"IMAGES DE MÉZIÈRES VERS 1900 À TRAVERS QUELQUES CARTES POSTALES ANCIENNES"

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Doc. 1 - Plan annexé à la Convention de déclassement du 27 février 1884.
  Ce plan montre à la fois, l'importance du système défensif, toutes les zones cédées à la ville devant faire l'objet du démantèlement, et par suite, les endroits où vont naître les nouveaux quartiers.
Doc. 2 - Texte de la Convention de déclassement.  


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Doc. 3 - Délibération du Conseil Municipal de Mézières, approuvant la Convention relative au déclassement de la place.
  Ce rapport met en lumière l'âpreté des transactions, et l'importance des problèmes financiers que la cession des anciennes fortifications pose à la ville de Mézières, municipalité aux faibles ressources.

SÉANCE DU 3 MARS 1884
Présidence de M. MIALARET, Maire

Présents, MM.
MIALARET, Maire - BERNARDY, 1er Adjoint - DELILLE, 2ème Adjoint - AMSTEIN Aimé - BONNET - BOURGUIN - CAILLAUX - CASTELIN - CREPAUX - CREPY - FORTEMPS - GOECKE - GOUTANT - GUET - HERBULOT - HANRION - LACAILLE - MERCIER - TEMPLIER - THOMAS - TOUSSAINT.

Absent, M. AMSTEIN Jules
Décédé, M. MOYER.

    Après avoir pris connaissance du traité par lequel la ville de Mézières doit, à la suite du déclassement de la place, devenir propriétaire d'une partie des terrains, ports et bâtiments dépendant des fortifications, traité signé à la date du 27 février 1884 par MM. MIALARET, Maire, délégué du Conseil Municipal, WERNERT, inspecteur des domaines, délégué de M. le Ministre des Finances, et RIPERT, chef de bataillon, chef du génie, délégué de M. le Ministre de la Guerre, ces deux derniers dûment autorisés par leurs Ministres respectifs ;

    Ouï le rapport de M. le Maire ;

    Vu les délibérations du Conseil Municipal des 14 novembre 1882, 2 décembre 1882 et 26 janvier 1883 ;

    Sur les propositions de la Commission spéciale chargée par le Conseil Municipal, dans sa séance du 14 novembre 1882, d'étudier les questions soulevées par le projet de déclassement de Mézières ;

    Considérant que le Comité supérieur de la guerre a décidé le déclassement de Mézières, à la suite de l'envoi aux Chambres d'une pétition en date du 20 décembre 1881 par laquelle la Municipalité, rappelant les désastres causés par le bombardement de 1870-1871, demandait que la ville fut mise à l'abri d'une nouvelle destruction par un système de défense plus efficace que le système actuel, au cas où, dans l'intérêt du Pays, il serait reconnu nécessaire de conserver à Mézières son caractère de place de guerre ; ou bien que, dans le cas contraire, la ville fut déclassée ;

    Considérant que, comme conséquence de cette décision, le Conseil a le devoir de rechercher les combinaisons les plus propres à favoriser le commerce de Mézières en procurant à sa population la possibilité de se développer ;

    Considérant que le moyen le plus efficace d'y parvenir, consiste dans l'acquisition par la ville des terrains délaissés par l'Administration de la guerre, afin de pouvoir créer de nouveaux quartiers et provoquer de nouvelles constructions, plutôt que de laisser l'Etat vendre ces terrains aux enchères à des particuliers, sans aucune vue d'ensemble pour le développement de Mézières ;

    Considérant que le traité qui lui est soumis atteint ce résultat, à la faveur de sacrifices fort lourd, il est vrai, pour une ville de 5 000 âmes, mais qu'il ne faut pas hésiter à lui imposer ; que, s'il est permis d'espérer que la vente des terrains mis en valeur par l'ouverture de nouvelles rues, permettra de récupérer une partie de ces sacrifices, cela ne pourra avoir lieu que dans un avenir éloigné, et à la faveur de travaux de voirie qui exigeront d'importantes dépenses supplémentaires ;

    Considérant que les sacrifices à imposer aux habitants pour faire face à la fois au paiement, tant de la somme due à l'Etat et de celle qui sera due aux propriétaires de Boisenval pour l'acquisition des terrains destinés au champ de manoeuvre, que des travaux imposés à la ville pour l'ouverture d'un certain nombre de brèches, atteindront les limites de ce qu'il est possible de demander à une population aussi restreinte que celle de Mézières ; - que par conséquent, le Conseil ne peut accepter de charges supplémentaires pouvant provenir notamment de droits proportionnels d'enregistrement à payer à l'Etat en addition du prix stipulé ; - que, d'ailleurs, la convention relative au démantèlement de Sedan, indiquée par l'Administration de la guerre au début des négociations, c'est-à-dire en novembre 1882, comme type de celle à passer avec l'Administration municipale de Mézières, a été enregistrée au droit fixe de 3 frs.

    Considérant, d'autre part, que la construction de casernes et l'établissement d'un champ de manoeuvre à Berthaucourt, assurent à la ville le séjour d'un régiment d'infanterie, et qu'elle peut même concevoir l'espérance, à raison de sa position frontière, d'obtenir par la suite un supplément de garnison ;

    Considérant aussi, que les travaux de démantèlement imposés à la ville et désignés dans la convention pour être faits dans le délai maximum de cinq ans, ont pour objet, comme l'indique la correspondance échangée entre l'Autorité militaire et le Maire de Mézières, de rendre la place intenable, même momentanément, à un envahisseur qui viendrait à s'en emparer ; - que si la citadelle, dont l'Etat conserve la propriété pour l'installation de divers services, n'était pas démantelée, tout au moins en partie, ce résultat ne serait pas atteint ; - qui, par conséquent, il importe, tant à la défense du territoire qu'à la sécurité des habitants, que, parmi les travaux à exécuter par l'Etat sur les parties de la fortification non cédées à la ville, figure en première ligne le démantèlement des défenses principales de la citadelle, afin que l'ennemi ne soit pas tenté de s'emparer de ce réduit pour le retourner contre nos défenseurs ;

    Considérant enfin, que pour acquérir les terrains de Berthaucourt nécessaires à l'établissement du champ de manúuvre, teinté en jaune sur le plan annexé à la convention, il est indispensable que la ville soit mise en possession du droit d'expropriation ;

    LE CONSEIL, À L'UNANIMITÉ.

    Approuve la convention intervenue le 27 février 1884, entre M. le Maire de la ville et MM. les Représentants des Ministres des Finances et de la Guerre, et accepte au nom de la ville les charges et réserves qui y sont stipulées.

    Le Conseil réclame formellement, conformément au précédent de Sedan ;

    1) La faculté d'expropriation, par application de la loi du 3 mai 1841, des terrains à occuper sur Berthaucourt pour le champ de manoeuvre ;

    2) L'enregistrement de la convention au droit fixe de 3 francs.

    En outre, le Conseil demande avec instance que, parmi les travaux de démantèlement exécutés par l'Etat sur les terrains non concédés, figurent en première ligne ceux relatifs à la destruction des principales défenses de la citadelle.

    En séance, à Mézières, les jour, mois et an susdits.

    (suivent les signatures.)

POUR COPIE CONFORME :
Le Maire,
Signé : MIALARET

APPROUVE :
Mézières, le 4 mars 1884.
Le Préfet,
Signé : BLONDIN

Doc. 4 - La démolition des remparts vue par la presse.

Au sujet des travaux de démantèlement

(Ces extraits de presse, témoignent des sentiments de la population, en même temps qu'ils nous donnent une chronologie de ces travaux qui s'étendent sur plusieurs années).

Le courrier des Ardennes, 26 mai 1885
«On nous communique la note suivante :

Beaucoup de nos concitoyens se demandent pourquoi les travaux de démantèlement de la place de Mézières ne sont pas encore entrepris. Ils s'étonnent que la loi de déclassement rendue depuis cinq mois n'ait pas encore reçu un commencement d'exécution. Les formalités administratives en sont seules la cause, notamment celles qui ont trait à la création de ressources.

Pour pouvoir mettre en adjudication les travaux de démantèlement, notamment ceux du faubourg d'Arches, dont les projets sont prêts, il faut que la ville se procure des fonds et pour cela qu'elle soir autorisée à réaliser l'emprunt de 65 000 francs qu'elle demande à contracter (...). Les projets sont tracés presqu'en totalité, ils comprennent notamment :
1) L'agrandissement et l'aménagement du faubourg d'Arches.
2) L'ouverture d'une brèche et d'une avenue entre la place de l'église et Saint-Julien.
3) Le redressement de la sortie entre le port de Mézières et Le Theux.
4) La création d'une promenade sur les remparts de la ville, qui bordent la Meuse en face du faubourg de Pierre depuis la porte du Theux jusqu'à celle de Saint-Julien.
5) La construction d'une rampe d'accès en amont du Pont d'Arches pour communiquer avec les terrains situés sous le Mess militaire qu'on se propose d'aménager plus tard en jardin public.
6) La construction d'une nouvelle école primaire supérieure à l'emplacement du bastion connu sous le nom d'As de Pique, à l'origine de l'avenue projetée à Saint-Julien.
(...) En attendant et pour donner du travail à un certain nombre d'ouvriers inoccupés, une brèche a été ouverte par un atelier de régie, sur le tracé du redressement projeté entre Mézières et le port.

L'administration regrette vivement de ne pouvoir effectuer immédiatement l'ouverture d'une nouvelle voie vers Mohon. Mais ce travail qui intéresse à la fois la ville et l'administration des Ponts et Chaussées, ne pourra être entrepris, tant que le débouché du pont de Pierre n'aura pas été augmenté, opération devant permettre de combler le grand fossé qui entoure la Couronne Champagne, sans crainte d'inondations pour le faubourg.

Nous pensons que sous peu, l'administration des Ponts et Chaussées de concert avec l'administration municipale, va faire entreprendre l'enlèvement des portes et ponts-levis dans la traversée de Mézières».
Le Petit Ardennais, 17 juin 1885
«Mézières : le démantèlement.

Nous avons vu hier avec satisfaction, que l'on commençait à combler le fossé qui se trouve au-dessous de la première porte de Mézières au bout du pont qui sépare les deux villes. Chacun est d'avis que toutes ces portes qui occasionnent journellement des embarras de voitures et pourraient être cause de graves accidents, devraient avoir disparu, il y a longtemps».
Le Courrier des Ardennes, mardi 30 juin 1885
«Samedi on a mis en adjudication les travaux de dérasement des fortifications de la Citadelle de Mézières.

L'adjudicataire est M. Valet de Monthermé, qui a obtenu l'entreprise moyennant un rabais de 28 %.

Il y a environ pour 150 000 F de travaux à exécuter.

Le Génie fait abaisser de 4 mètres les remparts et terre-pleins de la forteresse pour transformer l'enceinte de la Citadelle en une vaste plate-forme. Les travaux commenceront jeudi».
Le Courrier des Ardennes, 11 juillet 1885
«Plusieurs habitants de la ville, sont venus à notre rédaction pour se plaindre du peu de sécurité que représentent en ce moment les travaux exécutés à la porte de Pierre pour les passagers qui ont besoin de circuler dans les alentours de cette porte et des remparts.

Le Génie qui en ce moment fait sauter à la dynamite les pans de mur de la forteresse ne prendrait pas, dit-on, assez de précautions pour sauvegarder la vie des passants».

Cinq puits ont été chargés et agiront en même temps sur les fortifications dont la destruction a été résolues».
Le 30 octobre 1885
Aujourd'hui à quatre heures et demi du soir, la demi-lune qui se trouve à gauche, en sortant de la porte de Saint-Julien a été détruite par le Génie.

L'explosion a eu lieu sur 90 mètres de longueur.

Les puits avaient été chargés de plus de 700 kilos de poudre.

Cette charge a été allumée au moyen d'une étincelle électrique... une foule de plus de 2000 personnes assistait à cette explosion. On nous raconte qu'une dame s'est évanouie de frayeur».
Le 11 novembre 1885
«La porte du Pont de Pierre, dite Porte Noire est aujourd'hui disparue ; les ouvriers démolisseurs l'ont détruite depuis quelques heures.

Encore un monument qui s'en va et dont il ne restera bientôt plus que le souvenir !».
Le 25 novembre 1885
«Le pont-levis de la Porte Noire vient d'être supprimé. On le remplace par un pont immobile construit avec d'énormes madriers de sapin goudronné qui reposent sur des assises en pierre de taille creusées dans l'ancienne maçonnerie.

Ce pont n'est que provisoire, attendu que dans un an ou 18 mois le vieux pont de Pierre doit être entièrement démoli pour être remplacé par un élégant pont en fer qui donnera à ce passage plus d'air et plus d'espace».

Ce projet ne fut pas réalisé.
Le Petit Ardennais, 25 mars 1886
«Mézières : Travaux de la Corne d'Arches.

Beaucoup de personnes se demandent ce que signifie le battage de pieux qui se fait en rivière en-dessous de la Préfecture.

Il s'agit de construire une passerelle en bois destinée au transport dans les fossés du nouveau quartier, des terres provenant de la Citadelle. Bientôt une voie ferrée traversera la Meuse et les wagonnets iront déverser les remblais sur les points où le projet le comporte.

Il s'agit, nous assure-t-on, d'un emprunt de 25 000 m3 pour compléter les terrassements effectués à l'aide des anciens parapets.

Enfin nous faisons connaître au public intéressé qu'une deuxième vente aux enchères publiques de terrains à bâtir du quartier neuf, aura lieu prochainement dans le courant du mois suivant».
Le Petit Ardennais, le 26 mars 1886
«Mézières : travaux de démantèlement.

En même temps que Mézières s'ouvre du côté de Charleville et que nos voisins préparent pour unir nos deux villes une avenue magistrale de 25 mètres de largeur, une adjudication va être donnée lundi prochain pour réunir le faubourg de Saint-Julien à la ville, par une avenue de 20 mètres servant de point de départ à la route de Warcq, qui deviendra une agréable promenade.

C'est le long de cette avenue que doit être construite l'Ecole Supérieure dont le Conseil Municipal a voté les plans dans sa séance du 20 février dernier.

Au faubourg de Pierre, l'administration prépare un double projet qui ayant son origine à l'extrémité de la grande rue du faubourg, doit procurer une sortie vers Mohon et une vers Prix. Les deux routes se sépareront par deux grandes courbes, l'une vers la droite, l'autre vers la gauche Il y aurait là, moyen d'exécuter un charmant motif de square avec kiosque à musique...».
le 23 juillet 1885
«La première brèche»

«La première porte d'Arches est sur le point de disparaître ! Les trois piliers qui s'élevaient encore il y a quelques jours comme trois sentinelles d'avant-garde pour défendre à la sortie de Charleville l'entrée de Mézières, auront bientôt disparu, et les bas-fonds des ponts-levis sur lesquels ils stationnent, sont à cette heure sur le point d'être comblés de sorte que le passage se fera dans quelque temps sur un terrain qui ne rencontrera plus d'obstacles, 500 curieux étaient là.

La deuxième porte aura bientôt le même sort que sa soeur aînée».
Le 25 juillet 1885
«La deuxième brèche»

«Hier à 6 heures du soir, le Génie a ouvert la deuxième brèche dans les fortifications de Mézières.

Le bloc carré de 50 mètres de long et de large et composé d'une masse énorme de terre contre laquelle on avait adossé des glacis en pierre de taille... n'existe plus.

Ce bloc était désigné sous le nom de la demi-lune de Mohon.

La compagnie du Génie qui fait seulement en ce moment des études pratiques de bombardement sur le terrain doit partir d'ici quelques jours ; une autre doit lui succéder et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les remparts mutilés et éventrés n'offrent plus de points intéressants pour l'étude de ces messieurs ; l'entrepreneur reprendra alors la direction et procédera à l'oeuvre de destruction qu'on lui aura laissée à continuer et au déblaiement des matériaux.

(...) Après 4 heures d'attente par une foule de 2000 curieux, toutes les dispositions avaient été mathématiquement prises et l'heure du bombardement allait sonner.

Il était 6 heures ; le capitaine du Génie ordonna aux clairons de sonner la retraite. On attend avec anxiété...

Le clairon sonne encore et s'éloigne ; après une minute d'arrêt, il donne trois coups aigus et prolongés.

Au 3ème coup, la terre tremble sous nos pieds, l'immense pan de muraille se gonfle comme un ballon avant le départ ; une fumée bleue s'échappe de toute la surface ; un formidable craquement retentit, et au milieu d'un immense tourbillon de poussière, de pierres et d'éclats de bois, la demi-lune s'effondre dans les fossés des remparts».

Le fort de Mohon fut définitivement détruit le 22 août par 3 charges électriques.
Le Courrier des Ardennes, 26 septembre 1885
«Mézières :

La porte du pont d'Arches va bientôt disparaître ; encore une semaine et il ne restera plus vestige de ces derniers types que la Révolution n'avait pas encore effacés.

La rampe qui doit, du pont, donner accès sur le quai qui se prolonge au loin en passant devant le mess des officiers, est à peu près terminée ; le gros mur de soutènement est construit ; le remblai des terres est à peu près fini et les parapets du vieux pont ont été éventrés pour relier cette rampe avec la chaussée.

Les travaux sont vivement poussés et il semble qu'on a hâte de débarrasser la ville de Mézières, le plus tôt possible, de cette ceinture sinistre dans laquelle elle étouffait depuis des siècles».
Le 24 octobre 1885
«Mézières :

Le Génie a commencé les travaux de démantèlement du côté de Saint-Julien.

Les murs sont d'une épaisseur peu ordinaire et ils ne céderont à la mine et à la pioche des sapeurs qu'après des efforts puissants et très longs;

Ces murs mesurent au sommet trois mètres d'épaisseur et six mètres à la base.

Demain soir, samedi, il y aura une explosion très importante à la Corne de Saint-Julien».
Doc. 5 - Photographie du plan Mialaret (1895) représentant le Centre de Mézières.
  Observer l'emplacement des bâtiments publics (n° 2, les Assises, n° 4 le théâtre) l'As de Pique de Saint-Julien, au n° 20 le futur lycée Monge, les promenades aménagées du bois d'Amour et du square Mialaret.
Doc. 6 - Le cadran solaire de la Préfecture.
Doc. 7 - La rue Monge photographié en direction du Bec en l'Air.
Doc. 8 - Photographie d'une partie du plan Mialaret représentant le faubourg de Pierre.
  Au n° 14, l'ancien Hôtel-Dieu, alors hôpital civil et militaire ; n° 19 les casernes de gendarmerie ; n° 15 les bâtiments de la manutention militaire. Au n° 16, les casernes nouvellement construites de la Couronne Champagne.
Doc. 9 - La porte d'Arches, vue vers la Préfecture.
  On voit bien le pont-levis reliant la porte au pont.
Doc. 10 - Photographie de la partie du plan Mialaret représentant le faubourg d'Arches.
  Remarquer le contraste entre le tracé géométrique des nouveaux quartiers et le parcellaire irrégulier de l'ancien faubourg. Le viaduc enjambe encore les prairies qui séparent Mézières de Charleville. En pointillé noter les limites communales.

Doc. 11 - Détails architecturaux et motifs décoratifs des immeubles de l'avenue d'Arches bâtis dans les années trente.

Doc. 12 - Portes du faubourg d'Arches.
  Noter le tracé en chicane de la chaussée, l'arrondi du viaduc de la Prée au Pont. En arrière du pilier de droite de la première porte, c'est l'octroi. On distingue au fond un pilier de la seconde porte.
Doc. 13 - La maison Duvivier.
  (cf Matot-Braine 1928).
Doc. 14 - À propos des prairies de la Prée au Pont (extrait des Archives Communales de Charleville, série 10118).
Suppression du fossé de la Prée au Pont


    Compromis entre les soussignés :

    1) M. AUTIER, Maire de la ville de Charleville, agissant au nom de la dite Ville,
    2) M. BLAIRON Théodore, propriétaire, demeurant boulevard des Deux-Villes à Charleville,
    3) MME BRUXELLES, née GUERIN, assistée de son mari, M. BRUXELLES Robert, demeurant à Mézières,
et autorisée par lui,
    4) M. BEAUVALET Emile, propriétaire, demeurant boulevard des Deux-Villes, à Charleville,
    5) M. BADAROUX, propriétaire, demeurant à Charleville,

    Il a été dit et convenu ce qui suit :

    La ville de Charleville cède la propriété pleine et entière du fossé de la Prée au Pont en avant du viaduc, aux dénommés ci-dessus (...)

    Il est convenu qu'une clôture sera établie à cheval sur l'axe du fossé... à frais communs. Il en sera de même du remblaiement du fossé, remblaiement dont le niveau supérieur ne dépassera pas celui du trottoir projeté du boulevard des Deux-Villes, le sommet du pont baissé de 0 m 65.

    Il est en outre convenu que :

    1) La Ville de Charleville exécutera à ses frais le remblaiement du fossé sur une longueur de 6 m 50 à partir du pont.

    2) M. BLAIRON prend l'engagement de faire les démarches nécessaires auprès du service des Ponts et Chaussées pour faire disparaître le garde-corps au droit de sa propriété (...).

    À part la construction de la rue Voltaire, toutes les clauses contenues dans le présent acte devront être exécutées dans les deux mois qui suivront la date de signature du dit acte.

    Projet accepté le 1er février 1907.
Doc. 15 - Croquis de la Citadelle.
Doc. 16 - Carte postale montrant l'entrée de la Citadelle vers 1900.
  Observer la hauteur du bastion Notre-Dame, ses échauguettes, sa masse qui semble menacer la ville.
Doc. 17 - Photocopie du registre des délibérations de la ville de Mézières (Arch. com. de Mézières BB3 fol. 44) où le 27 mars 1589, 663 habitants de Mézières, apposèrent leurs marques ou leurs signatures sous le texte du serment qu'ils prêtaient à la Ligue :

  «de vivre et mourir en la religion catholique, apostolique et romaine, d'employer leur vie et leurs biens à la conservation d'icelle, sans y rien épargner jusqu'à la dernière goutte de leur sang...».

Doc. 18 et 18 bis - Extraits du Journal «L'ardennais» relatant les fêtes données du 22 mai au 5 juin 1954 pour le rattachement de la Citadelle à la ville de Mézières... puis les projets grandioses sur le quartier. Le 11 mai 1955.
    Télécharger :
    doc 18 (fichier PDF : 163 ko)
    doc 18 bis (fichier PDF : 165 ko)


Doc. 19 - Textes relatifs au fonctionnement de l'octroi de Mézières (extraits des Archives Communales de Mézières, série 2U213).
    Télécharger :
    doc 19 (fichier PDF : 471 ko)


Doc. 20 - Carte de l'éditeur Van Praët.
  Elle montre le Port Baudart peu après la suppression du passage sous la Porte Neuve : l'ancienne route du Theux retourne en friche (vers1900).
Doc. 20 bis - Carte postale de WINLING, représentant l'ancien pont-levis, situé au bout de la rue du Port Baudart, devenu vers 1900... un lavoir.
Doc. 21 -
En tête des usines
«La Macérienne»
et «Clément Bayard».


Doc. 22 - Adoption par la ville de Manchester (extraits des délibérations du Conseil Municipal de Mézières).
    Télécharger :
    doc 22 (fichier PDF : 1 459 ko)





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