fin de sa vie », dit un proverbe.

Qu’a pu permettre le groupe Balint pour cette enseignante ? Qu’elle puisse exprimer et son désarroi et ses sentiments de haine, une haine qui n’était sans doute que « l’ombre portée de l’amour » pour une petite fille blessée quelque part en elle. Mais dans le cadre de la classe, cette casquette symbolique de l’affrontement pouvait, avec un enfant aussi jeune, inaugurer le malentendu et l’escalade des sanctions et provocations. Pour que cet enfant puisse accepter de rentrer sous la loi, il fallait d’abord que son attitude révélatrice de son conflit mais aussi de celui de l’enseignante ne soit pas d’emblée et sans examen mise hors la loi. Dans ce contexte on voit que le dire de l’enseignant est lui-même porteur de changement. Le prolongement du non-dit peut perpétuer le malentendu.

À travers le miroir

André a rempli un dossier pour profiter d’une promotion. Étant parmi les plus anciens, reconnu par sa hiérarchie pour ses compétences, il n’obtient pas cette promotion pour des raisons qui n’ont, dit-il lui-même, pas grand chose à voir avec ses compétences mais des contraintes budgétaires. Pourquoi alors en parler dans le groupe Balint ? C’est que le vécu affectif de cette situation est tout autre. André exprime qu’il l’a ressentie comme « une sanction, comme une condamnation profondément injuste de mon travail, une remise en cause de moi-même forte et dangereuse », dit-il. André s’inscrit en faculté, estime qu’il a une revanche à prendre sur le plan professionnel, mais est-ce sur ce seul plan ?

Peu à peu aidé par les questions du groupe, il explore son malaise, retourne aux sources. Il est issu d’une famille nombreuse. Dans cette famille ouvrière, l’ambition des parents était de donner à chaque enfant un métier avec toute la valeur symbolique attribuée à ce terme. André dit n’avoir pas eu conscience à ce moment-là « d’être chargé de mission, de représenter la famille et de l’emmener le plus loin possible ». André entre à l’école normale, devient instituteur et s’occupe d’enfants inadaptés. Il fait alors apparaître dans son récit une autre dimension familiale, celle de la naissance d’un bébé infirme. L’image de la sanction réapparaît pour lui dans ce contexte. Cet enfant était-il une punition ? pour qui ? pour quoi ? Le sentiment de culpabilité s’est installé dans la famille et le vécu professionnel d’une sanction prend une nouvelle résonance en même temps que la peur d’une naissance anormale qui pourrait peser sur le couple que lui-même vient de former.

« Pourquoi me sentir coupable ? s’interroge André, l’administration si elle a le pouvoir de nous sanctionner, n’a le pouvoir de nous culpabiliser que si nous ne lui accordons nous-mêmes. » Revient alors à sa mémoire une phrase entendue traditionnellement dans sa famille : « Si on te frappe sur la joue droite, tends la gauche. » Ce texte a toujours été vécu par lui sur un mode masochiste (que bien des prédications ont encouragé sans doute !), alors que rien dans le texte ne permet d’ajouter « pour qu’on te la frappe aussi ». La traduction indiquerait plutôt : « détourne-toi, montre un autre aspect de toi-même, vis autre chose. »

André découvre dans son attitude un souci de réparation du corps de sa mère particulièrement blessé par la naissance de ce bébé infirme. Il l’exprime aussi par sa passion pour la photographie. Fixer, révéler, développer, tous ces termes techniques ne s’inscrivent-ils pas pour lui dans une démarche de voir sans doute, mais aussi de comprendre, de dépasser ces difficultés dans une sublimation par l’art ? André apporte dans le groupe un cliché réalisé dans le cadre d’une réflexion à partir des tableaux du graveur Mauritz-Cornelis Escher. Il a photographié le trigone avec un miroir. Qu’un groupe puisse renvoyer une image des propos de l’un de ses membres est évident, mais ce qu’André a voulu montrer avec cette photo, c’est que l’image est à la fois la même et une tout autre vérité, une « autre interprétation du même objet » précise-t-il.

L’explication qu’on peut donner d’une situation est une réalité mais l’interprétation qui peut être élaborée ensuite est une vérité d’une autre qualité. La dimension de l’affect peut dérouter dans un premier temps mais achemine vers une plus grande et plus riche harmonie psychique. L’image que l’on pourrait accuser de trahir le sujet, lui permet dans un deuxième temps et dans les deux sens du mot réflexion, d’exprimer d’autres aspects de sa vérité. Devant sa photo, André conclut : « Chaque chose a une face visible et au moins une face cachée que le miroir peut montrer, que l’analyse peut élucider. »

Païs et Eros

« Dans les affaires humaines, la pensée n’est que piège et illusion si l’inconscient n’est pas pris en compte », écrivait Winnicott en 1945 [2]. Dans les difficultés que représente cette affaire humaine qu’est, pour le petit d’homme, l’éducation, l’accession à la culture, la psychanalyse peut prendre sa place auprès des autres sciences sans chercher à imposer un modèle et en essayant d’assumer les contradictions du fonctionnement même de la science psychanalytique dans un champ qui n’est pas directement le sien, mais « ce sont les contradictions qui rendent la vie si intéressante », écrivait Freud à son ami Pfister.

Il n’est pas possible de laisser l’inconscient au vestiaire (ni celui de l’élève, ni celui de l’enseignant) sous prétexte qu’on va s’occuper du savoir. Ce qui fait la spécificité de l’acte pédagogique, c’est qu’il fait référence à la fois à un ensemble de sciences, les sciences pédagogiques, et à un ensemble de techniques, destinées à assurer la transmission. Ces sciences et techniques fonctionnent dans ce rapport singulier qu’est la relation éducative : lien instauré institutionnellement entre l’enseignant et l’enseigné qui entrent ainsi en interaction et en dialogue, vivant ensemble certaines expériences à l’occasion de la transmission du savoir. Ces aspects complexes excluent la possibilité d’imposer de l’extérieur un modèle unique de « bon pédagogue », et celle de définir une fois pour toutes la « bonne relation pédagogique ». Si on voulait le faire, on serait conduit à une définition du « bon élève », et à écarter celui qui ne serait pas dans la norme. Celui-là qu’autrefois on envoyait « aux champs » ou à « l’usine » et qu’aujourd’hui on adresse à des institutions médicales ou juridiques.

Si l’on veut éviter ce gâchis, l’enseignant se trouve alors invité à devenir un chercheur, un créateur à travers l’aventure éducative et en tenant compte de sa propre histoire. L’implication que cela suppose demande un soutien qui lui donne la parole et une écoute qui entrouvre une autre vision de soi.

Que peut offrir la psychanalyse dans la formation et le soutien aux enseignants ? Au-delà des connaissances théoriques non négligeables car nulle ignorance n’est utile, comment utiliser ce que la psychanalyse nous apprend de la relation éducative pour soutenir le rôle des enseignants ? Le corpus théorique de la psychanalyse est accessible à tous en livre de poche, présent de façon irréversible dans le langage, dans les médias. Mais ces connaissances même peuvent fonctionner en renforçant les résistances dans une rationalisation où le narcissisme trouve plus son compte que le changement. En ce qui concerne la relation, le « savoir sur » ne peut être opérant que s’il est accompagné d’un « savoir de ».

Si la connaissance théorique est nécessaire notamment pour tout ce qui sous-tend et souvent empêche le désir d’apprendre, c’est surtout un lieu où pourra s’articuler cette connaissance et la pratique quotidienne qu’il s’agit de mettre en place.

En libérant une parole, le groupe Balint peut ouvrir une fenêtre sur la richesse des imaginaires. Une personne interrogée sur l’apport d’un tel groupe a répondu : « C’est difficile, pour comprendre, il faudrait relire L’Oiseau, le poème de Prévert. » Pourquoi pas si on songe à la phrase de Freud : « Les poètes connaissent une foule de choses entre le ciel et la terre dont notre sagesse d’école n’a pas encore la moindre idée […] [i]. »
« Prendre d’abord une cage
Avec une porte ouverte
Parfois l’oiseau arrive vite
Mais il peut mettre de longues années avant de se décider
Attendre
Attendre s’il le faut pendant des années
La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
N’ayant aucun rapport avec la réussite du tableau
Attendre que l’oiseau entre dans la cage
Et quand il est entré, fermer doucement la porte avec le pinceau
Puis effacer un à un tous les barreaux
En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau. »

La cage n’est utile que pour qu’on puisse en effacer les barreaux.

Le groupe Balint, d’abord lieu de la plainte, en nommant une souffrance qui n’avait qu’un discours, peut contribuer pour une part dans le champ éducatif à nous libérer des barreaux, parler pour qu’il fasse moins noir.

Bibliographie


A. Aichhorn, Jeunesse à l’abandon, Paris, Privat, 1979.
D. Anzieu, Le Groupe et l’Inconscient, Paris, Dunod, 1965.
M. Balint, Le Médecin, son malade et la maladie, Paris, Payot, 1968.
G. Ferry, Le Trajet de la formation, Paris, Dunod, 1983.
S. Freud, “ L’Intérêt de la psychanalyse ”, 1913, in Résultats, idées problèmes 1}, Paris, PUF, 1984.
A. Haynal, La Technique en question, Paris, Payot, 1987.
J. Natanson, L’Enseignement impossible, Paris, éd. universitaires, 1973.
M. Natanson, Des lieux pour se plaindre, Vigneux, Matrice, 1994.
D. Winnicott, L’Enfant et sa famille, Paris, Payot, 1978.
D. Winnicott, Conversations ordinaires, Paris, Gallimard, 1988.
D. Winnicott, Jeu et réalité, Paris, Gallimard, 1975.

[1À l’université en sciences de l’éducation, ce type de groupe a rassemblé des enseignants, souvent avec des travailleurs sociaux, ce qui permettait un regard et une écoute enrichis par les places différentes face à l’enfant, à l’élève.

[2Conversations ordinaires, p. 20.

[iDélire et rêve dans la Gradiva de Jensen, NRF, p. 140 sq.

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