Le concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD) a été créé officiellement en 1961 par Lucien Paye, ministre de l'Éducation nationale, à la suite d'initiatives d'associations et particulièrement de la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance (CNCVR). Ce concours a pour objectif de perpétuer chez les jeunes Français la mémoire de la Résistance et de la déportation afin de leur permettre de s'en inspirer et d'en tirer des leçons civiques dans leur vie d'aujourd'hui.
Pour l'année 2013-2014, le jury national a arrêté le thème suivant : "La libération du territoire et le retour à la République".
Le concours national de la Résistance et de la déportation (CNRD) est ouvert aux collégiens de troisième et aux lycéens en France et dans les établissements scolaires français à l'étranger. Il vise à perpétuer chez les élèves la mémoire de la Résistance et de la déportation pour leur permettre de s'en inspirer et d'en tirer des leçons civiques dans leur vie d'aujourd'hui.
L'ERIL - Études sur la Résistance en Indre et Loire et région Centre - organise un colloque le mercredi 03 avril 2013 de 9h à 17h dans la salle des fêtes de l'hôtel de Ville de Tours.
Le thème du colloque est :
Des militaires en Résistance en région Centre (2ème partie)
Entrée libre et gratuite. Renseignements auprès de :
Mme Ciret, présidente de l'ERIL : 02 47 29 12 54 :
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09h00 : Accueil. Discours des autorités
09h25 : Introduction (Chantal CIRET)
10h00 : Le camouflage des armes : le 1er acte de Résistance (Philibert de LOISY)
10h45 : Des gendarmes français "Justes parmi les Nations" (Anne DEGRIECK)
11h30 : Visite des expositions :
° Désobéir pour sauver : des policiers et des gendarmes "Justes parmi les Nations". Réalisée par l'ONAC
° Histoire-Archives- Mémoire. Réalisée par la Direction des archives du Conseil général d'Indre-et-Loire
14h15 : La gendarmerie et les gendarmes en Résistance -
Des exemples en région Centre (Chantal CIRET)
15h00 : Le capitaine de gendarmerie Albert Morel, résistant de la 1ère heure,
en particulier dans le réseau "Saint-Jacques" (Guy MOREL)
15h45 : Le premier régiment d'infanterie dans la Résistance (Philibert de LOISY)
16h30 : Conclusion (Chantal CIRET)
17h00 : Fin du colloque.
Le CDDP d'Indre et Loire met à disposition des enseignants une série de dessins réalisés par Violette Rougier-Lecoq durant sa déportation à Ravensbrück et de différents témoignages écrits. Un historique et un plan du camp accompagnent les dessins et les textes.
Violette Lecoq est déportée au camp de Ravensbrück en tant que résistante en octobre 1943. Elle fait partie d'un contingent libérée par la Croix-Rouge internationale en avril 1945. Le camp est libéré par l'Armée rouge. Durant sa déportation, elle parvient à réaliser des dessins et croquis qui servent de preuves à charge contre les SS de Ravensbrück après-guerre.
Ensemble de fiches plastifiées : 2 fiches A4 + 35 fiches A3 de témoignages + 20 fiches A3 de dessins + 4 fiches A3 de présentation.
[...] Quand je suis arrivée, je travaillais au Betrieb (usine), c'est-à-dire que je travaillais dans un endroit qui était à la porte du camp, parce que je n'avais pas le droit de sortir du camp, puisque j'étais N.N. (Nacht und Nebel). C'était absolument "idiot" : on remplissait des caisses qui arrivaient, avec toutes les choses volées, naturellement, principalement des vêtements et des peaux de lièvre. Il fallait sortir toutes ces peaux, on les mettait dans des paniers, il fallait les compter. On faisait ensuite tout le tour du garage dans lequel nous étions. Quand c'était compté d'un côté, on les remettait de l'autre côté. Une de mes amies qui était avec moi m'a dit : "Tu devrais venir avec nous puisque tu étais infirmière avant." Tout à fait à la fin, ils ont essayé de faire un semblant d'hôpital. J'ai demandé à être infirmière au block des folles et des tuberculeuses. C'était le block 10. Ils ont accepté. J'ai donc travaillé jusqu'à la fin au block 10 avec mon amie le docteur. C'était un block horrible où ont commencé les premières sélections à gaz. [...]
Un documentaire sur Maillé : 23 juin à 22h40 sur France 2
Pendant 4 ans, Christophe Weber et l’agence de presse télévisée Sunset Presse ont travaillé à la réalisation d’un film documentaire de 80 minutes avec l’aide de l’association Pour le Souvenir de Maillé, de la Maison du Souvenir de Maillé, des communes de Maillé et de Tours et du Conseil régional Centre.
Maillé, un crime sans assassins sera diffusé le 23 juin 2011 vers 22 h 30 sur la chaîne France 2.
Hors du commun, ce film peut l’être : il s’agit de raconter un des crimes nazis les plus terrifiants commis pendant l’occupation en France, et qui aujourd’hui, fait toujours l’objet d’une enquête judiciaire en Allemagne.
C’est l’un des plus importants crimes nazis en France qui fait l’objet, aujourd’hui, d’une investigation au niveau international.
D’hier à aujourd’hui, voici l’histoire d’un crime sans assassins.
Sans assassins ? plus maintenant, grâce aux enquêtes conjointes de la justice allemande, de la Maison du Souvenir et de l’équipe de Christophe Weber.
Le film retrace l’histoire dramatique du village massacré, mais aussi les heures les plus heureuses avec la venue du couple des bienfaiteurs Kathleen et Girard HALE.
Ce film permet de faire le point sur l’actualité des recherches historiques sur les auteurs du massacre.
Qui étaient les auteurs, d’où venaient-ils qu’elles furent leurs motivations ?
Les premiers tournages du film ont commencé lors de la venue du Procureur général de Dortmund, M. Ulrich Maass et plusieurs enquêteurs allemands, le 17 juillet 2008. Il présente les résultats des investigations de la police criminelle de Stuttgart sur le Crime de guerre de Maillé.
De nouveaux témoignages en France et à l’étranger, des faits nouveaux sont apportés grâce à la réalisation de ce film.
18 juin 2010 : la France commémore le soixante-dixième anniversaire de l’Appel du général de Gaulle et de la naissance de la France Libre qui constituent l’un des derniers rendez-vous de la Nation avec la génération des acteurs et témoins de ces événements marquants de notre histoire contemporaine.
Afin d’accompagner cet important moment de transmission inter-générationnelle, un effort spécifique est opéré en direction des scolaires pour leur permettre de saisir la portée de l’Appel du 18 juin 1940 dans la Résistance et l’Histoire.
Le CNDP, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et la Fondation de Gaulle, a travaillé à l’élaboration d’un kit pédagogique mis gratuitement à la disposition des professeurs des collèges et des lycées.
L'ensemble comprend :
- 32 affiches légendées et conceptualisées (60 cm x 80 cm), - Le livret du professeur (pistes pédagogiques, historiographie…), - Un DVD ressources (visuels, archives audiovisuelles, témoignages…).
Chaque établissement du secondaire est invité à se déplacer au CDDP 37 afin d’y retirer le matériel pédagogique.
Le CNDP propose également sur son site Pour mémoire un dossier intitulé L’appel du 18 juin1940.
Appel du 17 juin 1940
Discours du maréchal Pétain le 17 juin 1940
Français !
A l'appel de M. le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l'affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes ; sûr que, par sa magnifique résistance, elle a rempli ses devoirs vis-à-vis de nos alliés ; sûr de l'appui des anciens combattants que j'ai eu la fierté de commander, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur. C'est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt à rechercher avec nous entre soldats, après la lutte et dans l'honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leurs angoisses pour n'écouter que leur foi dans le destin de la patrie.
Au lendemain du discours du maréchal Pétain, le général de Gaulle lance depuis Londres, sur les ondes de la BBC, un tout autre discours.
Appel du 18 juin 1940
"L’appel du 18
juin 1940 que prononce le général de Gaulle est
d’abord une réaction à
l’intention du maréchal Pétain de
demander les conditions de l’armistice à
l’Allemagne. Face à la résignation,
Charles de Gaulle convoque l’honneur et
l’intérêt supérieur de la
patrie pour poursuivre le combat. Légitimant ainsi son acte,
il défend l’idée qu’il existe
une autre voie que celle du renoncement. Dans un texte
ciselé, de Gaulle énonce avec force les facteurs
du désastre que connaît la France. Parmi ceux-ci,
les erreurs stratégiques des chefs militaires sont mises en
exergue. L’argumentation se développe ensuite pour
évoquer la dimension mondiale du conflit puis les atouts
dont bénéficie la France pour poursuivre le
combat au premier rang desquels la mobilisation de l’Empire
et des Alliés. Enfin, le général de
Gaulle invite les soldats et les officiers au ralliement et
à la résistance."
Le gouvernement français, après avoir
demandé l'armistice, connaît, maintenant, les
conditions dictées par l'ennemi.
Il résulte de ces conditions que les forces
françaises de terre, de mer
et de l'air seraient entièrement
démobilisées, que nos armes seraient
livrées, que le territoire français serait
totalement occupé et que le
gouvernement français tomberait sous la
dépendance de l'Allemagne et de
l'Italie.
On peut donc dire que cet armistice serait non seulement une
capitulation mais encore un asservissement.
Or, beaucoup de Français n'acceptent pas la
capitulation ni la
servitude pour des raisons qui s'appellent l'honneur, le bon sens,
l'intérêt supérieur de la Patrie.
Je dis l'honneur, car la France s'est engagée
à ne déposer les armes que d'accord avec ses
alliés.
Tant que ses alliés continuent la guerre, son
gouvernement n'a pas le droit de se rendre à l'ennemi.
Le gouvernement polonais, le gouvernement
norvégien, le gouvernement
hollandais, le gouvernement belge, le gouvernement luxembourgeois,
quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur
devoir.
Je dis le bon sens, car il est absurde de
considérer la lutte comme perdue.
Oui, nous avons subi une grande défaite.
Un système militaire mauvais, les fautes commises
dans la conduite des
opérations, l'esprit d'abandon du gouvernement pendant ces
derniers
combats nous ont fait perdre la bataille de France.
Mais il nous reste un vaste empire, une flotte intacte,
beaucoup d'or.
Il nous reste des alliés dont les
ressources sont immenses, et qui dominent les mers.
Il nous reste les gigantesques possibilités de
l'industrie américaine.
Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait
battre par cinq
mille avions et six mille chars peuvent nous donner, demain, la
victoire par vingt mille chars et vingt mille avions.
Je dis l'intérêt supérieur de
la patrie car cette guerre n'est pas une guerre franco-allemande,
qu'une bataille puisse décider.
Cette guerre est une guerre mondiale.
Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont
neutres, aujourd'hui, le resteront demain.
Même les alliés de l'Allemagne
resteront-ils toujours ses alliés ?
Si les forces de la liberté triomphent finalement
de celles de la
servitude, quel serait le destin d'une France qui se serait soumise
à
l'ennemi ?
L'honneur, le bon sens, l'intérêt
supérieur de la Patrie commandent à
tous les Français libres de continuer le combat
là où ils seront et
comme ils pourront.
Il est, par conséquent, nécessaire de
grouper partout où cela se peut une force
française aussi grande que possible.
Tout ce qui peut être réuni en fait
d'éléments militaires français et
de capacité française de production d'armement
doit être organisé
partout où il y en a.
Moi, général de Gaulle, j'entreprends
ici, en Angleterre, cette tâche nationale.
J'invite tous les militaires français des
armées de terre, de mer et de
l'air, j'invite les ingénieurs français
spécialistes de l'armement qui
se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir,
à
se réunir à moi. J'invite les chefs, les soldats,
les marins, les
aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l'air,
où qu'ils
trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.
J'invite tous
les Français qui veulent rester libres à
m'écouter et à me suivre.
Vive la France libre dans l'honneur et dans
l'indépendance !
Références bibliographiques
En librairie:
France Bloch,
Frédo Sérazin : un couple en
Résistance
Fille de l’écrivain Jean-Richard Bloch, France
appartient à l’élite intellectuelle.
Frédo Sérazin est un ouvrier
métallurgiste. Militants communistes engagés dans
les luttes sociales et le soutien à la République
espagnole, ils se marient en mai 1939, mais sont bientôt
séparés par la guerre et confrontés
à la répression antijuive et anticommuniste.
France, qui rejoint dès 1940 l’organisation
armée du PCF clandestin, est arrêtée en
mai 1942, condamnée à mort par un tribunal
allemand et transférée à la prison de
Hambourg où elle est décapitée le 12
février 1943. Mobilisé en septembre 1939, puis
renvoyé en usine comme « affecté
spécial », Frédo est
interné, s’évade par deux fois et
rejoint les FTPF de la Loire. Arrêté par la
Gestapo à St-Etienne en juin 1944, il est torturé
et exécuté. Il n’a jamais
reçu la lettre que France lui a adressée avant sa
mort. Ils laissent un petit garçon, Roland, né en
1940. Le film France Bloch, Frédo Sérazin,
réalisé en 2005 par Marie Cristiani pour France 3
Corse et primé à Nice en 2006 meilleur
documentaire au Festival du film sur la Résistance, retrace
le parcours croisé de ce « couple en
résistance » auquel Evelyne Bouix et Pierre Arditi
prêtent leur voix, et tisse le fil conducteur du coffret
multimédia. Le cédérom et le livret
d’accompagnement proposent un riche ensemble documentaire
– banques d’images ; facsimilés de
documents d’archives ; synthèses
d’historiens ; pistes d’exploitation
pédagogiques diversifiées et transdisciplinaires
– qui éclaire l’histoire des femmes et
des communistes dans la Résistance. 1 DVD vidéo
de 52 min ; 1 Cédérom Mac & Pc
- Réf : 860VD011 – 25€
La France sous
l'Occupation
Cet ouvrage apporte un éclairage actualisé,
enrichi des dernières recherches de l'historiographie
contemporaine, sur l'épisode le plus tragique de notre
histoire récente, celui de l’occupation allemande
de la France, de l’armistice du 22 juin 1940 à la
libération du territoire en 1944. Dans la vie quotidienne,
la vie culturelle, la vie politique, la vie militaire, durant ces
quatre années, quels furent les multiples visages du
« combat de la persévérance »
d'un côté et de « la renonciation
à visage de lâche » de l'autre, selon
les mots de René Char ? comment s'organisèrent la
résistance et la collaboration ? quels hommes et femmes les
ont incarnées ? pourquoi cette période
suscite-t-elle encore tant de débats ? 99
questions-réponses qui, par une approche
renouvelée et documentée, raviveront savoirs,
souvenirs et peut-être interrogations chez ceux qui ont connu
l'Occupation et contribueront à la faire connaître
aux jeunes générations. 1 ouvrage, 222 p.
Réf : 340QA056 – 15€
La France et les
Français pendant la Seconde Guerre mondiale
Le coffret multimédia La France et les
Français pendant la Seconde Guerre mondiale
propose un ensemble exceptionnel de ressources pour enseigner la
Seconde Guerre mondiale. Il est composé de deux
DVD-vidéo (5 h 30 de films originaux et archives),
d’un DVD-Rom PC (base de données de 1000
documents) et d’un livret pédagogique de 76 p. Le
DVD-vidéo 1 aborde les thèmes de la
défaite et de l’armistice de 1940, du
régime de Vichy entre 1940 et 1942, puis entre 1942 et 1944.
Le DVD-vidéo 2 présente la Résistance,
la vie des Français sous l’Occupation ainsi que la
Libération et l’épuration. La base de
données documentaires contient des tracts, affiches,
journaux, photos… concernant l’ensemble de la
période. Le livret pédagogique donne des
informations sur les ressources, des pistes de travail en lien avec les
programmes et des propositions concrètes
d’activités pour les élèves.
Conçu par des enseignants pour être facilement
utilisable en classe, ce coffret est réellement
indispensable pour préparer cours et évaluations.
2 DVD vidéo, 360 min, 1 DVD rom, 1 livret
pédagogique, 76 p. - Réf : 250C0020
– 50€
L'AERI - Association pour les études sur la
Résistance intérieure - a
réalisé, en co-édition avec le
réseau SCEREN, plusieurs cédéroms sur
la Résistance dans les départements. Chaque
cédérom présente deux grandes
entrées thématiques « Aspects de la
Résistance » et « La Résistance dans
son environnement », des index, des outils
pédagogiques « Atlas »,
« Recherche
», « Glossaire
», « Médiathèque
», « Sources
», des biographies de résistants et
résistantes, une collection de documents
d’archives et privés (photographies, lettres,
témoignages…), une chronologie
détaillée, plusieurs centaines de fiches, des
cartes interactives…
La Résistance en Haute-Marne
1 cédérom Mac/PC ; 1 livret, 40 p. 2005
Réf : 51052M01 – 20€
La Résistance en Indre et Loire
1 cédérom Mac/PC. 2005
Réf : 45037R03 - 20€
La Résistance dans l'Oise
1 cédérom Mac/PC ; 1 livret d'accompagnement. 2003
Réf : 800CD011 – 20€
La Résistance en Corse
1 cédérom Mac/PC ; 1 livret d'accompagnement.
2003
Réf : 200CD006 – 20€