A l’occasion de la parution des nouveaux programmes des enseignements artistiques en classe de terminale, le CRDP de l’académie de Nice vous propose un ensemble de ressources pertinentes sur l’œuvre du peintre Gustave Courbet.
- Consulter l’ensemble des programmes des enseignements artistiques en classe de terminale pour l’année scolaire 2012-2013 sur le site du Ministère de l’Education
- Dossier pour aborder l’oeuvre de Gustave Courbet en Terminale L sur le site Eduscol
- Dossier pédagogique sur Gustave Courbet réalisé par le musée Fabre de Montpellier
- Cycle de conférences organisées par la RMN à l’occasion de l’exposition Gustave Courbet au Grand Palais du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008
- Gustave Courbet, une biographie sur le site du musée d’Orsay
- Gustave Courbet, les origines de son monde: Dossier Télédoc
- Dossier Thema Gustave Courbet réalisé par Arte à l’occasion de l’exposition Gustave Courbet au Grand Palais du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008
Gustave Courbet
Né à Ornans dans le Doubs, Courbet à 20 ans lorsqu’il arrive à Paris. Destiné à l’origine à suivre des études de droit, Courbet se détourne rapidement de cette voie pour se consacrer à la peinture. Adepte du Louvre, il étudie les maîtres comme Rembrandt, Titien ou Caravage. Dans la Galerie Espagnole de Louis-Philippe, il découvre les œuvres de Vélasquez, Zurbaran ou Ribera. Formé dans la mouvance Pré-Romantique, il admire les peintres français Delacroix et Géricault qui utilisent de grands formats pour représenter des épisodes de l’histoire contemporaine.
Les premières œuvres: les autoportraits
Au cours de cette période, Courbet se cherche encore. Entre 1840 et 1855 il réalise un ensemble important d’autoportraits de jeunesse où il se met en scène et se place au centre de son œuvre. Cette démarche témoigne de l’influence « Romantique » sur son œuvre.
Autoportrait au chevalet : commentaire de l’oeuvre par le musée d’Orsay
Dossier présentant le contexte artistique au 19ème siècle réalisé par le musée d’Orsay
Remise en question de la peinture « d’Histoire »
Au cours de l’année 1849 Courbet s’attaque à son premier tableau monumental «Un enterrement à Ornans ». La démarche de Courbet est alors novatrice, car les tableaux de grands formats sont alors réservés au genre de la peinture « d’Histoire ». Courbet remet en cause cette convention en représentant un monde du quotidien, des gens du peuple, sans idéalisation. Sous l’impulsion de Champfleury, il jette les bases de son propre style : le Réalisme. Peu de temps après, Courbet peindra son « manifeste » : « L’Atelier du peintre ». Dans ce tableau, Courbet affirme ses choix tant artistiques que politiques. Cette toile sera refusée lors du Salon de 1855. Cette décision incite Courbet à mettre en place une exposition particulière, en marge de l’Exposition Universelle.
Dossier sur le Réalisme par le musée d’Orsay
Dossier sur le Réalisme par le musée Fabre de Montpellier
Enterrement de la Seconde République : étude du tableau « Un enterrement à Ornans » sur le site l’histoire par l’image
Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans : Lecture d’image. Dossier sur le site le webpedagogique
Courbet, peintre réaliste de la société : étude du tableau « L’Atelier du peintre » sur le site l’histoire par l’image
l’Atelier de Courbet : article de la Revue Art Absolument
L’atelier du Peintre : Présentation de l’oeuvre sur le Site.TV
Le réalisme de Courbet. De la démocratie dans l’art à l’anarchie sur le site images revues
Le peintre, le Salon, la critique, 1848-1870: dossier réalisé par le musée d’Orsay présentant le système des Beaux-Arts et ses institutions au 19ème siècle
Le peintre du scandale
Agitateur de par nature, Courbet construira sa carrière en suscitant le « scandale » avec un certain nombre de ses œuvres ; telles que « Le Retour de la conférence » (aujourd’hui disparue), ou encore « Venus et Psyché », refusée au salon pour indécence. C’est également au cours de cette période que Courbet peint son œuvre la plus provocante « L’Origine du monde », où il transgresse encore une fois un genre pictural « traditionnel » celui du nu.
Gustave Courbet, l’Origine du monde: Commentaire de l’oeuvre par le musée d’Orsay
L’Origine du monde de Gustave Courbet, emission « Les nouveaux chemins de la connaissance » sur France Culture avec en invité Thomas Schlesser et Michèle Haddad
Le sommeil: Présentation de l’oeuvre par le Petit Palais
Les scènes de chasse et les paysages
Au cours de cette période, son abondante production se développe autour de thématiques diversifiées. Il réalise notamment de très nombreuses scènes de chasse, thème qui occupe une place particulière tout au long de son œuvre. Il réalise également de nombreux paysages.
Gustave Courbet, le Rut du printemps: commentaire de l’oeuvre par le musée d’Orsay
La mise en scène du sauvage : Gustave Courbet et la chasse, par Kerstin Thomas sur le site Persee
L’essor du paysage: Dossier réalisé par le musée d’Orsay présentant l’essor du paysage au 19ème siècle
Courbet et la photographie contemporaine
Les peintures de paysages de Courbet témoignent de ses liens avec les recherches et expériences de la photographie contemporaine, avec Le Gray, Le Secq et Giroux notamment. Comme des artistes avant lui, tel que Delacroix, Courbet utilise également des photographies à la place des traditionnelles séances de pose de modèles vivants.
A l’épreuve du réel : les peintres et la photographie au 19ème siècle. Dossier de presse de l’exposition présentée au musée Courbet du 30 juin au 1er octobre 2012
A l’épreuve du réel : les peintres et la photographie au 19ème siècle. Dossier d’accompagnement pédagogique réalisé par le service éducatif du musée Courbet
Courbet, la vague et l’horizon, dossier de l’ouvrage paru aux éditions des Presses Universitaires de Rennes et présentant les liens entre Courbet et le photographe Gustave Le Gray
Les Baigneuses de Gustave Courbet : dossier du musée Fabre de Montpellier
De Nièpce aux frères Lumière, histoire de la photographie en France. Dossier Thémadoc sur le site du CNDP. Le dossier présente notamment un chapitre sur les liens entre la photographie et la peinture
Courbet et la Commune
A la chute du Second Empire, Courbet est élu président de la Fédération des Artistes. Il s’engage ainsi dans l’action politique à l’occasion du siège de Paris et de la Commune. Courbet paiera cher cette implication ; jugé responsable de la démolition de la colonne Vendôme, il sera condamné a payer les frais de reconstruction de celle-ci. Courbet perd alors une grande partie de sa fortune et décide de s’exiler en Suisse. L’artiste se perd alors dans l’alcool, rongé par ces procédures et ses problèmes d’argent. La série de Natures Mortes réalisée entre 1871 et 1873 exprime tout son mal-être et son désarroi.
Gustave Courbet , un artiste engagé : Dossier réalisé par le musée Fabre de Montpellier
Art et pouvoir: Dossier réalisé par le musée d’Orsay présentant les rapports complexes entre politique et art au 19ème siècle
Les autres liens pertinents :
Présentation et analyse des Cribleuses de blé de Courbet sur le site l’Histoire par l’image
Bonjour Monsieur Courbet! Chefs-d’oeuvre de la collection Bruyas du musée Fabre de Montpellier: guide parents-enfants
Portrait de Charles Baudelaire par Gustave Courbet : dossier du musée Fabre de Montpellier
L’homme à la pipe de Gustave Courbet : dossier du musée Fabre de Montpellier
Dossier iconographique des oeuvres présentes lors de l’exposition Courbet au musée Fabre de Montpellier du 14 juin au 28 septembre 2008
Bibliographie
Catalogue de l’exposition Courbet au Grand Palais, Manuel Jover, 2007, éditions RMN
Courbet, Michèle Haddad, 2002, editions Jean-Paul Gisserot
Courbet et la photographie, Joël Petitjean, 2012, éditions Fage
DVD
Les origines de son monde, Romain Goupil, 2007, RMN / Arte Video
Palettes : Courbet,un Enterrement à Ornans, Alain Jaubert, 1996, Arte / Palette Production






