SES JEUNES ANNÉES
Le cercle familial
Des aptitudes littéraires
Entrée dans la vie professionnelle
   
ENTRÉE EN POLITIQUE
Premiers engagements polititiques
Un élu local dynamique
Une brillante carrière
   
UN MINISTRE NOVATEUR ET ÉDUCATEUR
Le grand ministère
Vers la réforme
Transformer l'école
Démocratiser, moderniser
Les Beaux Arts
La lecture, les auteurs
   
PRISONNIER POLITIQUE
ET VICTIME

Jean Zay face aux ennemis de la République
L'affaire Massilia
En prison
En prison, renouement avec l'écriture
L'assassinat
Jugements et postérité


 

Le cercle familial

   
     
   

Jean Zay naît le 6 août 1904, à Orléans. Léon Zay, son père, juif laïc, dirige le quotidien radical socialiste local, "Le Progrès du Loiret". Sa mère, Alice Chartrain, beauceronne et protestante, est institutrice.

 

 
       
     
ETAT CIVIL
Naissance de Zay, Jean Elie Paul n°743
L'an mil neuf centre quatre,
le six août à neuf heures vingt-cinq minutes du soir
est né à Orléans (Loiret), rue du Parc, n°19
un enfant de sexe masculin, qui a reçu
les prénoms de Jean Elie Paul
fils de Léon Zay, rédacteur au "Progrès du Loiret", Secrétaire Greffier du conseil des Prud'hommes et de Alice Lucie Chartrain, domiciliée à Orléans, rue Jean-Hupeau n°4
Alice Chartrain, mère de Jean Zay,
née le 3 juin 1873
 
   

 

Les fous de république

Sa famille paternelle, des Juifs lorrains, de ces fortes et anciennes communautés de l'Est, est enracinée dans la République. En effet, les Juifs de France assument dès l’origine le projet émancipateur de la Révolution. En 1871, Elias Zay, son grand-père, choisit la France et Orléans, quand la Moselle est perdue.

Les Chartrain, sa famille maternelle, parvenue tard à l'aisance, descendent d'une part d'agriculteurs beaucerons et protestants ; d'autre part des Maingourd, vignerons protestants de Mer et d'Aulnay.

Leurs ancêtres communs, héros du Désert, ont résisté à l'autorité royale au lendemain de la révocation de l'Edit de Nantes (1685). Les réformés, en s'insérant dans les luttes pour la liberté, affirment leur rôle d'avant-garde de la France républicaine.

 

 
       
En août 1908, à l'Ermitage, 29 rue du Parc, à Orléans.

 
Jean Zay avec sa soeur Jacqueline, dont il restera toute sa vie très liée. Elle deviendra sculpteur, et il inaugurera son exposition à New York en juin 1939.
     

 

Une famille heureuse

La maison des grands-parents Chartrain, où il naquit, restera pour lui le lieu idéal du bonheur privé. Dans ce beau jardin, chacun occupe une place, comme au théâtre des familles. A gauche la mère de jean Zay, Alice avec sa fille Jacqueline, devant Paul Chartrain, son père. A droite Jean Zay, sur les genoux de son oncle Robert Chartrain. Au troisième plan, Hélène Zay et Marthe Chartrain, ses deux grands-mères.

Depuis 1906, Léon Zay, son père est rédacteur en chef du Progrès du Loiret, qui deviendra la France du Centre en 1927. Secrétaire du Conseil des prud'hommes, cet homme chaleureux, acteur infatigable de la vie politique locale, voue à son fils un amour magnifique.
 
    Léon Zay en permission, avec Alice, Jean et Jacqueline ; après quatre années passées au front, il reviendra avec la Croix de Guerre.