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L'habitat
troyen (II) Article
écrit par Jean-Louis Humbert, |
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Un
nouvel habitat populaire et
Un habitat de faubourg Un habitat individuel surtout Des maisons "économiques" Les maisons dites économiques ne doivent pas être confondues avec les habitations à bon marché (HBM), ancêtres des HLM, dont les représentantes ne sont pas encore nombreuses avant 1944. Elles sont construites, sans aides, par les particuliers, surtout à Sainte-Savine et aux Marots. Quelques-unes peuvent être jumelées, mais ce n'est pas la règle. De plan rectangulaire, elles comptent une entrée au centre de la façade et deux pièces réparties de chaque côté du couloir. Plus rarement elles disposent d'un étage mansardé. Nombreuses sont celles qui disposent d'un fronton où apparaît la date de leur construction années 1880 pour l'essentiel. Toutes sont reconnaissables par l'adoption d'un même style reposant sur l'utilisation de la pierre et de la brique, par la présence d'un jardin ou d'un jardinet et par leur imbrication aux maisons de standing social plus élevé et, comme l'ensemble de l'habitat, au bâti de la production. Des HBM Les HBM,
nées en 1889 avec la Société française d'HBM,
sont des maisons coopératives ressemblant beaucoup aux maisons
économiques. Quelques lotissements Les maisons économiques ou bon marché peuvent être groupées en lotissements. Mais, alors que le premier lotissement naît chez Dolfuss à Mulhouse en 1854, que l'Exposition Universelle de 1867 met en lumière les réalisations possibles en matière de résidence ouvrière, le mouvement ne touche guère Troyes. Les quelques lotissements troyens, ne présentent guère l'aspect des "casernes " (1) ouvrières propres aux villes de l'industrie et sont peu étendus.La rue Traversière montre a l'est, côté pair, et à l'ouest, côté impair, deux séries de maisons de pierre et de brique, jumelées et à un étage. Celle voie montre aussi de petites maisons individuelles bâties sur le même modèle, du type maison économique.Entre la rue de Madagascar, l'avenue Mocqueris, la rue d'Italie et le boulevard Guesde, un lotissement, daté de 1889, comporte douze maisons jumelées avec jardin, séparées par la rue de Crimée. Une treizième est sise sur le côté impair de la rue d'Italie, côté Guesde et porte encore une plaque où sont marqués les mots La Foncière. L'îlot est ouvrier seuls un ou deux de ses habitants sont mentionnés dans l'agenda des 20 000 adresses importantes de Troyes et du département. À Sainte-Savine, la rive nord de la rue de l'indépendance, actuelle rue Pierre Sémard, montre, parallèle à la chaussée, un ensemble d'habitations identiques, loties par Emile Rothier en 1886. Ces maisons sont bâties en moêllons de craie en façade et en carreaux de terre pour les autres murs. La brique y loue un rôle décoratif aux angles et aux ouvertures. Elles offrent deux pièces en rez-de-chaussée et deux pièces sous les combles, soit une surface habitable de 65 mètres carrés. Toutes disposent d'un jardin qui s'étend de part et d'autre de l'habitation. Vers 1900, elles sont occupées par des ouvriers du textile, des employés, dos cheminots. Le sud de la rue Lamoricière montre un petit lotissement de maisons jumelées, tandis que sa partie nord conserve quelques grandes demeures entourées de vastes parcs. Celle rue témoigne de l'imbrication des habitats bourgeois et populaire dans les faubourgs troyens, lorsque les bourgeois installés au vert dans la première moitié du siècle sont rejoints par les nouveaux groupes sociaux nés de l'industrialisation. A Sainte-Savine et à Troyes, les groupements du Cottage social permettent à des ouvriers, réunis en coopérative, de construire leur maison au moindre prix. Il suffit aux candidats de se grouper afin d'acquérir le moule conçu en 1913 par Georgia Knap, inventeur troyen et fondateur de l'Association. Les familles l'utilisent à tour de rôle pour bâtir collectivement, le dimanche, ces maisons du même modèle 6 m sur 4, 3 pièces et une cuisine, avec étage si on utilise le moule Goliatt. La méthode permet d'économiser les frais d'architecte - Knap a déposé jusqu'à 20 modèles - et d'entrepreneur. Le prix de revient est ainsi quatre à cinq fois inférieur à celui de la construction traditionnelle. Les amis fortunés de Knap, comme le célèbre pharmacien Emile Coué, prêtent l'argent à un taux très avantageux, permettant aux ouvriers cottagistes de se lancer dans l'aventure sans apport initial. Les adhérents au cottage sont remboursés du droit d'octroi sur le matériel de construction et de l'amenée de l'eau jusqu'à leur compteur. Le cottage savinien, dit de Chanteloup, est bâti entre 1919 et 1922, voie des Buttes, actuelle rue La Fontaine, à l'angle de la route de Sens, actuelle avenue Galliéni. Le groupement comprend dix membres, parmi lesquels quatre bonnetiers. Il construit cinq maisons sur des lots de 479 mètres carrés disposant d'une largeur sur rue de 20,5 m. Leur prix de revient est de 4 500 francs.Le cottage troyen, dit de Croncels, réunit dix huit membres, parmi lesquels huit bonnetiers. Il se situe rue Edmé-Auguste Millard, entre la route de Dijon et la rue des Bergers, actuelles rue du Faubourg Croncels et Edouard Vaillant. Ses dix neuf maisons sont édifiées entre 1921 et 1924, au milieu des champs, sur un terrain de 8 387 mètres carrés, d'une valeur de cinq francs le mètre, comme à Chanteloup. Leur prix de revient est plus élevé qu'à Sainte-Savine: 16 680 francs pour l'une d'entre elles comportant, il est vrai, une buanderie, mais demeure très modéré. |
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Quelques habitations collectives La maison
collective, peu répandue, existe cependant. L'essor des faubourgs textiles L'ex-urbanisation de la bonneterie Le développement
de ce nouvel habitat est lié à l'industrialisation et à
l'essor des faubourgs textiles.
Les pavillons des faubourgs s'imposent aussi parmi les fermes des communes rurales proches de Troyes. Ainsi à Saint-André-les-Vergers, banlieue maraîchère développée en liaison avec l'industrialisation troyenne. Anticipant les tendances de la deuxième moitié du XXème siècle, qui mettent totalement fin à l'adaptation de l'habitat rural à son milieu, des paysans s'y font construire dans leur cour de ferme, de style local, une maison d'habitation moderne qui ressemble, en plus grand, à celle de l'ouvrier ou de l'employé pierre et bloc de craie, chaînes de briques utilisées aussi aux angles et en décoration des portes et fenêtres. De nouveaux quartiers Le faubourg
troyen de Sainte-Savine, cur historique de la bonneterie industrielle,
est le plus dense et le plus central. Prolongeant à l'ouest le
bouchon de champagne, il fait presque partie du centre ville, dont il
n'est séparé que par la voie ferrée et la gare. L'industrie
y est très présente, soit par les usines, soit par l'habitat
lié aux entreprises. Le quadrilatère formé par les
rues Bégand, Courtalon, Couturat, Jeanne d'Arc et leurs abords
forme un territoire bien caractérisé. A l'ouest, les rues
industrielles de Sainte-Savine le prolongent (rues Malon, Doumer), mais
la taille des usines diminue et le style du quartier change. Sainte-Savine,
restée commune indépendante derrière la gare, possède
une population à dominante ouvrière, mais avec plus de variété
et des revenus moins bas que dans les quartiers de la Seine. L'originalité
du quartier vient de la convergence de trois facteurs industrialisants
la voie ferrée, la rivière de Vienne, la route nationale
de l'ouest, direction privilégiée de la croissance urbaine.
Cette convergence explique la présence dans le quartier de quelques-unes
des plus puissantes firmes troyennes Delostal, Gillier, Rémy et
Plénat rue Courtalon, Bonbon, Mauchauffée rue Bègand,
Devanlay-Recoing rue Jeanne d'Arc. A l'habitat très serré
du faubourg troyen de Sainte-Savine et de la partie orientale da la commune
autour de l'église, s'oppose l'habitat plus aéré
de la partie occidentale et du quartier développé au nord,
entre les rues Louis Blanc et des Noës. L'habitat du faubourg est,
pour l'essentiel, constitué de maisons basses de type économique. |
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Un habitat lié à la bonneterie L'imbrication des bâtiments de production et des bâtiments d'habitation traduit l'inscription de la bonneterie dans la ville, au contact avec les lieux de résidence de la main d'uvre.
dans un
ensemble peu dense que trahit la présence de nombreux jardins individuels. |
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Un habitat né de l'initiative privée La promotion des classes moyennes Un habitat pavillonnaire Dès
avant 1914, les faubourgs troyens donnent A voir un habitat pavillonnaire
à connotation rurale qui anticipe sur l'urbanisation de l'entre-deux-guerres.
Symbole d'une ascension sociale, il fuit l'usine, ses contraintes, son
paysage et le pouvoir qu'elle représente.
Après 1880, la croissance démographique des faubourgs est plus rapide que celle du centre, alimentée par l'installation définitive de nouveaux migrants plus que par l'arrivée d'habitants de la ville ancienne.
Par ailleurs,
le faible prix du terrain à bâtir des faubourgs attire. A
Sainte-Savine, celui-ci double entre la partie proche de Troyes et celle
qui est située à l'ouest de l'ancienne mairie (actuel Forum).
Bonnetiers, façonniers et employés Les bonnetiers,
ou tricoteurs, font bâtir dans les faubourgs. Ils sont 10 à
20 % des salariés, mais en position de force, très tôt
organisés syndicalement. Ils disposent d'un apprenti, le cafard,
puis commis-bonnetier, qu'ils parrainent. Un entrepreneur ne se sépare
pas sans raisons d'un bon bonnetier qui représente un patrimoine
technique très estimé. Chaque bonnetier est spécialisé
en fonction du métier qu'il connaît. Les plus expérimentés
deviennent régleurs des machines et sont capables de les réparer,
voire de les perfectionner. La reconnaissance de leur compétence
technique leur confère une certaine liberté et une réelle
dignité vis-à-vis du patronat. Le bonnetier est l'ouvrier
troyen par excellence. Ses pratiques de consommation le distinguent des
autres actifs du fait de son salaire relativement élevé.
Les premières voitures à Troyes, outre celles des patrons,
sont achetées par des bonnetiers, Ils tiennent à leur position
au sommet des classes populaires urbaines et soignent leur apparence vestimentaire
et leur logement. L'ambition du bonnetier en fin de carrière n'est
pas de faire bâtir son petit pavillon à l'ombre de son patron.
Il regarde plutôt vers Sainte-Savine et Saint André.
Vers 1890,
les trois-quarts des façonniers troyens résident hors des
limites du bouchon de champagne. Avant la Grande Guerre, les quatre cinquièmes
sont dans ce cas. Ils y retrouvent un peu de leur ruralité perdue.
Ils manifestent une préférence pour les quartiers nouvellement
créés dans la proximité des usines. Ils sont aussi
présents dans le faubourg Croncels, dans le quartier des Marots,
dans les secteurs Preize-canal de la Haute-Seine-Tauxelles ou Tour Boileau-Victor
Hugo-Chevreuse.
La faiblesse de l'action sociale patronale Quelques patrons troyens veillent au bien-être, au logement et à l'éducation de leurs ouvriers. Ils veulent, en encadrant mieux ces derniers, éviter des conflits sociaux coûteux. Ils participent ainsi à la création d'une protection sociale que n'assure pas encore l'Etat providence qui, en France, ne prendra la relève du patronat paternaliste qu'à la fin des années 1880. Des préoccupations moralesLe patronat
paternaliste est inspiré par des préoccupations d'ordre
religieux. Il veut remédier aux difficultés de la vie ouvrière
en refusant à la fois le libéralisme et le socialisme et
donne dans ce qui deviendra le catholicisme social, apparu dès
le milieu du XlXè siècle à travers des initiatives
individuelles, avant que l'encyclique Rerum Novarum ne définisse
la doctrine sociale de l'Eglise en 1891. Ses aspirations confessionnelles
débouchent sur des réalisations concrètes à
Troyes, même si elles ont été plus fécondes
dans d'autres régions. |
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Peu d'empressement pour le logement des ouvriers Les patrons troyens ne manifestent guère d'intérêt pour construire des maisons ouvrières. Le logement, premier besoin à satisfaire en un temps de déracinement puis de ré enracinement, de mobilisation puis de stabilisation des travailleurs est pourtant, dans toutes les régions industrielles dès le milieu du XIXè siècle, le levier essentiel de l'action patronale (12) pour s'attacher l'ouvrier, mais aussi pour lui donner le sens de la propriété, organiser ses loisirs et faire oeuvre éducative, structurer la cellule familiale, base du projet social du paternalisme. On veut démontrer ainsi que
Certains
industriels songent cependant À loger les nouveaux arrivants dans
des immeubles situés à proximité des usines : maisons
Valton, près de l'usine Saint-Joseph, maisons Hoppenot, rue des
Tauxelles. La Cité Poron résume à elle seule toutes
ces ambitions. Les raisons de la discrétion patronale Troyes possède,
comme de nombreuses villes anciennes, un vaste parc de logements préexistant
à l'industrialisation qui suffit au logement des ouvriers (16).
De plus, les formes de l'activité industrielle n'ont pas justifié
de loger la main d'uvre le système de La manufacture dispersée
demeure en vigueur jusqu'à la veille de la Première Guerre
mondiale. Les entrepreneurs n'ont pas à attacher le personnel à
son travail en Lui proposant un logement assorti d'un cadre de vie adapté,
comme c'est le cas dans les colonies et les villages ouvriers édifiés
à proximité d'usines créées hors des villes.
Comme partout l'entreprise ne loge qu'une faible partie de sa main d'uvre,
celle qui éprouve des difficultés à se loger à
proximité, ou des contremaîtres et personnels d'encadrement
(17). Une attention pour les jardins ouvriers
Cette dernière conjugue ses effets à ceux de l'hygiène pour améliorer la santé des couches moyennes et populaires. Mais la condition des ouvriers reste très précaire, marquée par la hantise de l'accident, du chômage et de la vieillesse.
La lenteur de l'action publique Une succession de lois La relève du patronat paternaliste est assurée par l'État à la fin du siècle et au début du XXè siècle. Un appareil législatif se met peu à peu en place. Il canalise et prolonge l'action privée en matière de salubrité et de construction de logements. La loi Siegfried de 1894 autorise la création d'organismes financés par les caisses d'épargne. La loi Strauss de 1906 autorise les communes et les départements à venir en aide aux sociétés d'HBM. Elle facilite aux gens peu fortunés, vivant principalement du produit de leur travail, la possession d'une maison et d'un jardin. Pour cela elle les exempte de l'impôt foncier et de celui sur les portes et fenêtres pendant douze ans, leur permet le paiement par fractions des droits de mutation en cas d'acquisition, leur donne la possibilité d'emprunter à des taux très faibles (3,5 et 2%), à condition que l'emprunteur ait tait oeuvre préparatoire d'épargne et possède au moment de la conclusion un cinquième du prix du terrain ou de la maison à acquérir. La loi Ribot de 1908 étend les aides de l'État et permet la création des Sociétés de Crédit Immobilier. La loi de 1909 sur le bien de famille insaisissable complète le dispositif Immeuble servant d'habitation à une famille, celui-ci peut comprendre une maison, ou une portion divisée de maison, et facultativement des terres attenantes ou voisines exploitées par la famille jusqu'à concurrence d'une valeur globale de 8 000 francs. Jouissent également des avantages prévus par la loi, les maisons construites en vue de la vente ou de la location à des travailleurs peu fortunés par des particuliers, des sociétés de prévoyance, des caisses d'épargne... Leur valeur locative, calculée en fonction du prix des loyers, des charges et assurances, ne doit pas dépasser certains plafonds:
La loi Bonnevay-Siegfried de 1912 autorise les communes à construire des HBM sous forme locative. C'est la naissance des Offices Publics d'HBM (OPHBM). Mais l'essor du secteur des HBM, faute de soutien public important, est loin d'être à l'échelle des besoins. Une application lente Le Comité
départemental de patronage des HBM et de Prévoyance sociale
est institué par le préfet en 1907 en exécution de
la loi de 1906. Il se compose de conseillers généraux non
troyens, de représentants de la Société des H.B.M.
La Troyenne (14, rue Delaunay à Troyes), de la Caisse d'épargne
d'Arcis, du Conseil d'Hygiène départemental, de la Société
des Jardins ouvriers (110, rue de Preize à Troyes), d'une Société
de secours mutuel pour militaires. Cette composition évolue peu
par la suite on y adjoint Louis Mony, représentant des architectes
locaux, par ailleurs président du Conseil général
de l'Aube, qui deviendra président du Comité en 1914.
Quant aux constructions, le permis de construire, instauré pour les communes de plus de 20 000 habitants par la loi du 15 février 1902 sur la protection de la santé publique ne connaît de réelle application qu'après la guerre. La Ville de Troyes instruit alors des permis dans une optique médicale et hygiéniste, plutôt qu'urbanistique. Il faut attendre la loi de 1919, modifiée en 1924, pour voir les lotisseurs mis dans 'obligation de déposer en mairie deux exemplaires du programme, du plan de lotissement, du cahier des charges. Ils ne peuvent ensuite agir qu'après avis de la commission départementale d'aménagement et d'extension des villes et villages... et sous le contrôle de la commission sanitaire de l'arrondissement de Troyes.Le Comité constate cependant, dès 1911, que les lois ont déjà fait sentir leurs heureux effets dans le département, principalement à Troyes, Sainte-Savine, Saint-André, Nogent, Romilly-sur-Seine et Arcis-sur-Aube, où beaucoup de maisons à bon marché ont été édifiées depuis trois ans. L'action des coopératives Les HBM
sont en effet édifiées par des organismes coopératifs
opérant sur une échelle variable.
Les maisons
sont données à bail aux sociétaires ou groupes de
sociétaires qui on ont demandé la construction ou l'achat
pouune pérIode égale à celle de la libération
des actions représentatives du prix de revient, le bail finissant
le jour même du dernier versement de libération (32).
La société veut aussi réaliser des bains douches,
vendre et louer des jardins ouvriers. Elle construit 70 pavillons durant
l'entre-deux-guerres, mais on ignore leur localisation. Vers une ample action publique Il faut
attendre le toilettage des textes entrepris en 1919 et 1922 pour voir
l'action publique prendre de l'ampleur. Les structures et les contraintes
des Sociétés de Crédit immobilier (SCI) et des OPHBM
sont simplifiées. SI l'État ne s'est pas encore décidé
sur la forme que prendra son intervention et s'épargne une réflexion
sur les villes et le logement, Il y a urgence. L'après-guerre fait
en effet nettement apparaître les difficultés de l'habitat
dans l'agglomération troyenne, provoquées par l'augmentation
de la population urbaine, due pour une part à l'installation définitive
de réfugiés des régions occupées, due pour
une autre à l'attraction exercée sur les habItants des campagnes
par le centre industriel troyen. La nécessité de reloger
les habitants des immeubles centraux défectueux s'ajouta à
la progression du peuplement pour mettre au premier plan les tâches
de l'administration et des collectivités locales. La grève
très dure de la bonneterie en 1921 éloigne les communistes
des socialistes de la municipalité. Celle-ci se rapproche des industriels
qui prennent conscience de l'urgence d'une action en faveur d'ouvriers
logés dans des conditions très médiocres. |
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