Le monument de 1924

 
 
Reims et Bamako,
des monuments jumeaux issus d'un même moule
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   Le monument à l’Armée noire de Reims est l’œuvre de deux Parisiens, le sculpteur Paul MOREAU-VAUTHIER et l'architecte Auguste BLUYSEN.

Aux héros de l'Armée noire
Reims
Marne
Château-Thierry
Aisne
1924

( Carte postale, Thuillier éditeur, Reims-Collection Jean-Pierre Husson )

   Il était constitué d'un socle en granit rapporté d'Afrique, en forme « tata » (fortin africain), où étaient gravés les noms des principales batailles de la 1ère guerre mondiale au cours desquelles les troupes africaines ont été engagées, surmonté d'un bronze représentant un groupe de soldats africains du corps d'armée colonial rassemblés autour d'un drapeau français porté par un officier blanc, selon la représentation habituelle de la Force noire, déjà illustrée à la Une du Petit Journal en 1919.

La Force noire honorée à la Une du Petit Journal du 1er juin 1919
En haut : le général Faidherbe, gouverneur du Sénégal et créateur des tirailleurs sénégalais en 1857 (à gauche), et Blaise Diagne, Commissaire général aux troupes noires en 1917-1918 (à droite)
En bas : le général Mangin organisateur de la Force noire (à gauche) et le général Marchand qui a commandé les tirailleurs sénégalais au Soudan (à droite).

Le groupe de bronze du monument de Reims
( Carte postale G. Graff éditeur, Reims - Collection Jean-Pierre Husson )

   Le monument « Aux héros de l'Armée noire », érigé à Reims  « en témoignage de reconnaissance envers les Enfants d'adoption de la France, morts en combattant pour la Liberté et la Civilisation », était sorti du même moule que celui de Bamako inauguré le 3 janvier 1924.

Le monument de Bamako
( Archives municipales et communautaires de Reims )

La maquette du monument à l’Armée noire de 1924 conservée au Musée des troupes de marine de Fréjus, présentée dans l'exposition « Tenir ! Reims sur le front 1914-1918 »
au Musée Saint Remi de Reims en 2008.

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