Pour aller plus loin

 
 
Les autres monuments aux combattants d'Afrique noire
Imprimer au format pdf

   En France métropolitaine, d'autres monuments, peu nombreux, rendent hommage aux combattants d'Afrique noire : à Paris, à Saint-Raphaël et Fréjus dans le Var, à Menton dans les Alpes-maritimes et à Merfy dans la Marne.

 

 

Les monuments du Jardin d'agronomie tropicale de Paris

   Deux d'entre eux se dressent dans l'enceinte du Jardin d'agronomie tropicale de Paris, à l'extrémité Nord-Est du Bois de Vincennes. Créé en 1899, ce jardin avait accueilli l'Exposition coloniale de 1907.
   Après le 1ère guerre mondiale, des monuments y ont été érigés en hommage aux soldats indigènes des colonies, morts pour la France pendant la 1ère guerre mondiale, en particulier un monument aux soldats noirs et un monument aux soldats de Madagascar.
   Ce jardin a été racheté en 2003 par la Ville de Paris.

Le monument « Aux soldats noirs morts pour la France »
( Photographies communiquées par Suzanne Gilles )

 

Le monument aux soldats de Madagascar
( Photographies communiquées par Suzanne Gilles )



Les monuments du département du Var

   Deux autres monuments ont été érigés dans le département du Var, où étaient installés pendant la 1ère guerre mondiale les dépôts de l'armée dite « coloniale indigène » créée par décret en 1915 :

      - le « Mémorial à l'Armée d'Afrique » à Saint-Raphaël

      - le « Mémorial de l'Armée noire » à Fréjus
   Le Mémorial à l'Armée d'Afrique érigé à Saint-Raphaël, a été inauguré le 15 août 1975 par le ministre de l'Intérieur, Michel PONIATOWSKI, à l'occasion 31e anniversaire du débarquement de Provence.
   Le Mémorial de l'Armée noire qui se dresse sur le bord de mer, a été érigé par l'Association des Amis du Musée des Troupes de Marine implanté à Fréjus, avec le concours du ministère de la Défense et de la Ville de Fréjus. Il est dédié « à toutes les troupes noires qui ont vaillamment servi sous le drapeau français depuis plus d'un siècle et dont Fréjus était la plus importante garnison ». La statuaire en bronze, œuvre du sculpteur Yvon GUIDEZ, a été fondue en Pologne.

 

  « Passants,
  ils sont tombés
  fraternellement unis
  pour que tu restes Français »

              Léopold Sédar Senghor

 

 

Le Mémorial de l'Armée noire à Fréjus
( Photographies © Jean-Pierre Husson )

Les autres monuments aux combattants d'Afrique noire

 

Le Mémorial du Tirailleur à Menton

   Le 1er novembre 2012, à l'initiative de l'Association Mémoire du Tirailleur Sénégalais (AMTS), un Mémorial du Tirailleur a été inauguré dans le carré d'Orient du Cimetière du Trabuquet à Menton, où 1 137 tirailleurs sénégalais, malgaches, indochinois ont été inhumés de 1914 à 1920.

   Désormais, une statue de bronze représentant un tirailleur sénégalais se dresse à l'entrée du carré militaire où les noms des tirailleurs inhumés dans cette nécropole, unique en France, sont inscrits sur 20 plaques de granit

Le carré d'Orient du Cimetière du Trabuquet à Menton

Le tirailleur sénégalais de Menton
sur le site de l'AMTS
http://amtstirailleur.fr/l-association-amts/memorial-du-tirailleur/

 

Le monument de Merfy dans la Marne

   Le 30 mai 2015 a été inauguré à Merfy dans le département de la Marne, un monument qui rend hommage au 61e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
   
Au cours des derniers jours du mois de mai 1918, au cours desquels les Allemands se sont emparés du Chemin des Dames, une section de 35 tirailleurs sénégalais appartenant à ce bataillon et commandée par le lieutenant HUGONNEC, s'est retranchée dans le Château des Maretz, et a tenu sa position jusqu'au dernier, face à un bataillon du 127e régiment d'infanterie wurtembourgeois qui l'a submergée. Cette résistance acharnée a permis au commandement français d'organiser la défense de Reims qui se trouvait gravement menacée.

   Érigé à l'entrée du Château des Maretz situé au sud du village de Merfy, ce monument,  en forme de stèle, a été réalisé par le sculpteur Jean-François GAVOTY à qui l'on doit la réplique du " Monument aux héros de l'Armée noire " érigée en 2013 dans le Parc de Champagne à Reims.


   Il est constitué d'un cylindre de basalte noir sur lequel figurent en creux, des portraits de soldats africains et sur lequel est gravée une ancre marine, emblème des troupes coloniales, avec l'inscription :
   « Ici le 29 mai 1918, 35 soldats du 61e Bataillon de tirailleurs sénégalais formant la section du lieutenant Hugonnec, sont tombés regroupés autour de leur chef en s'opposant à l'avancée de tout un régiment allemand. Passant, souviens-toi de ces jeunes Africains »

 

 

 ( Photographies © Jean-Pierre Husson )

Haut