Qu'est-ce qu'un PREAC ?
   Musée des Beaux-Arts de Reims

LE MUSEE DEPUIS SA CREATION

Le musée des Beaux-arts de la Ville de Reims conserve l'une des plus prestigieuses collections des musées de France établis en région. Il illustre ainsi les plus grands mouvements artistiques d'une période allant du XVe au XXe siècle, à travers peintures, sculptures et aussi mobiliers et objets d'art. Trop à l'étroit dans le bâtiment actuel, le musée doit déménager en 2018 dans une architecture conçue par David Chipperfield, à côté des Halles du Boulingrin.

Fondée en 1794 à paritr des saisies révolutionniares opérées sur les biens des émigrés et des collectivités religieuses, la collection du musée fut placée à l'Hôtel de Ville. Durant le XIXe siècle, dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l'Etat et achats de la Ville complétèrent progressivement ce fonds. La Ville acquit, en 1908, le grand séminaire désaffecté installé dans les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Denis, pour y transférer le musée en 1913 ; c'est cet emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui et qui correspond en partie au palais abbatial du XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle.

 

LES COLLECTIONS

Rez-de-chaussée - Salle Gérard - XXe siècle

Enrichie grâce à la politique d'acquisitions du musée, elle comporte quatre sections qui entretiennent, pour trois d'entre elles, un riche écho avec le patrimoine rémois. Une place importante est donnée à la multiplicité des techniques artisitques : peinture, sculpture, dessin...

. Les prémices de la modernité : avec Paul Gauguin, les Nabis et les symbolistes (Edouard Vuillard...) ; le fauvisme (Henri Matisse, Albert Marquet...) ; le cubisme (Louis Marcoussis, André Lhote).

. L'Art déco : Paul Jouve, Jean Dunand, François-Louis Schmied...

. Le dadaïsme, le Grand Jeu et le surréalisme : (Georges Ribemont-Dessaignes, Joseph Sima, Artür Harfaux, Maurice Henry...) - point fort de cette collection. Dans cette section, un espace dévolu à Maurice Henry, met en valeur toutes les facettes de sa démarche. Une partie de son fonds d'atelier a été acquis récemment.

. L'abstraction après 1945 : Vieira da Silva, Michel Seuphor, Serge Charchoune, Karl-Jean Longuet...

Des dépôts exceptionnels : des oeuvres sont déposés par le Musée National d'Art Moderne, Centre Pompidou/CCI : Joseph Sima, Midi ; Jindrich Styrsky, Paysage d'échecs ; Serge Charchoune, Mozart divertimento K.138. Pour parfaire la section Art déco ont été déposées deux oeuvres monumentales de François-Louis Schmied, L'Idole et L'Ile Enchantée, par le Mobilier National.

Depuis le 6 juillet : Retour de la salle à manger Emile Gallé ! présentée dans un espace spécifique dédié à Henry Vasnier, rappelant l'importance de l'art nouveau pour ce grand collectionneur et donateur rémois, qui militait à la fin du XIXe siècle pour un nouveau musée.

 

DANS L'ESCALIER D'HONNEUR

Une série de grands formats religieux récemment restaurés, de Jean et Jacques Hélart, est présentée au public.

 

PREMIER ETAGE

Salle Monthelon - Grands formats XXe siècle

En attendant le nouveau musée, dont l'ouverture est prévue en 2018, des peintures de grandes institutions nationales et régionales sont exposées et préfigurent la futre salle XXe siècle.

Ainsi, du musée national d'Art moderne, sont présentées dans cette salle : une oeuvre impressionnante de Matta, Trans-apparence du Verbe, des peintures de Léon Zack, Composition ; d'André Masson, Marécage et de Raoul Ubac, L'Arrière-saison. La plupart de ces oeuvres des collections nationales rappellent la présence incontournable à Reims de l'art de l'entre-deux-guerres et de l'art abstrait des années soixante.

De plus, Reims est une ville essentielle pour Tsuguharu Léonard Foujita qui, après avoir été membre de l'Ecole de Paris durant les années vingt, privilégie l'art sacré et se convertit au catholiscime en 1959 en la cathédrale de Reims. Dans ce cadre, sont présentées trois oeuvres du musée d'Art moderne de la Ville de Paris - La Crucifixion, La Descente de croix et L'Apocalypse, illustrant la fin de sa carrière.

Concernant les Années folles et l'Ecole de Paris, deux dyptiques monumentaux composés de quatre "grands fonds blancs" déposés par le Conseil général de l'Essonne - son manifeste - mettent en lumière sa capacité à hybrider l'histoire européenne de l'art, la tradition japonaise et les années Art déco. A découvrir également, sa chapelle Notre-Dame-de-la-Paix Léonard Foujita offre en 1966 à la ville et qui se révèle être son testament artistique.

Les toiles peintes des XVe et XVIe siècles exposées initialement dans cette salle font l'objet d'un chantier de restauration exceptionnel et minutieux qui nous a conduits à les décrocher. Seule l'une d'entre elles continuera par roulement à évoquer cet ensemble exceptionnel et à rappeler leur importance dans la démarche de l'artiste contemporain Gérard Garouste qui a réalisé Indienne. Cette oeuvre est déposée par le Fonds régional d'Art contemporain Champagne Ardenne, dans le cadre d'un partenariat destiné à développer le dialogue art ancien/art contemporain.

SECTION VITRAIL

Enfin, l'espace dévolu initialement aux treize dessins de Cranach l'Ancien et Le Jeune (tous décrochés pour restauration) présente aujourd'hui une sélection de vitraux du XXe siècle achetés par la Ville de Reims avec le soutien du Fonds régional d'acquisition des musées (FRAM) ou déposés par le FNAC/CNAP. Ce fonds constituera l'une des sections originales du futur musée. Les portraits des Cranach seront quant à eux restaurés et remis en valeur.

 

INFOS PRATIQUES

8 rue Chanzy - 51100 REIMS

Tél. 03 26 35 36 00 / Fax. 03 26 88 87 75

Ouvert les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h. Fermé le mardi et les 1er janv., 1er mai, 14 juil., 1er et 11 nov., 25 déc.

Cour du musée avec la sculpture Axe (2002) de Christian Lapie. (c) Photo C. Devleeschauwer
Paul Gauguin (1848-1903), Nature morte aux pommes. (c) Photo C. Devleeschauwer
Emile Gallé (1846-1904), détail : Saveurs d'automne. Grand dressoir. (c) Photo C. Devleeschauwer
Escalier d'honneur du musée. (c) Photo C. Devleeschauwer

 

ACTUALITÉ

Depuis le 16 octobre 2013, les espaces XVIIIe et XIXe siècles sont fermés au public. Installation de la prochaine exposition 1913-2013. Cent ans, 52000 oeuvres...

. Exposition 1913-2013. Cent ans, 52000 oeuvres... du 7 décembre 2013 au 18 mai 2014.

. Exposition sur le centenaire de la Grande Guerre 14-18 et les arts français et allemand de la période. A partir de septembre 2014.