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Commémoration du traité de l’Élysée et Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et à la prévention des crimes contre l’Humanité

Constitué de près de 200 photographies, l’Album d’Auschwitz est un document  iconographique de référence sur le processus d’anéantissement des Juifs au camp d’Auschwitz-Birkenau. Ces images ont été prises par des SS en mai et juin 1944, lors de la déportation massive des Juifs de Hongrie à Birkenau. Elles permettent de se représenter ce que fut, pour plus d’un million de personnes, l’arrivée dans cet immense centre de mise à mort où la plupart furent anéantis dans les heures qui suivirent. Outre les circonstances de la découverte de l’album, intégralement reproduit en fac-similé, les textes rassemblés décrivent l’organisation du complexe d’Auschwitz, et l’application de la « Solution finale » conçue par les nazis pour mener à bien leur œuvre de destruction. Ouvre un lien externe dans une nouvelle fenêtreCette réédition est accompagnée d’un webdocumentaire.

A 15h – témoignage exceptionnel de Esther Sénot, survivante d’Auschwitz
Pour Esther, tout commence en juillet 1942, quand ses parents et son frère de 11 ans, sont pris dans la rafle du Vel d'Hiv. Elle en réchappe. « Je me suis retrouvée toute seule dans Paris à l'âge de 14 ans. Je suis partie en direction de Pau (Pyrénées-Atlantiques), pour essayer de rejoindre un autre frère. » Puis elle remonte à Paris où elle se fera arrêter dans le métro. Débute alors l'horreur, le camp de Drancy, puis un convoi de 1 000 femmes qui mettra trois jours à arriver à Auschwitz. « Tout de suite, on a senti d'étranges odeurs de fumée. Mais nous ne savions pas encore que c'étaient les chambres à gaz. » Dans son bloc 27, occupé par 106 personnes, elle frôle la mort à tout instant. « Il fallait faire le vide dans sa tête pour résister », dit-elle. En janvier 1945, elle fera partie des marches de la mort, en direction de Bergen-Belsen, puis de Mauthausen. En mai 1945, les Américains arrivent. « J'ai regagné la France en Forteresse Volante, raconte-t-elle. Puis j'ai eu une grave dépression.» Le Parisien, 7 mai 2015

13.01.2017

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