Un lieu de culte au moment où le culte y est célébré
Un espace qui n'est pas sacré
Les Réformateurs ont prêté grande attention aux lieux de culte. Pour eux, "le Très Haut n'habite pas des demeures construites par la main des hommes", comme le disait l'apôtre Paul à propos des temples de l'Athènes païenne. Ils ont ainsi refusé qu'on considère les lieux de culte comme "des habitacles particuliers où notre seigneur nous prête l'oreille de plus près" (Calvin, IRC, III, xx, 30) ou que la célébration du culte soit liée à un endroit spécifique.
Le culte ayant toutefois un caractère communautaire et public, ils tenaient pour "requis que pour ce faire il y ait des temples assignés", sauf bien sûr en cas de persécution. Dans la perspective luthérienne, le culte est par excellence le moment où la communauté chrétienne se manifeste comme Église de Dieu, vivant de sa Parole. L'édifice où il a lieu conserve donc une signification spécifique. Mais, il n'est "église" qu'au moment où la communauté y est rassemblée pour le culte, il ne constitue pas par lui-même un espace sacré.
Au sens rigoureux du terme, "temple" désigne un édifice sacré où est censée résider la divinité, donc exactement l'inverse de ce qu'entendent les protestants quand ils songent à un édifice réservé à la célébration du culte. En français et dans plusieurs autres langues (italien, hongrois, etc.), c'est pourtant le terme convenu pour désigner les édifices dans lesquels les protestants de tradition réformée célèbrent leur culte.
Un nom aux résonances bibliques
On a souvent vu dans l'attribution du nom de "temple" aux édifices cultuels protestants le résultat d'une dérision. Les polémistes catholiques auraient utilisé ce terme pour mieux dénoncé le caractère prétendument"païen" du culte protestant, et les réformés s'en seraient fait une vertu. Mais au XVIè et XVIIè siècles, le mot "temple" n'avait pas cette connotation et, sur la lancée d'une tradition remontant au haut Moyen Âge, pouvait tout aussi bien désigner un sanctuaire catholique. En fait, dans la polémique de l'époque, le terme désobligeant était "synagogue", par exemple "synagogue de Satan".
Grands lecteurs de l'Ancien Testament, les réformés se sont prévalu du mot "temple" par allusion directe au temple de Jérusalem. Cette référence biblique leur permettait de signaler que, le sacrifice du Christ ayant mis fin au culte sacrificiel de l'ancienne alliance, tout lieu où se célèbre le culte "en esprit et en vérité " de la nouvelle alliance est un équivalent du temple de Salomon, et d'affirmer simultanément la légitimité du culte se tenant en un tel lieu par le fait que sa référence fondatrice était antérieure à celle de la messe (invention sacerdotale) célébrée dans les "églises", un usage de ce mot qu'ils ne retrouvaient pas dans le Nouveau Testament.
La forme soit plus ou moins circulaire (cf le temple de Lyon, surnommé Paradis), soit rectangulaire allongée (cf le temple de Charenton) des premiers temples huguenots faisait probablement référence, elle aussi, aux représentations populaires dans le premier cas, savantes dans le second, que l'on se faisait à ce moment-là du temple de Salomon.
En Suisse romande, on revient depuis trois ou quatre décennies à l'emploi du mot "église" pour désigner les lieux de culte protestants, rejoignant ainsi les désignations allemande et anglaise. Mais c¹est en oubliant la référence théologique dont l'usage du terme "temple" peut se prévaloir.
L'architecture protestante
Une expression artistique parmi d'autres
De toutes les expressions artistiques, l'architecture semble a priori être celle qui est la plus étrangère au protestantisme. Il est vrai que la pensée protestante a trouvé dans l'écriture et la musique des moyens d'expression apparemment plus proches de sa théologie que dans les arts plastiques. Dès ses origines, la foi protestante s'en prend aux arts visuels, architecture religieuse comprise. On a pris l'habitude d'opposer le "voir" et "l'entendre" comme si la musique était l'expression privilégiée du protestantisme, alors que le catholicisme se serait épanoui dans l'architecture. De fait, malgré sa parenté évidente avec la Renaissance, la Réforme n'a apparemment pas marqué l'histoire de l'architecture. Il n'en reste pas moins vrai qu'elle a su utiliser l'architecture, entre autres expressions, pour dire la foi nouvelle.
S'il n'existe pas de théorie d'architecture issue de la Réforme, il ne faut cependant pas en déduire que la production architecturale protestante soit un fait purement spontané. Le grand temple de Charenton présente un dispositif architectural original, dont seule une bonne compréhension de la foi réformée peut-être à l'origine. Les textes des Réformateurs ont su induire une architecture proprement protestante, mais ces textes ont alors plus une valeur programmatique, au sens du programme architectural, que théorique. Le génie architectural de la Réforme est d'avoir pu, à l'aide de la seule parole, influencer et produire une architecture nouvelle. Mais il faut également souligner que cette invention propre aux lieux de culte n'aura pas de répercussion sur le reste de la production architecturale.
Une architecture originale
L'Édit de Nantes (1598), en autorisant les réformés à construire des lieux de culte qui leur soient propres à condition qu'on ne puisse les confondre avec une église catholique, a en quelque sorte été le catalyseur d'une production architecturale originale et qui servira de modèle à tous les réformés.
Auparavant, les réformés ont dû se contenter des édifices conçus pour le culte catholique, en apportant, selon les circonstances locales, les modifications nécessitées par le culte protestant. Mais les grands principes qui seront mis en uvre dans les nouvelles constructions sont déjà présents. Si les modifications les plus visibles sont constituées par la suppression des images et des statues, l'essentiel de cette réforme architecturale est ailleurs. En cherchant à adapter à la foi nouvelle des églises conçues pour un culte où le déploiement liturgique et la mise en scène de la foi primaient sur le rassemblement de la communauté, les réformés remettent en question tout l'espace architectural du lieu de culte.
À un dispositif articulant une succession d'espaces destinée à représenter le mouvement propre à la foi chrétienne - le plan longitudinal ou basilical issu de la basilique romaine et dont la cathédrale est l'aboutissement - succède un nouvel espace architectural unifié dont la dynamique propre tient à l'articulation entre le rassemblement d'une part, la référence à la Parole qui le convoque et au sacrement qui l'authentifie de l'autre. Du point de vue de l'histoire et de la théorie de l'architecture, les architectes de la Réforme n'ont fait que réinterpréter le thème du plan central qui forme avec le plan basilical, les deux types d'édifices religieux propres au christianisme. Il s'agit en fait autant d'une redécouverte que d'une réinterprétation. C'est la fonction symbolique - le rassemblement de la communauté - qui les a amenés à retrouver la forme du plan central, inscrite depuis toujours dans la tradition architecturale du christianisme.
Un cadre sobre pour un culte autour de la Parole
Le temple protestant étonne par sa modestie, sa nudité. La raison profonde de cette sobriété tient dans la volonté de ne pas confondre émotion religieuse et émotion artistique et de ne pas laisser celle-ci usurper la première place dans le culte. Le protestantisme, fidèle à sa préoccupation constante de la pureté du sentiment chrétien, redoute en effet les confusions qui pourraient amener à substituer des impressions artistiques à l'impression authentiquement religieuse. Il se refuse ainsi à enrichir ses cultes d'éléments étrangers à son inspiration profonde et qui sont souvent contraires aux principes de la Réforme et de l'Évangile.
De ce fait, les images sont absentes des temples pour des raisons théologiques. La Réforme n'a rien contre l'art en soi, Luther et Cranach étaient de grands amis. Mais les protestants considèrent qu'il faut recevoir le deuxième commandement et estiment que l'image ne peut faire partie du mobilier ecclésiastique. Aussi écartent-ils toute image concernant Dieu, Jésus-Christ, et surtout la vierge et les saints, dont rien dans la tradition biblique ne permet d'établir le culte qui leur est adressé.
Il en est de même pour les sacramentaux, eau bénite, scapulaire, cierges, cloches, et toutes les significations qui leur sont attachées, sont absents du temple réformé. Ils n'ont en effet aucune valeur salutaire, seules la grâce et la foi étant opérantes en ce domaine.
La chaire
Le centre du culte est la Parole. Non pas l'effort du prédicateur pour faire écouter sa parole, mais l'effort pour trouver dans la Bible une parole de Dieu qui, expliquée, commentée, permette à chacun d'entendre à son tour retentir dans son cur cette Parole venue de Dieu, sans laquelle il n'y a pas, pour les protestants, de prière allant jusqu'à Dieu. Le temple s'organise donc autour de la chaire, longtemps surélevée, au centre. La place centrale est ainsi donnée à la Parole, entendue, écoutée, proclamée, prêchée. La prédication est en effet un enseignement qui vise à connaître l'Écriture. Elle est aussi la proclamation d'un message qui vise à convaincre, persuader, enthousiasmer. Elle est par ailleurs une actualisation de la Parole de Dieu. Elle fait enfin parvenir au protestant le témoignage de la Parole : la révélation que Dieu donne de lui-même en Jésus-Christ.
La Bible est donc l'outil de base et le fondement de la vie de tout protestant. La lecture de cette Bible se fait, non pas "au pied de la lettre", mais avec un certain sens critique, en cherchant à replacer tout passage dans son contexte pour en trouver une signification actuelle. La Bible n'est pas considérée comme une somme dogmatique ni comme un code moral, mais comme la nourriture privilégiée de la réflexion et de la vie spirituelle. Dans le protestantisme, il n'y a pas d'autorité dogmatique, ni d'excommunication, ni de commandement d'ordre éthique. Ce n'est pas l'Église qui détermine ce qu'il faut croire ou faire. La liberté individuelle est une valeur fondamentale. Chacun est responsable de sa foi et de son comportement et est appelé à réfléchir par lui-même pour construire ses propres convictions à partir de la Bible.
Le culte du dimanche est un moment privilégié de formation et de rassemblement pour la communauté. Il est public. Tous ceux qui cherchent, d'où qu'ils viennent peuvent y assister. Le prédicateur est avant tout un homme qui a de solides connaissances bibliques et théologiques. C'est le plus souvent le pasteur, théologien et spécialiste de la Bible, qui aide et stimule la recherche de chaque protestant. Il est l'animateur de la communauté. Il ne possède aucun pouvoir particulier ni pour accorder le pardon (chacun est responsable devant Dieu et Dieu seul) ni pour célébrer les sacrements. Il peut se marier. Tout ce qu'un pasteur fait, un laïc peut le faire s'il en est chargé par la communauté : culte, bénédiction de mariage, obsèques... Le sacerdoce universel, principe moteur de la Réforme, instaure une place identique au sein de l'Église à chaque baptisé, pasteur ou laïc.
Ainsi l'Église est considérée comme une organisation humaine de chrétiens qui se réunissent pour vivre ensemble leur foi et pour se donner les moyens d'avoir une aide dans leur propre recherche. Elle n'est pas une institution divine. En désacralisant l'Église, la Réforme rappelle en même temps la nécessité pour le chrétien du témoignage et de l'engagement dans le monde. Le sacerdoce universel, en supprimant les frontières dans l'Église, appelle à leur suppression dans le monde. Pour le protestant, c'est dans la cité et ses réalités sociales et humaines que doit se vivre l'Évangile.
Les protestants sont par ailleurs très attachés à l'organisation démocratique des Églises. Chaque Église locale est dirigée par un conseil presbytéral (dix membres à Troyes, plus le pasteur), élu pour six ans par l'assemblée des membres de l'Église. Chaque conseil presbytéral délègue un de ses membres, en plus du pasteur, au synode régional qui lui-même choisit ses délégués au synode national. Conseil presbytéraux et synodes sont les organes responsables de la vie de l'Église et permettent l'union entre vies locale, régionale et nationale. Avec douze autres Églises et mouvements, l'Église réformée de France fait partie de la Fédération protestante de France.
En organisant son culte autour de la Parole, le protestantisme utilise un minimum de moyens extérieurs. Dans tous les temples se dresse la Table de la communion dans les Églises de tradition réformée, ou l'autel dans lesÉglises luthériennes ou anglicanes. La plupart du temps, elle porte une bible ouverte. La sainte Cène, comprise de manière purement symbolique, y est célébrée. Le pain reste du pain, le vin reste du vin, mais ils représentent, pour celui qui le veut en les recevant, la personne et l'uvre du Christ.
Le protestantisme a répudié la messe, acte central du culte catholique. L'idée du prêtre ou l'idée du sacrement qui sont à la base de ce rite ne lui sont pas assimilables. Mais il n'a pas renoncé pour cela à perpétuer la réalité du sacrifice du Christ. Ce n'est pas sur l'autel qu'il veut le faire revivre, mais dans le cur des fidèles. Les symboles de la mort-résurrection sont présentés régulièrement à ces derniers, non seulement comme un mémorial, mais comme l'évocation de la réalité sans laquelle il n'y a pas de christianisme authentique : le sacrifice éternellement engendré dans le cur des fidèles par celui du Christ.
La cadence de cette célébration est irrégulière. Si les cultes sont dominicaux, la sainte Cène ne l'est pas obligatoirement. Dans certaines Églises locales, elle a lieu tous les dimanches, dans d'autres une ou deux fois par mois. La sainte Cène ne constitue en effet pas le centre du culte. Calvin avait prôné la célébration de la Cène tous les dimanches. Mais très vite, pour se dissocier de la conception d'un rite magique, les réformateurs français ont préféré la célébrer de manière plus espacée. La Bible, symboliquement, est déposée sur la Table du temple. Elle évoque un des principes fondamentaux du protestantisme : Sola-Scriptura et Tota Scriptura (l'Écriture seule et toute l'Écriture).
Les Églises de la Réforme ont également conservé comme un sacrement la cérémonie du baptême. Le baptistère, qui n'est pas toujours présent dans les temples, est utilisé pour les baptêmes d'enfants et d'adultes. L¹introduction du nouveau-né dans l'Église de Jésus-Christ ne se fait pas seulement par l'aspersion et la prière, mais aussi par l'engagement des parents, du parrain et de la marraine. Cet appel à l'action familiale dans l'oeuvre du salut indique d'emblée que tout caractère magique est refusé à la cérémonie. Il fait du baptême le "sacrement de l'éducation". L'aspersion de l'enfant ne lui confère pas par elle-même le bénéfice de tous les privilèges chrétiens pour l'arracher à la commune misère de l'humanité.
Le baptême exprime plutôt l'idée que l'enfant n'arrive pas au seuil de la vie spirituelle avec une nature intacte, mais avec un lourd poids d'hérédités et de tendances qui impliquent l'idée d'une purification nécessaire. Il ne saurait être question de conduire l'homme au terme normal de sa vie par un développement de ses capacités naturelles, mais seulement par une uvre de redressement et de salut que le baptême inaugure en s'emparant de la grâce de Dieu promise au nouveau-né. Le protestantisme a en effet toujours insisté sur la grâce. Le protestant n'a pas à gagner l'amour de Dieu. Celui-ci aime de toute façon chacun de ses enfants, qu'il soit plus ou moins pécheur. Le protestant tente de faire le bien, non pour acquérir des mérites, non pour gagner l'amour de Dieu, mais en reconnaissance pour le salut donné par Dieu.
Résolue à rester fidèle aux traditions du christianisme primitif, la Réforme n'a conservé comme sacrements que le baptême et la sainte Cène dont les origines bibliques ne sont pas contestables ; mais elle ne renonce pas pour cela à envelopper d'une atmosphère de recueillement et de prière les grandes dates de la vie, telles que l'admission dans l'Église, le mariage et la mort. Chacune de ces heures décisives est marquée par une cérémonie dont les éléments essentiels sont la prière, le rappel des grandes vérités bibliques relatives à la circonstance, et parfois la prédication et le chant.
Le plus souvent sur le mur du fond se trouve une croix, symbole de l'oeuvre de la mort et de la résurrection du Christ. Dans les Églises luthériennes, il n'est pas rare de trouver un Christ sur la croix, (crucifix) que les Églises réformées ne conçoivent pas puisque la victoire de Pâques ne réside pas dans la mort mais dans la Résurrection, espérance des croyants. Pour eux, le Christ est au ciel et sa souffrance a eu lieu une fois pour toutes. La croix n'est apparue dans les temples qu'au milieu du XIXè siècle, à la suite du mouvement de réveil des Églises protestantes venant d'Angleterre.
La croix huguenote est depuis le XVIIè siècle l'insigne des protestants. Son origine demeure mystérieuse. Certains attribuent son invention à un orfèvre nîmois qui se serait inspiré de la croix du Languedoc. D'autres estiment qu'elle serait issue de la croix de l'ordre du Saint Esprit qui lui est semblable, la colombe n'étant cependant plus inscrite dans la croix mais pendante au-dessous. Par l'adoption de cette croix, les protestants se démarquent de la croix latine, pour eux de sinistre mémoire du fait des persécutions catholiques. La croix huguenote rappelle les béatitudes par ses huit pointes, munies de boutons par allusion à ce que l'on place sur l'extrémité d'un fleuret d'escrime pour le rendre inoffensif. Les branches de la croix sont retenues par un motif ciselé circulaire, rappelant la couronne d'épines du Christ, et formant entre chaque branche un cur évoquant l'amour du Christ pour l'homme. La colombe qui pend représente le Saint-Esprit. Certaines croix anciennes montrent une goutte à la place de cette colombe. Cette goutte a été interprétée comme une larme ou une goutte de sang rappelant les persécutions, mais il est plus probable qu'il s'agisse d'une langue, comme les langues de feu que reçurent les disciples le jour de la Pentecôte.
Programmes concernés
École
Histoire cycle 3 : Du début des temps modernes à la fin de l'époque napoléonienne. Une autre vision du monde artistique, religieuse, scientifique et techniqueCollège
Histoire 5è : Les réformes protestantesLycée
Histoire 2è : Humanisme et Renaissance
Histoire Terminale : La France depuis 1945. Croyances et pratiques culturelles
Pour en savoir plus
Bibliographie sommaire
C. MARQUET, Le Protestantisme, Grancher, 1989, coll. Ouvertures.
J. - P. HAMMEL, M. LADRIERE, La culture occidentale dans ses racines religieuses, Hatier, Paris, 1991.
B. REYMOND, L'architecture religieuse des protestants, Labor et Fides, Genève, 1995.
P. GISEL et alii, Encyclopédie du protestantisme, Cerf/Labor et Fides, Paris/Genève, 1995.
J. THIELLAY, Lexique des religions chrétiennes, Ellipses, Paris, 1995.
P. GAUDIN, dir., Les grandes religions, Ellipses, Paris, 1995.
L. GAGNEBIN, Le Protestantisme, Flammarion, Paris, 1997, coll. Dominos.
"Le temple protestant", Bulletin de l'Église réformée de Troyes, janvier 1998.
D. KRÄHENBÜLH, dir., Le Protestantisme, BT, n° 1128, 2001.Liens
Église réformée de France : http://www.eglise-reformee-fr.org/
Fédération protestante de France : http://www.protestants.org/
Visiter un temple
Temple de Troyes
Adresse : 1, quai des Comtes de Champagne, 10 000 - Troyes
Le temple de Troyes accueille les réformés troyens qui constituent 50 % des protestants aubois. Pour l'autre moitié des fidèles, au culte à Troyes s'ajoutent ceux de Brienne-le-Château et d'Estissac, chacun une fois par mois. L'ensemble de la communauté représente 0,3 % de la population du département.
La présence réformée dans l'Aube est attestée dès 1525. La paroisse de Troyes, réformée calviniste, est "dressée" en 1558. En 1598, l'Édit de Nantes n'autorise le culte qu'à Saint-Mards-en-Othe, chez le seigneur local (culte de fief). D'autres lieux de culte existent cependant à Landreville (Barséquanais) et à Valentigney (Briennois). La destruction des deux temples de l'Aube intervient avant la révocation de l'Édit de Nantes de 1685. L'extinction officielle du protestantisme est suivie de son extinction réelle. Le protestantisme renaît en 1791, mais il faut attendre 1840 pour qu'une ordonnance royale reconnaisse une nouvelle Église réformée à Troyes. Le temple actuel est inauguré en 1859.Contacts
Monsieur le Pasteur
- 1, quai des Comtes de Champagne, 10 000 - Troyes
- tél. : 03.25.80.02.56
- erf-aube@libertysurf.fr
Dossier réalisé par Jean-Louis Humbert
(animation Histoire-Géographie)
CDDP Aube, mai 2001Remerciements à Monsieur le Pasteur
Marc LabartheCopyright CRDP de Champagne-Ardenne, 2001
Tous droits de traduction, de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays