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En anglais (2)

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Compréhension et production en classe d’anglais

Collège Jongkind, La-Côte-Saint-André (38)
Sophie Reynier, professeur d’Anglais
Prêt CRDP du 12 janvier au 24 février 2011

Utilisation des tablettes en classe d’anglais

Les tablettes ont été utilisées avec toutes mes classes, et à chaque fois, l’enthousiasme des élèves a été frappant, que ce soit la première fois ou la cinq ou sixième fois que l’on s’en serve. La prise en main est très facile par les élèves. Par contre l’utilisation est vraiment prévue pour être individuelle et non partagé. Le fait d’avoir accès à une boîte collective a parfois compliqué un peu la tâche, par exemple.

Du fait de l’utilisation que dans peu de matières, les élèves n’ont à mon avis pas pu devenir complètement autonomes avec l’outil. Il n’y a qu’à voir le nombre de pages ouvertes sur Safari pour se rendre compte qu’ils ne savent pas fermer les différentes pages.

La tablette se prête assez bien à toutes les activités de réception :

Compréhension orale : écoute de documents audio envoyés par mail ou travail sur des vidéos visionnées sur Youtube (lien envoyé par mail).

Lorsque nous avons travaillé sur des documents audios, il y a souvent eu des difficultés pour ouvrir le fichier dans VLC. Souvent, les élèves ouvraient le fichier mais il n’y avait absolument rien à écouter ou alors VLC s’ouvrait puis se refermait aussitôt.
J’ai peu travaillé les vidéos sur youtube, uniquement en fin d’heure, lorsque les plus rapides avaient terminé l’activité principale et qu’il fallait attendre les autres. Le risque de navigation vers d’autres vidéos est à mon avis trop grand pour pouvoir travailler sereinement.

Compréhension écrite : Consultation d’un site avec grille de lecture ou divers repérages à faire et à noter sur une feuille papier, Webquest, recherche documentaire.

Là encore, les consignes ont toujours été données par mail, ainsi que le lien vers la page à consulter. Le fait de pouvoir agrandir le texte est un vrai plus pour les élèves, pas de problème de caractères trop petits, de photocopie tachées ou pas nette... Par contre, cela devient vite un jeu pour les élèves : monter/descendre sur la page, agrandir/rétrécir le texte... Avec certaines classes, cela ne pose pas le moindre problème mais avec d’autres, il a vraiment fallu maintenir la pression... À chaque fois, j’ai choisi de leur faire remplir un document papier pour qu’ils aient une trace de ce travail de recherche dans le cahier et qu’ils sachent aussi exactement la quantité de travail qui était attendue d’eux en une heure.

Le travail de Webquest a aussi été très intéressant : envoi d’un *.doc avec les questions et les différents sites à explorer. Par contre l’absence de lecteur Flash reste un problème, beaucoup des sites que nous souhaitions utiliser en avaient besoin.

Quant à la recherche documentaire sans guidage, cela a aussi plutôt bien fonctionné.

Les activités de production ont été plus difficiles à mettre en place.

J’ai tenté avec des élèves de 5° SEGPA de leur faire rédiger un petit texte sur une ville d’un pays anglophone. Ils devaient d’abord utiliser Safari pour faire leurs recherches puis rédiger rapidement tout ca avec EverNote. Le bilan n’est pas tellement positif, ils ont eu beaucoup de mal à taper leur texte et l’environnement qu’ils ne connaissaient pas n’a rien arrangé.
Avec une autre classe, nous avons fait un travail de réécriture d’un e-mail. Ils avaient déjà dans les mails une première version de cet e-mail, ils devaient le compéter pour l’améliorer. Le fait de basculer le clavier en anglais a déjà été un avantage indéniable : les élèves ont pu bénéficier d’un correcteur d’orthographe. C’est un travail qui a été plus simple pour les élèves que la production d’un texte complet sur la tablette, puisqu’une partie était déjà rédigée.

Je voulais tenter la réalisation de cartes heuristiques avec iThoughts, mais le temps m’a manqué...

D’une manière plus générale, je dirais que la tablette m’a permis d’individualiser le travail pour les élèves, partir d’une tâche simple donnée à tous et proposer davantage à ceux qui ont plus de facilités. Dans ce cadre, la tablette me permettait de varier très facilement les compétences travaillées (compréhension orale, compréhension écrite, production écrite).

Je n’ai pas utilisé les tablettes en production orale, je rencontre là le même problème qu’avec les MP3 dictaphones, les élèves sont trop près les uns des autres et on ne peut pas être distinctement ce qu’ils disent.

Utilisant un tableau interactif, j’aurais souhaité soit pouvoir connecter la tablette au TBI pour pouvoir montrer aux élèves ce qu’ils devaient faire, soit que les élèves puissent consulter les documents fait avec le logiciel du tableau sur la tablette. Les deux n’ont pas été possibles. Par contre j’ai régulièrement utilisé le site www.polleverywhere.com pour créer des sondages auxquels les élèves répondaient via la tablette avec la possibilité de voir leurs réponses au tableau.