Paris-Alger, la crise du 13 mai 1958

 

Le Comité
de salut public d’Alger

( Une de L’Écho d’Alger )

  Le 13 mai 1958 à Alger, les manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français exécutés par le FLN et pour s’opposer à la formation à Paris d’un gouvernement présidé par Pierre Pflimlin tournent à l’émeute.
  L’armée fraternise avec les manifestants.
  Un Comité est constitué sous la direction du général Massu qui adresse au président de la République, René Coty, un télégramme exigeant la création à Paris d’un gouvernement de salut public.

 

Point de vue de Maurice Agulhon

Le point de vue de l'historien
Maurice Agulhon sur le 13 mai 1958

 

« Les fils de Valmy        
sauveront la République »

( Tract du PCF - Archives départementales de la Marne )

Ce tract diffusé par le section châlonnaise du Parti communiste français au lendemain du débarquement des parachutistes en Corse, dénonce « le complot fasciste » et appelle « tous les républicains » à constituer « des comités antifascistes » pour « la défense de la République » en faisant référence aux Fils de Valmy, organe clandestin de la résistance communiste marnaise à la Libération.

 

Message du président Coty
au Parlement
le 29 mai 1958

retour.avi

INA
Le retour
de De Gaulle.avi
(6,05 Mo)




Mendès France vote contre l'investiture de De Gaulle

Mendès France
vote contre l'investiture
du général de Gaulle


   Sortant du silence qu’il observait depuis plusieurs années, le général de Gaulle avait déclaré dès le 15 mai qu’il était prêt à « assumer les pouvoirs de la République ».
  Le 27 mai, après avoir rencontré le président du Conseil Pierre Pflimlin, il avait annoncé dans un communiqué qu’il avait « entamé le processus régulier nécessaire à l’établissement d’un gouvernement républicain ».
   Le 29 mai, le président de la République, René Coty adresse un message au Parlement dans lequel il annonce qu'il démissionnera si l’Assemblée refuse d’investir le général de Gaulle à la tête d’un gouvernement ayant pour mission d’assurer « le salut de la Patrie et de la République » :


  « Dans le péril de la Patrie et de la République, je me suis tourné vers le plus illustre des Français, vers celui qui, aux années les plus sombres de notre histoire, fut notre Chef pour la reconquête de la liberté et qui, ayant ainsi réalisé autour de lui l’unanimité nationale, refusa la dictature pour rétablir la République »

 

 

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