Décembre 2011 : Rencontre autour du Festival International du Film sur la Résistance

Table ronde du mercredi 7 décembre 2011 : L’essentiel des échanges

Avec la participation de :

  • Jean-Louis Panicacci - Président du Festival ;
  • Solange RodriguesVice Présidente ;
  • Alex Puyverel – Coordonnateur ;
  • Léone Guéron – Secrétaire adjoint ;
  • Permanents du Musée de la Résistance Azuréenne ;

Ainsi que de :

  • Fernand Marchitto - IA IPR Histoire Géographie ;
  • Laurence PattiDAAC ; Robert Lo CocoInspection Académique des AM.

Introduction de Madame Ottombre – Borsoni, Directrice du CRDP de l’académie de Nice :

« Nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui dans notre e-Forum de l’éducation des personnalités locales importantes : Madame la Vice-présidente, Monsieur le représentant de l’Inspecteur d’académie, Madame la Déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle, Monsieur l’Inspecteur Pédagogique Régional d’Histoire – Géographie et vous-même Monsieur Panicacci qui êtes le Président de l’association des Amis du Musée de la Résistance Azuréenne, Maître de conférence honoraire en Histoire contemporaine à l’université de Nice.

Comme convenu, il ne s’agira pas d’une conférence mais bien d’un débat avec les participants sur le thème de l’exploitation pédagogique du Festival international du film sur la Résistance qui est entré cette année dans sa 14ème édition.

Vous êtes accompagné ici de plusieurs acteurs qui œuvrent autour de vous pour le musée comme Mme Solange Rodrigues ou Monsieur Alex Puyverel, mais aussi d’autres permanents qui vous entourent et qui nous on fait le plaisir d’être là.

Cette année le Festival a accueilli plus de 3400 élèves. Il a permis de présenter une sélection de 23 films, répartis en 4 thématiques, dans les 7 salles de cinéma prévues pour cette manifestation dans les Alpes Maritimes.

Votre intervention sera brève, Monsieur Panicacci, car il est essentiel de favoriser les échanges avec les participants, échanges que nous mettrons à la disposition de tous les enseignants sur notre site internet.

Vous allez sans doute nous parler de l’origine du Festival et de ses objectifs initiaux, de son évolution au fil du temps, vous allez aussi nous dire comment il est devenu un outil motivant pour le public scolaire, élèves et enseignants, le CRDP pouvant de son côté apporter sa contribution dans l’édition d’outils pédagogiques pour la classe.
Vous conclurez peut-être votre propos en montrant comment ce Festival peut aider les élèves à acquérir tout ou partie des piliers 5 et 7 du socle de compétences, notamment pour ce qui relève des compétences sociales et civiques.
Pour ma part, je termine en disant le plaisir que j’ai à vous accueillir dans ce e-Forum de l’éducation. Nous l’avons conçu comme une médiathèque dédiée au numérique, ouverte à l’ensemble des acteurs de la communauté éducative, et dont l’objectif visé est d’optimiser l’accès au Savoir sous toutes ses formes, dans un esprit e-Learning et en conformité avec notre actuelle société de l’information. »


Historique du Festival :
Présenté par Jean-Louis Panicacci (3’40)  audio 1
En résumé dans ce document :  doc 1


Le festival est-il destiné aux élèves ? A-t-il reçu les agréments nécessaires à l’Éducation Nationale ?

  • La réponse de son Président (2’30)  audio 2

Le Festival favorise t-il la citoyenneté, le civisme ?

  • « Le fait, bien entendu, de fournir des repères … » (1’13)  audio 3

Le Festival en regard des valeurs fondatrices de notre société, développe t-il l’esprit critique ? Pourquoi avoir choisi le 7ème Art, est-ce une question de « libre arbitre » ?

  • « Il y a aussi le travail sur l’esprit critique … » (46 s.)  audio 4
  • « L’utilisation d’un media qui pour les élèves … » (1’09)  audio 5
  • Quelques réactions d’élèves et d’enseignants : doc 2

Quant au Festival et au dispositif qu’il propose aux établissements des Alpes-Maritimes :

  •   »Il faut que nous nous interrogions … » (48 s.)  audio 6

Le point de vue de l’Inspection Pédagogique Régionale d’Histoire – Géographie :

« Je reviens sur la dernière question qui a été posée et qui concerne en partie l’inspection. En effet, je souhaite rappeler l’importance de la motivation dans l’enseignement. Ce type de manifestation est une plus-value pour les enseignants et surtout les élèves. Dans un contexte inhabituel et à partir de supports originaux les élèves ne peuvent qu’apprécier cet environnement.

A l’inspection, nous demandons aux enseignants de faire des cours plus attractifs et ce type de manifestation va dans le sens de ce que l’on recherche. Nous demandons seulement de bien préparer ces sorties sur le plan pédagogique.

De plus, les commentaires que j’ai des enseignants sont toujours très positifs ne regrettant qu’un seul aspect à savoir le décalage dans le cadre du calendrier entre leur programmation et les dates du festival.
En tout cas l’Inspection ne peut qu’encourager et valoriser ce type d’actions. »

La réponse de Monsieur Panicacci :

  • « Quand on a affaire à des élèves de 1ère ou de Terminale … » (1’10)  audio 7

Le témoignage de Madame Annie Lauck, Professeur d’histoire à la retraite, intervenante FIFR en établissement scolaire :

  • « Quand on a affaire à des élèves de 1ère ou de Terminale … » (1’48)  audio 8

Le témoignage de Madame Solange Rodrigues, Professeur d’histoire à la retraite, Vice-Présidente du Festival :

  • « En ce qui concerne la date … » (40 s.)  audio 9

Le témoignage de Madame Jacqueline Pred’homme, Professeur d’histoire à la retraite, nouvelle intervenante dans le cadre du Festival :

  • En Zone d’Education Prioritaire … (1’14)  audio 10

Peut-on parler d’un Festival bien installé ?

  • « On est attentif à ce qui n’a pas marché … » (53 s.)  audio 11

Le point de vue de Madame Laurence Patti, Déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle :

Le Festival International du Film sur la Résistance : Un exemple de parcours avec tous ses « possibles ».

« Du point de vue de la DAAC, le FIFR représente à la fois une ressource récurrente et pérenne pour les élèves des Alpes Maritimes.

Ce n’est pas simplement une sortie, une séance de cinéma mais un événement culturel qui nécessite une préparation et une exploitation pédagogique. Cela implique l’engagement d’une équipe pluridisciplinaire qui permette d’élargir le périmètre humaniste en intégrant des disciplines techniques et scientifiques qui intègrent une approche plus complète de l’œuvre cinématographique. C’est justement parce qu’il y a une équipe et des élèves préparés qu’un parcours d’éducation artistique et culturelle et d’éducation citoyenne est possible. Cette cohérence permet aux élèves de mieux comprendre ce qu’ils font et pourquoi ils le font.

Le FIFR s’intègre de plus à un ensemble de propositions éducatives autour de cette période : Voyages de mémoire à Auschwitz, Concours national  de la résistance et de la déportation, Prix des droits de l’homme René Cassin.

Le Festival donne aussi la possibilité de :

  • Sortir de la classe pour accéder à une véritable éducation à l’image, grâce à des lieux qui proposent de vrais conditions de cinéma, avec une qualité de son, d’image, permettant de former « le regard de spectateur ».
  •  Rencontrer l’équipe du film (le réalisateur, le monteur, le photographe) : C’est une éducation au cinéma, à l’audio-visuel.
  •  Avoir un contact privilégié avec les témoins directs et indirects (fils, petits fils, …)
  • Favoriser la mixité du public : élèves, adultes (public cinéphile, 3ème âge, …) partageant un spectacle, un évènement ou un objet culturel. C’est ainsi favoriser l’échange intergénérationnel.

 C’est aussi l’occasion de développer des liens avec d’autres structures culturelles :

  1. Les médiathèques qui permettent un choix de livres, de bibliographies adaptées au sujet, qui permettent un travail thématique approfondi.
  2. « La sitographie », travail sur des sites, celui du mémorial de la Shoah, celui des archives départementales qui offre la possibilité de travailler sur documents
  3. Les musées et cinémathèque qui accueillent expositions et  films d’archives : L’exposition sur Jean Moulin ou l’exposition du Mémorial de la Shoah « Sport et Nazisme », par exemple.
  4. Les espaces culturels dans les établissements, lieux de rencontres privilégiés avec des artistes, qui peuvent  organiser des rencontres et faire ainsi entrer l’élève dans le débat démocratique.           

 Créer des ateliers d’écriture avec un écrivain autour de témoignages publiés : Paroles d’étoiles, témoignages de justes, littérature de jeunesse.

 Cette dimension de solidarité peut prendre un aspect universel en partant des « solidarités de mémoire » vers les solidarités internationales dans le monde d’aujourd’hui :

  • Travail sur les déplacements de populations,
  • Travail avec Amnistie International,
  • Travail sur l’œuvre de Laurent Gaudet. »

Le Festival est-il limité aux films sur la Résistance ?

  • « On a pas passé depuis 14 ans que des films … » (29 s.)  audio 12

Quelles sont les relations avec les professionnels du cinéma ?

  • « Pour ce qui est des projections en présence de … » (3’37)  audio 13

Quel est le niveau d’implication des établissements ?

  • « Les établissements réagissent … » (20 s.)  audio 14
  • La fréquentation du Festival par le public scolaire  doc 3

Le mot du Président Jean-Louis Panicacci : 

« Je remercie vivement la directrice du CRDP, Mme Ottombre-Borsoni, et son collaborateur André Bertola pour avoir estimé utile de consacrer au Festival International du Film sur la Résistance une table ronde qui constitue pour notre association une reconnaissance appréciable de son travail en direction de la jeunesse (651 élèves sensibilisés en 1999, 3422 en 2011), ainsi que les participants institutionnels (F. Marchitto, L. Patti, R. Lo-Coco) et enseignants-relais qui nous ont permis de fidéliser des établissements dans cette opération originale s’inscrivant dans l’éducation à la citoyenneté ».

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Date de création : 29 jan 2012
Dernière mise à jour : 18 oct 2013
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