"IMAGES DE MÉZIÈRES VERS 1900 À TRAVERS QUELQUES CARTES POSTALES ANCIENNES"

  Origines de
  la carte postale illustrée
  Chronologie
  de Mézières
  Tableau "population
  de Mézières"
  Quatre plans
  de l'agglomération
  Brève bibliographie
  Liste des diapositives
  et commentaire
  Quelques suggestions
  pédagogiques
  Textes et documents
   relatifs à l'époque 1900


accueil
Quelques suggestions pédagogiques.

Ce dossier, comme celui réalisé sur «Charleville en 1900», semble d'abord destiné à l'école élémentaire, pour laquelle les nouvelles instructions en «Eveil aux Sciences Sociales», insistent sur la nécessité d'organiser activités historiques et géographiques à partir du «milieu de vie» de l'enfant, et «dans la frange du passé dont les témoignages lui sont les plus accessibles». Un changement de contenu s'est opéré aux CP - CE1 - CE2 où l'on étudie désormais certains aspects du mode de vie aux XIXème et XXème siècles. Ce dossier se propose de répondre à cette demande nouvelle. Mais il s'adresse aussi aux élèves de 6ème, 3ème et terminale.

Les cartes postales anciennes illustrées de Mézières, s'inscrivent en effet très bien dans cette optique, à plusieurs titres :

- elles constituent d'abord un matériel d'intérêt local à forte charge affective et émotionnelle, à la portée de jeunes enfants dont les capacités «d'analyse historique» sont encore minces, mais dont la curiosité pour l'image et l'environnement est grande et neuve.

- par ailleurs ces cartes représentent le plus souvent des scènes de la rue, des images de la vie quotidienne proches des centres d'intérêt des enfants (bâtiments publics : poste, mairie, écoles, nombreux ponts sur la Meuse..., curiosités locales : la Basilique... ; artères ou magasins les plus fréquentés de la ville...).
À ces niveaux (CP - CE1 - CE2), aux cours moyens et en sixième également, dans le cadre de la connaissance du milieu, cette série de diapositives pourrait permettre :

1) de faire découvrir la dimension historique du milieu local où se juxtaposent des traces d'un passé plus ou moins lointain (qu'il soit bien conservé -la basilique, ou les tours, -transformé comme la porte du Theux, rénové ou en cours de rénovation comme certains immeubles rue Monge..., mais aussi menacé comme la porte de Bourgogne ou détruit comme l'ancien centre ville ou la Citadelle) mais aussi les virtualités de l'avenir (le contrat de ville moyenne prévoit divers aménagements dans cette partie de l'agglomération).

Il faut faire sentir à l'enfant que le monde qui nous entoure est en perpétuel devenir et que son évolution constitue un des aspects de l'histoire et concerne tous ceux qui vivent ici.

2) de concrétiser par des exemples locaux précis, les notions de permanence du passé dans le présent, de changement, d'évolution. La permanence se situe le plus souvent au niveau de l'organisation spatiale générale des rues et des places (sauf à Mézières pour la place de l'Hôtel de Ville et le quartier du square Albert 1er, très difficile à reconnaître) ; il y a souvent aussi permanence des édifices publics (ici, Préfecture, Basilique, mais pas l'Hôtel de ville !). Les changements apparaissent plus nombreux en seconde analyse ou au niveau des détails : quartiers démolis et nouveaux ensembles, cités dortoirs récentes, apparition du monument aux morts, des poteaux et fils électriques, régression des espaces naturels non aménagés (le bas des anciens remparts), disparition des pavés, des lavoirs etc... L'évolution se fait sentir par l'introduction de nouveaux moyens de locomotion, bicyclettes, tramways, premières automobiles, par l'apparition consécutive de nouveaux panneaux de signalisation, le costume des figurants évolue lui aussi. Une comparaison entre ces cartes d'hier et celles d'aujourd'hui donne le sentiment d'un rythme de vie qui est allé s'accélérant.

3) de faire prendre conscience de la notion de document historique et de la façon de l'analyser. La carte postale ancienne constitue une preuve d'un état passé du cadre de vie à Mézières vers 1900-1930, voire d'un certain genre de vie. Les deux vues présentées chaque fois que cela put être possible, identiques dans l'espace, mais pas dans le temps, facilitent les comparaisons entre hier et aujourd'hui. Toutefois depuis nos prises de vues récentes, bien des changements se produiront dans le secteur de Mézières qu'il faudra mettre en évidence par des retours sur le terrain, en développant à ces occasions l'esprit critique des enfants. La démarche de va-et-vient entre réalité et document, les questions et recherches auxquelles donnera lieu cette analyse des anciennes vues de Mézières constituent une première initiation à la méthode historique.

4) de préciser la notion de temps historique : le Mézières des années 1900 renferme beaucoup plus de traces du lointain passé de la ville que le Mézières actuel. Les guerres et leurs destructions successives (1815, 1870, 1918, 1940 et 1944) y ont amené de nombreux changements (par exemple une succession de ponts différents sur la Meuse). Dater choses et monuments de la ville, permet de tisser une première trame chronologique, support pour des acquisitions ultérieures. Parents et grand parents peuvent être impliqués dans ces recherches et apporter un témoignage personnel vécu intéressant. Le Mézières de 1900-1930 n'est que celui des arrière-grands-parents de nos enfants !

Nous tenons à préciser que les diapositives retenues ici, illustrent avant tout le thème du cadre de la vie à Mézières au début du XXème siècle. D'autres thèmes auraient pu faire l'objet d'études approfondies même à partir du matériel sélectionné ; ils ont été volontairement écartés, mais il reste vrai qu'un autre choix de cartes postales anciennes permettrait d'aborder le costume, les jeux, les transports... à la Belle Epoque, à peine évoqués ici.

N.B. : Ce dossier bien que surtout destiné à l'école élémentaire et aux classes de sixième, peut également illustrer des chapitres relatifs à la vie sous la IIIème République en classe de première, ou aux destructions et changements consécutifs de la Première Guerre mondiale et en troisième et en terminale, Mézières constitue en effet, contrairement à Charleville, un cadre incomparable pour aborder les bouleversements dus aux guerres, en particulier, après 1918, le problème concret et crucial des réparations, celui du parrainage des villes -la ville de Manchester aida Mézières financièrement à se relever de ses ruines, et participa à la construction de l'Hôpital et des cités du quartier qui porte aujourd'hui son nom-, celui enfin de la reconstruction et des discussions qui amenèrent le nouveau style architectural, le nouvel urbanisme.





Mézières - Anciennes fortifications, côté Est




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