Atelier Canopé de Privas Atelier Canopé de Valence Atelier Canopé d’Annecy Atelier Canopé de Grenoble Atelier Canopé de Chambéry
Accueil » Arts et culture » La culture partagée » La Culture partagée conférence de Valérie Lagier 19 novembre CRDP

La Culture partagée conférence de Valérie Lagier 19 novembre CRDP

La Culture partagée conférence de Valérie Lagier 19 novembre CRDP

La Culture partagée conférence de Valérie Lagier 19 novembre CRDP

Conférence
Valérie Lagier
Conservateur en chef, musée de Grenoble

L’autre et l’ailleurs : l’aventure coloniale dans le regard des peintres (Afrique, Asie, Antilles, Océanie, 1850 - 1950)

Mardi 19 novembre 2013
De 18h30 à 20h00
Au CRDP de l’Académie de Grenoble

L’Orient est devenu au XIXe siècle une préoccupation générale. Mais L’Orient fantasmé de la fin du XVIIIe siècle, né de la diffusion des Mille et une nuits, se transforme dans le regard des peintres au fil des épisodes de l’aventure coloniale. Après l’Égypte et la Grèce, c’est bien le Maroc et l’Algérie, découverts par Delacroix en 1832 qui viendront donner à cet élan orientaliste les différents thèmes qui feront son succès. « L’autre » fascine par ses costumes et ses mœurs, en particulier les femmes cloîtrées dans le secret du harem et les cavaliers domptant leurs montures libres et sauvages. Paysages désertiques, villages blanchis à la chaux, animaux exotiques tracent de leur côté les contours de cet « ailleurs » qui envahit la peinture des années 1830 aux années 1920. Delacroix, Chassériau, Vernet, Fromentin, Gérôme, Guillemet, Renoir, Dinet et Matisse succomberont tous aux séductions du voyage, rapportant dans leurs bagages un Orient de plus en plus proche du réel.
L’Afrique noire aura aussi ses adeptes, même si la production picturale africaniste est numériquement très minoritaire. Cependant, le début du XXe siècle, avec Picasso en particulier, viendra puiser aux sources de l’art africain pour renouveler durablement les formes artistiques et entrer dans la modernité. Si l’Asie influence l’art occidental, c’est moins à travers ses terres coloniales comme le Cambodge ou le Vietnam, qu’à travers le Japon, découvert lors de l’exposition Universelle de 1867. La vogue du Japonisme va ès lors se développer et influencer durablement peinture et arts décoratifs, entre 1870 et 1910. Les Antilles et l’Océanie enfin offriront à Gauguin ce qu’il ne pouvait plus trouver en Occident, un retour aux sources primitives de l’humanité et en particulier le sens du sacré qu’il saura recréer dans ses peintures.

flèche vers un titre titre documents joints

1 document(s)