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Abside
Extrémité arrondie d'une église, abritant le
sanctuaire, derrière le chur (chevet) ; Sa forme en
demi-cercle vient de la basilique romaine. L'abside principale,
au bout de la nef centrale, accueille le maître-autel. Les
absidioles sont à l'extrémité des collatéraux
et du transept.
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Acanthe
Plante de la famille du chardon. La forme décorative de
ses feuilles a inspiré les sculpteurs. On la trouve souvent
sur les chapiteaux corinthiens (depuis 400 av. JC) et leurs adaptations
romaines. L'art roman utilisera une feuille d'acanthe très
stylisée, l'art Renaissance et baroque reprendra les formes
de l'Antiquité.
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Alignement
Ligne, fixée par le plan d'urbanisme, délimitant
les limites de la voie publique, et que les constructions ne doivent
pas dépasser.
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Ange
(grec " envoyé ") au sens biblique, pur esprit
asexué, médiateur entre Dieu et les hommes. Depuis
le début de l'art chrétien, généralement
représenté sous forme d'un adolescent ailé,
la tête ceinte d'une auréole ; la Renaissance italienne
a représenté aussi des anges féminins. Certains
anges jouent un rôle particulier et ont des attributs spécifiques
comme les quatre archanges, les anges gardiens, les Chérubins,
les Séraphins.
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Appareil
champenois
Maçonnerie alternant lits de brique et lits de pierre.
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Aqueduc
(latin aquae ductus : " conduite d'eau "), pont à
arcades romain, souvent long de plusieurs kilomètres, qui
amenait l'eau d'un lieu à un autre par un petit canal couvert
ou à l'air libre. Les plus célèbres sont
situés dans la campagne romaine, le Midi de la France (Nîmes),
en Espagne (Ségovie).
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Arc
Construction de forme courbe délimitant une voûte ou
la partie supérieure d'une baie. Il absorbe la poussée
et la dirige vers les supports (piliers, colonnes). Il est constitué
soit de pierres taillées en forme de coin, soit de pierres
rectangulaires liées par des joints de mortier triangulaires.
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Arc de
triomphe
Monument en forme d'arcade isolée (à une ou deux
ouvertures) qu'élevaient les Romains pour célébrer
le triomphe d'un général victorieux, et remercier
la divinité ayant présidé à cette
victoire. Les architectes des églises médiévales
s'en sont tout particulièrement inspirés pour leurs
façades. Depuis la Renaissance et jusqu'au XIXe siècle,
on a construit de nombreux arcs de triomphe sur le modèle
romain.
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Arcade
(latin arcus : " arc ") Arcature, suite d'arcs sur piliers
ou colonnes. On appelle aussi arcade une galerie dont l'un des
côtés s'ouvre en arcs (galerie d'arcades).
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Armoiries
Emblème en forme d'écu-bouclier du Moyen-Âge
souvent accompagné d'un heaume. La science des armoiries
s'appelle l'héraldique.
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Art Déco
Style
des années 1920-1930. On le retrouve dans l'architecture,
les arts graphiques et les décorations intérieures
: ouvertures à pans coupés, bas-reliefs stylisés,
utilisation de la céramique, du vitrail, du fer forgé.
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Art Nouveau
Mouvement artistique né au tournant du XXe siècle
dans différents pays, l'impulsion étant venue d'Angleterre
(William Morris) et de la gravure sur bois japonaise. L'Art nouveau
rejette la répétition sans âme des styles
précédents (néo-gothique, néo-renaissance,
Second Empire), et particulièrement leurs ornements. Ses
thèmes favoris : les lignes sinueuses d'une flore aux tiges
frêles et de longs cols de certains oiseaux (cygnes, grues,
etc.). Les meubles aux formes fonctionnelles, la décoration
aux lignes rigoureuses, la décoration aux lignes rigoureuses
des façades, vont frayer la voie à l'esthétique
contemporaine.
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Atlante
Figure d'homme servant de support vertical à la manière
d'Atlas, portant le ciel sur ses épaules. L'atlante sert
également à supporter un blason. Il peut signifier
la force ou la déchéance du vaincu.
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Autel
(latin altare : " lieu élevé ", servant
au sacrifice). Les parties essentielles en sont : la table, le soubassement,
le sépulcre contenant des reliques.
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Avant-corps
Partie d'un bâtiment faisant saillie, sur toute la hauteur,
toit y compris, sur l'alignement de la façade. Peut être
d'angle, latéral ou central. L'architecture Renaissance et
baroque (pavillon) en fait grand cas pour rythmer la façade.
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Retour
au losange alphabétique
B
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Balcon
Plate-forme faisant saillie à l'étage d'un bâtiment,
et reposant sur des corbeaux, modillons, consoles ou trompes. On
dit plate-forme lorsque les supports prennent appui sur le sol.
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Baldaquin
1) Dais en étoffe surmontant un trône ou le siège
d'un prélat, un autel, un lit. 2) Petit toit de pierre ressemblant
à une sorte de parapluie, érigé au-dessus de
certaines statues (gothiques) ou des chaires, à la fois dans
un but utilitaire (protection) et ornemental.
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Baptistère
(latin, " édifice où l'on baptise "), construction
indépendante, à plan central - souvent octogonale
- élevée, pendant les premiers siècles chrétiens
et le Moyen-Âge (IVe-XVe siècle) au voisinage de la
cathédrale, et généralement à l'ouest
de celle-ci. Il était consacré à saint Jean-Baptiste.
On y administrait le baptême par immersion dans la cuve baptismale
(piscine). Avec l'abandon de cette coutume, le baptistère
a été remplacé par les fonts baptismaux placés
à l'intérieur de l'église.
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Basilique
(grec : " salle royale ") 1) À l'origine, édifice
où l'archonte Basile rendait la justice, sur la place du
marché d'Athènes. 2) Rome : halle servant de tribunal
ou de marché, généralement séparée
en trois nefs, et parfois terminée en hémicycle (abside).
3) Église chrétienne des premiers siècles.
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Bastion
Ouvrage de forme pentagonale et de profil remparé dont l'artillerie
des deux flancs flanque les fossés et celle des deux faces
tire sur la campagne. Le fossé est précédé
d'un glacis, en pente descendante vers la campagne, qui protège
la crête du bastion.
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Bestiaire
Iconographie animalière d'une uvre.
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Bien
culturel
Bien concret et tangible (monument, uvre d'art) relatif à
un mode de culture traditionnelle auquel la société
attribue une importance particulière d'ordre historique,
artistique ou scientifique. Il tend à inclure de plus en
plus l'ensemble des traditions et savoir-faire.
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Boiseries
ou lambris
Revêtements de bois, souvent richement sculptés, tapissant
une pièce - murs ou plafonds. Très répandues
en Europe du Nord du XVe au XVIIIe siècle.
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Briques
(construction en)
Les briques - fabriquées avec de l'argile cuite au four -
restent apparentes sur les murs de façade. Les constructions
lombardes des Xe et XIe siècles serviront de modèle
à celles des Pays-Bas et d'Allemagne du Nord, où la
brique fut durant tout le Moyen-Âge un matériau très
employé. Elle développera dans ces religions, du XIIe
siècle jusqu'aux dernières flambées du gothique,
la riche gamme de ses possibilités.
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Calvaire
Peinture ou sculpture représentant la scène de la
Crucifixion, avec de nombreux personnages. Les calvaires bretons,
qui s'élèvent en plein air, sont particulièrement
célèbres.
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Camp retranché
Ensemble défensif composé d'une ceinture de forts
détachés entourant une ancienne place forte.
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Cannelures
Longs canaux verticaux et parallèles (colonne cannelée).
Sillon ornant les colonnes ou piliers antiques et qui les font paraître
plus sveltes, plus élégantes. Depuis la Renaissance
- et jusqu'à nos jours - les cannelures sont à nouveau
très utilisées, aussi bien pour décorer des
colonnes et des piliers que des candélabres, lampadaires
; etc.
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Cariatide
Statue de femme supportant un entablement. La cariatide est originaire
de la région de la mer Égée et de l'Asie Mineure.
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Casemate
Local voûté à l'épreuve de l'artillerie
qui, dans la fortification de la fin du XVe ou du début du
XVIe siècle, est le plus souvent conçu pour desservir
des embrasures de tir.
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Cathédrale
Désigne surtout en France, Espagne et Angleterre, l'église
épiscopale d'une ville. En Allemagne du Nord, on utilise
plutôt le terme de Dôme, et en Allemagne du Sud, celui
de Münster.
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Cathèdre
(grec) Siège épiscopal dans l'église. Dans
les églises des premiers siècles, elle se trouvait
au fond de l'abside, derrière l'autel. Depuis le Moyen-Âge,
elle est surélevée, placée dans le chur,
du côte des Évangiles, généralement magnifiquement
décorée et surmontée d'un baldaquin.
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Céramique
(du grec Keramos : " argile du potier ") Terme générique
pour les poteries. On distingue la poterie commune (pour les usages
du bâtiment, tuiles, canalisations, etc.) et la céramique
fine (vaisselle, vases, artisanat d'art). On remédie à
la porosité de la pâte par la cuisson à haute
température et la glaçure.
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Chaire
(du latin cancellus) Tribune servant à la prédication
et à l'enseignement. Elle succède à l'ambon
de l'église des premiers siècles. Depuis le XIIIe
siècle, elle se dresse aussi bien au jubé que, isolée,
auprès d'un pilier de la nef ou de la croisée du transept.
Parfois, dans de petites églises (et surtout dans les temples
protestants), elle s'unit à l'autel pour former un "
autel-chaire ". Elle comporte toujours les mêmes éléments
(pied, cuve polygonale, escalier, abat-voix), mais ils sont souvent
richement décorés et, dans le style baroque, leurs
contours disparaissent sous la luxuriance des ornements figuratifs.
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Chapelle
(du latin cappa : " manteau ") Petits oratoires indépendants
(chapelle des morts, etc.) ou certaines parties d'une église
(chapelle absidial, du chur, etc.).
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Chapiteau
(du latin capitellum : " petite tête ") Tête
de colonne, pilier, pilastre au point de jonction du support et
de la charge.
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Chemin couvert
Chemin de ronde placé au sommet de la contrescarpe et abrité
par un parapet formant le départ du glacis vers la campagne.
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Chemin de
croix
Représentation en 14 scènes (stations) de la Passion
du Christ depuis la condamnation par Pilate jusqu'à la Mise
au Tombeau. Dans les églises catholiques, elle est souvent
murale : le chemin, de croix fait alors le tour de l'église.
Peut aussi être à l'extérieur, sous forme de
14 édicules.
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Cheminée
Foyer non clos dans une habitation ou - c'est une tendance récente
- sur une terrasse. Depuis l'époque romane, elle est devenue
un élément décoratif. À la Renaissance,
cheminées de marbre et de grès magnifiquement ornées
(Italie, Pays-Bas, France). Accessoires : chenets, tisonnier, pincettes,
pelle, etc.
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Chur
À l'origine, c'est l'endroit où se tiennent les chantres
(basilique). Depuis l'époque carolingienne, on appelle chur
le prolongement, généralement carré, de la
nef centrale, par-delà la croisée du transept : c'est
là que s'élève l'autel et que commence l'abside.
On désigne aussi du nom de chur l'ensemble chur
plus abside avec le maître-autel, tabernacle, stalles du chur,
éventuellement siège épiscopal. Reposant sur
des gradins, le chur est nettement surélevé
- surtout s'il y a une crypte en dessous. Depuis l'époque
romane, il est souvent entouré d'un déambulatoire
sur lequel il s'ouvre par des arcades. Sur le déambulatoire
lui-même se greffent souvent des chapelles rayonnantes ou
absidioles, visibles de l'extérieur. Au Moyen-Âge,
le chur est souvent séparé du déambulatoire
et de la nef centrale par une clôture, à l'époque
gothique par un jubé, et au baroque par des grilles en ferronnerie.
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Ciboire
Vase à couvercle destiné à conserver les hosties
consacrées. À l'époque gothique, il a parfois
la forme d'une flèche.
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Ciborium
Baldaquin en pierre, soutenu par des colonnes, surmontant l'autel.
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Cistercienne
(architecture)
De l'ordre de Cîteaux (fondé en 1098 par Robert de
Cîteaux, en Bourgogne). L'architecture cistercienne se caractérise
par sa volonté de simplicité, son austérité.
Près de 600 églises d'Europe de l'Ouest sont conformes
aux préceptes édictées par les abbayes de Clairvaux
et Morimont (fondée en 1115). Caractéristiques : façades
sans tours, marquées seulement d'un lanterneau, nefs souvent
recouvertes d'un plafond plat, chur à plan orthogonal,
soin particulier apporté à l'agencement des différents
éléments de construction, avec des colonnes engagées
et des consoles supportant à mi-hauteur la retombée
de la voûte.
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Clef de voûte
Pierre placée au sommet d'une voûte en croisée
d'ogives : elle est sculptée de motifs, figures, armoiries,
ou d'un nud.
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Clef de voûte
pendante
La clef de voûte pendante est un élément distinct
de la véritable clef de voûte à laquelle elle
est suspendue. Cet élément est alors souvent prétexte
à une ornementation.
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Cloître
(du latin claustrum : " enceinte ") Partie centrale d'une
abbaye. Le plan est dû à Benoît de Nursie (519
à Monte Casino) : il voulait que les moines renoncent à
la solitude pour une vie en communauté, régie par
des règles strictes. Au tour du cloître, cour carrée
découverte (s'inspirant du péristyle de la demeure
antique ; le terme de cloître vient de la " procession
" de la croix) avec son puits et sa galerie, se groupent les
différents bâtiments : la chapelle, la salle capitulaire,
le réfectoire, le parloir et le dortoir ou les cellules des
moines.
Alors que les Bénédictins s'installent volontiers
en montagne et les Cisterciens (à partir de 1100) dans les
vallées, les ordres mendiants (à partir du XIIIe siècle)
préfèrent s'établir au voisinage des villes,
leur vocation étant moins contemplative que pastorale. Les
Chartreux (depuis le XIIe siècle) habitent des maisonnettes
individuelles encadrant un cloître spacieux : leurs monastères
portent le nom de Chartreuse en France. Les ordres teutoniques (à
partir du XIIIe siècle) ont pour monastères leurs
châteaux forts. Les monastères baroques sont édifiés
suivant un plan beaucoup moins rigide, qui s'apparente à
celui des châteaux.
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Clôture
Enceinte d'un monastère.
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Clôture
du chur
Dans la basilique des premiers siècles, petit mur plein ou
grilles séparant l'emplacement réservé aux
chantres de celui où ont accès les laïcs. Au
Moyen-Âge, la clôture de chur s'élève
à plusieurs mètres de hauteur et, dans les églises
à déambulatoire, encercle souvent le chur tout
entier, présentant aux fidèles une riche décoration
en bas-reliefs.
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Collatéral
Nef latérale d'une église. On parle de bas-côtés
si la hauteur de voûte est inférieure à celle
de la nef centrale.
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Collégiale
1) Église d'une institution religieuse accueillant des prêtres
séculiers, qui forme le chapitre collégial. 2) Terme
parfois employé pour désigner une église conventuelle.
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Colombage
Mode de construction. L'ossature des murs est en charpente, les
vides entre les poutres étant remplis de torchis ou de briques.
En France, en Angleterre et en Allemagne, on trouve des rangées
entières de maisons à colombages, avec des encorbellements
et des pignons.
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Colombier
Pigeonnier.
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Colonnade
Rangée de colonnes reliées par un entablement horizontal
(sans arcs). Notamment époques baroque et classique. Une
des plus célèbres : la colonnade de la place Saint-Pierre
de Rome.
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Colonne
Support vertical, cylindrique. Elle est parfois utilisée
à des fins uniquement décoratives, sans fonction technique.
Un seul élément indispensable : le fût. Pilier
de section ronde.
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Colonnes
annelées ou baguées
Création de Philibert Delorme au XVIe siècle, dans
laquelle le fût de la colonne dorique et ionique est interrompu
par des bagues.
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Colonne torse
Colonne dont le fût est torsadé, essentiellement employée
à l'époque baroque.
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Columbarium
Lieu de sépulture de l'époque romaine et des premiers
siècles chrétiens. En particulier dans les catacombes,
où faute de place, les urnes cinéraires étaient
placées dans des niches - leur multitude faisant ressembler
l'ensemble à un pigeonnier.
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Confessionnal
Lieu pour l'écoute de la confession. Il existe depuis l'an
1600 environ sous sa forme actuelle : édicule de bois divisé
en trois compartiments. Le prêtre est assis dans celui du
milieu, séparé par une grille des pénitents
qui prennent place à tour de rôle dans les compartiments
latéraux.
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Console
Organe faisant saillie sur un mur généralement destiné
à porter une charge comme un balcon ou une corniche (Console
en quart de rond, console à volutes).
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Contreforts
L'invention de la légère voûte en croisée
d'ogives soulage les murs, mais la poussée est d'autant plus
forte sur les piliers. C'est pourquoi les contreforts absorbent
la poussée de la voûte et la charge du toit en les
reportant sur des piliers supplémentaires, situés
à l'extérieur de l'édifice.
Le contrefort simple est un bloc de maçonnerie - plus large
dans sa partie inférieure - en saillie sur le mur. Les contreforts
élevés le long des bas-côtés des basiliques
sont reliés aux piliers de la nef centrale par des arcs-boutants.
Ceux-ci, à leur tour, dirigent les forces vers les contreforts.
C'est grâce à l'emploi des contreforts que les églises
gothiques pourront atteindre leur extraordinaire élévation.
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Contrescarpe
Paroi d'un fossé du côté de la campagne, pendant
de l'escarpe.
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Corne d'abondance
Corne creuse d'où s'échappent des fruits et des fleurs.
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Corniche
Moulure en saillie sur un mur, destinée à souligner
les dispositifs de construction horizontaux.
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Corps de
garde
Ouvrage placé à une entrée pour la défendre.
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Corps de
place
Enceinte principale d'une place forte.
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Coupole
Voûte hémisphérique pouvant couvrir des salles
rondes, carrées ou polygonales. Pour passer du plan polygonal
au plan circulaire de la coupole, on a recours à des pendentifs
(triangles concaves).
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Courtine
Segment de la muraille d'enceinte d'un château (ou d'une ville
fortifiée) compris entre deux ouvrages de flanquement, ou
entre deux angles majeurs.
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Croisée
de transept
(On dit aussi carré du transept) Espace carré ou rectangulaire
déterminé par l'intersection de la nef et du transept.
Dans l'art roman, le carré du transept est souvent l'unité
de mesure adoptée pour calculer les proportions de l'édifice.
Dans nombre d'églises romanes, la croisée du transept
est soulignée à l'extérieur par la tour-lanterne,
qui, dans l'architecture gothique, est généralement
remplacée par un lanterneau.
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Croix
Ornement ou symbole en usage depuis les temps les plus reculés
dans nombre de culture. Dans la religion chrétienne, symbole
de la Passion ou de la personne du Christ. Lorsqu'elle représente
la Crucifixion, son montant porte souvent l'inscription : INRI (Iesus
Nazarenus Rex Iudaeorum). Et un suppedaneum (planchette sur laquelle
reposent les pieds du Christ) Formes principales de la croix chrétienne
: grecque, en tau, de saint André, de Lorraine, latine, de
saint Pierre, en Y, égyptienne, papale, russe, répétée,
potencée, ancrée, tréfilée, de Malte.
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Crypte
(du grec, " allée couverte ") Elle est issue de
la confession (sépulture d'un martyr sous l'autel) des premiers
siècles chrétiens. Dans les églises romanes,
c'est une pièce semi-souterraine, creusée sous le
chur oriental destinée à la conservation des
reliques ou des restes d'un saint (ou d'un dignitaire laïc).
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au losange alphabétique
D
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Diables
Anges déchus, et leur chef Lucifer. Généralement
symbolisés par des animaux (serpent, aspic, basilic, dragon,
lion), des figures humaines (ange noir, depuis le haut Moyen-Âge)
ou des grotesques (figures cornues, aux oreilles pointues, aux pieds
fourchues, affublées d'une queue, d'ailes et d'un pelage
de chauve-souris, peintes ne noir, rouge ou vert, armées
d'un trident ou d'une fourche.
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Diptyque
(du grec : " plié en deux ") 1) Dans l'Antiquité,
tablettes doubles, repliables, en bois métal ou ivoire :
leur face externe est sculptée, leur face interne enduite
d'une couche de cire sur laquelle on écrivait. 2) Au Moyen-Âge,
retable à deux volets.
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Directoire
Style qui doit son nom au Directoire français (1795-1799).
Il s'exprime essentiellement dans les arts décoratifs, et
affectionne une ornementation sobre, puisant son inspiration dans
les peintures de Pompéi. Parmi ses manifestations les plus
durables : la mode féminine, avec ses robes à taille
haute.
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Donjon
Terme désignant usuellement la tour maîtresse d'un
château. Les textes du Moyen-Âge et de l'époque
moderne l'emploient de manière moins restrictive, pour désigner
le secteur du château (retranché ou non) qui abrite
la résidence seigneuriale et ses annexes, par opposition
à l'enceinte de la basse cour.
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Draperie
Disposition expressive des vêtements et des étoffes
en sculpture et peinture. On la prépare par des études
de drapés.
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au losange alphabétique
E
- É
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Église
fortifiée
Édifiées au Moyen-Âge, dans toute l'Europe,
et particulièrement aux points avancés des zones frontières
(par exemple dans le midi de la France contre les Maures) ; elles
devaient assurer la protection des habitants de localités
dépourvues de fortifications. Elles ne comportent souvent
qu'une grosse tour, mais souvent aussi un chemin de ronde, des créneaux,
des meurtrières, plusieurs rangés de murailles et
un fossé.
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Église-halle
Église avec un chur formé de plusieurs vaisseaux
de même hauteur communiquant entre eux sur toute cette hauteur.
Ses collatéraux ont - contrairement à la basilique
- la même hauteur que la nef centrale, et sont couvert par
le même toit que celle-ci. L'éclairage de l'ensemble
est assuré par les hautes fenêtres des collatéraux.
Le transept est le plus souvent absent. Elles fleurissent aux XIIIe
et XIVe siècles, notamment en Westphalie, mais aussi dans
le Midi de la France, en Hollande et en Italie.
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Empire
(Napoléon Ier) Phase terminale du Classicisme qui, entre
1800 et 1830, rayonnera, à partir de Paris sur toute l'Europe.
Il se caractérise par la division du mur en panneau nettement
délimités, la forme cubique des meubles, les lignes
droites de l'encadrement des trumeaux, et l'ornementation sobre,
aux éléments empruntés à l'Antiquité
égyptienne et romaine (sphinx, lyre, méandres, faisceaux,
etc.).
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Encorbellement
Construction en saillie sur la façade ou à l'angle
d'une maison. Il n'est généralement pas relié
au sol, mais peut s'étendre sur plusieurs étages.
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Escarpe
Paroi d'un fossé du côté de la place, pensant
de la contrescarpe. [Lorsque l'escarpe ne monte qu'à mi-hauteur
du rempart, elle est dite " semi-détachée ".
Elle est " détachée " quand elle ne soutient
plus que le pied du rempart qui est alors taluté.]
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Façade
Face la plus en vue d'un édifice. Certains édifices
ont deux façades (par exemple palais baroques avec une façade
côté ville et une autre côté jardins :
façades de transept de nombreuses cathédrales gothiques
- moins importantes, cependant que la façade occidentale).
Généralement, elle reflète la disposition intérieure
de l'édifice : nombre d'étages, nombre de vaisseaux
de l'église, devient convexe dans le style baroque où
les pièces sont volontiers ovales.
Façade harmonique
Dans l'architecture médiévale, façade à
deux tours symétriques dont les faces antérieures
sont sur le même plan que le corps central de la façade.
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Feuille d'acanthe
Longue feuille très découpée. Son symbolisme
est parfois funéraire : le piquant de la feuille caractérise
les épreuves de la vie et de la mort.
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Fleuron
Ornement en vogue à l'époque gothique et qui consiste
en une fleur stylisée, amortissant ou décorant le
sommet d'un pignon, d'un gâble, d'un pinacle, etc.
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Fonts baptismaux
Cuve baptismale qui, depuis le XIe siècle, remplace le baptistère
des premiers siècles. Elle est généralement
ornée de sujets bibliques se rapportant au baptême
ou à l'eau.
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Fort d'arrêt
Ouvrage défensif isolé puissamment armé, contrôlant
les grandes voies de communications.
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Fraise
Obstacle constitué d'un alignement de pieux jointifs plantés
horizontalement ou alignés vers le bas. Installé en
avant d'une fortification, il empêche les charge et ralentit
les travaux d'approche.
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Frise
Surface sur laquelle se répète un motif en une bande
continue (bâtons rompus, besants, billettes, boucles, boutons,
câble, canaux, chapelets, chevrons, coquilles, culots, damier,
denticules, dents de scie, écailles, enroulements, entrelacs,
étoiles, grecque, guirlandes, méandres, palmettes
et spires, etc.)
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G
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Gâble
Pignon décoratif surmontant des fenêtres et des portails
gothiques, souvent flanqué de pinacles, ajouré, orné
de crochets et d'un fleuron. Le gâble accentue l'aspect élancé
de l'architecture gothique.
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Gaize
Roche blanche, jaunâtre, tendre, non calcaire, spécialité
de l'Argonne, utilisée comme matériau de construction.
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Gargouille
Conduit d'évacuation des eaux en saillie destiné à
protéger les murs de l'humidité. La gargouille revêt
souvent la forme d'un mascaron, d'un mufle ou d'une figure fantastique.
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Glacis
Plan faiblement incliné raccordant la crête du chemin
couvert au niveau naturel du terrain entourant le fort.
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Gorge
Partie d'un ouvrage placée du côté le moins
exposé à l'ennemi. Pour les forts de ceinture de place,
la gorge est tournée vers la ville.
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Gravure
Technique consistant à tracer des dessins en creux sur la
pierre ou le métal (orfèvrerie), à l'aide d'un
burin, poinçon, marteau à ciseler, d'une pointe pour
tailledouce - ou sur le verre à l'aide d'une meule.
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H
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Historié
Iconographie d'une uvre dont les personnages participent à
une scène narrative. Les scènes sont généralement
extraites des Saintes Écritures ou la vie des saints. On
parle de linteau, de chapiteau, de tympan historiés.
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Hypocauste
(du grec " chauffage par en bas ") Chauffage par air chaud,
sous les planchers des pièces d'habitation et salles de bain
de l'Antiquité, ainsi que dans les châteaux et les
cloîtres médiévaux.
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I
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Icône
(du grec, " image ") Dans l'Église grecque orthodoxe,
tableau (par opposition à la peinture murale) représentant
des saints et des scènes religieuses. Formes et couleurs,
fortement idéalisées, sans souci du naturel, sont
fixées depuis des siècles par tradition.
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J
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Jardin (art
du)
On distingue deux grandes formes du jardin d'agrément : 1)
Celui à conception architectonique-géométrique
connu depuis les " jardins suspendus " étagés
en terrasses, de Babylone. L'Antiquité grecque et romaine
le peuplera déjà de statues. Modeste au Moyen-Âge,
qu'il agrémente cloîtres, châteaux ou demeures
particulières, il va s'agrandir vers 1500 jusqu'à
devenir le parc Renaissance richement décoré, avec
ses fontaines, statues et pavillons (Italie, châteaux français).
Il atteint son apogée au baroque (milieu du XVIIe siècle).
Son axe principal est le prolongement de l'axe central du château
(plus petit), un pavillon ou une serre (orangerie). Il est traversé
par une allée centrale, encadrée d'allées,
jeux d'eaux, canaux, parterres, terrasses avec fontaines et statues.
À l'écart de l'allée centrale, un belvédère,
une nymphée peuvent constituer des points d'attraction indépendants,
et une sorte de jardin dans le jardin. Ce type de jardin est aussi
appelé " à la française ".
2) C'est d'Angleterre que vint, au début du XVIIIe siècle,
le jardin anglais (ou paysager). Il veut reproduire la fantaisie
de la nature. Son dessin pittoresque paraît dû au hasard,
et il s'anime de constructions et monuments chargés d'une
signification précise (d'ordre souvent sentimental) : ruines
artificielles (expression de la tristesse), ermitages néo-gothiques
(solitude), chaumière (simplicité), ponts et temples
chinois (l'exotisme, le dépaysement), etc. Les jardins anglais
sont souvent attenants à des parcs baroques.
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Jubé
(du
latin lectionarium : " lutrin ") Clôture séparant
le chur (réservé aux clercs) de la nef (où
se tiennent les laïcs). En usage depuis le XIIIe siècle.
Un ou plusieurs passages permettent de le traverser. Une tribune,
à laquelle on accède par des gradins, accueille les
choristes et porte, sur sa balustrade, les lutrins d'où on
lit l'Épître et l'Évangile. Les jubés
ont pour la plupart été démolis après
le Moyen-Âge, parce qu'ils empêchaient de voir l'autel.
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K
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L
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Lambrequin
Bordure supérieure d'une fenêtre, d'un ciel de lit,
d'une port, constituée par une draperie tombante garnie de
franges ou de glands (baroque). Le lambrequin fut souvent reproduit
en stuc ou en pierre pour servir de motif décoratif.
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Lanterneau
Svelte tourelle (le plus souvent en bois), surmontant certaines
églises. Les Cisterciens en sont les premiers constructeurs,
au XIIIe siècle, et sont bientôt suivis par les ordres
prédicateurs. Dans les cathédrales gothiques, où
les tours se groupent à la façade occidentale, le
lanterneau remplace souvent la tour-lanterne.
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Linteau
Traverse horizontale qui ferme la partie supérieure d'une
porte.
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Loggia
1) Notamment à la Renaissance italienne, galerie d'arcades.
2) Pièce non close qui se trouve à un étage
supérieur mais, contrairement au balcon, n'est pas en saillie
sur le mur.
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Louis XIV
(style)
Il embrasse le règne du Roi soleil (1643-1715), et a fait
de larges emprunts au baroque italien. Le terme n'est guère
employé que pour les arts appliqués - par exemple
les meubles Boulle aux riches marquetteries - bien que, grâce
à l'impulsion et aux commandes de Louis XIV, le baroque ait
connu sous son règne un éclat et une diversification
inégalés.
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Louis XV
(style)
Sous le règne de Louis XV (1723-1774), prédomine le
style rococo ou rocaille (essentiellement décoration et arts
appliqués).
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Louis XVI
(style)
Sous le règne de Louis XVI (1774-1792), le rococo est progressivement
supplanté par le classicisme. En décoration et dans
les arts appliqués, le style Louis XVI se caractérise
essentiellement par un retour aux lignes pures et symétriques
(lyre, vase, frises à motifs antiques) et par les meubles
en bois peint.
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M
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Maison forte
Au Moyen-Âge, la maison forte se différencie du château
par son statut juridique inférieur. Elle peut être
le siège d'un fief chevaleresque, mais non celui d'une châtellenie.
Sur le plan architectural, la maison forte est moins étendue
et moins puissamment fortifiée qu'un château fort.
Généralement ceinte d'un fossé, elle est le
plus souvent de forme ramassée, organisant ses logis sur
une cour intérieure fermée de murs ; mais elle n'a,
en principe, ni tour maîtresse, ni basse cour, et elle ne
génère pas de peuplement aggloméré.
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Médaillon
Bas-relief ou autre élément décoratif circulaire
ou ovale.
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Mentefact
Ensemble des productions spirituelles ou intangibles qui constitue
le volet immatériel du patrimoine ethnologique.
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Meurtrière
à niche
Baie ouverte dans un mur pour le tir. Une chambre ou niche, réservée
dans l'épaisseur même du mur, facilite le tir oblique.
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Moulure
Ornement allongé et en relief. La moulure peut être
creuse ou pleine selon le sens du relief. Le corps de moulure est
un ornement à profil complexe.
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N
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O
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Ordre
Dans la civilisation grecque classique, les ordres, au nombre de
trois (dorique, ionique, corinthien) désignent un système
de proportions reliant entre eux les éléments d'un
organisme architectural : le support (colonne) et la partie portée
(entablement). Une théorie des différents ordres est
regroupée dans un traité par l'architecte romain Vitruve
au Ier siècle av. JC qui dénombre cinq ordres : dorique,
ionique, corinthien, composite et toscan. Édité en
1486, ce traité inspire d'autres théoriciens parmi
lesquels Sebastiano Serlio en 1537, ou Vignole en 1562. Par extension,
la colonne et le chapiteau sont de l'ordre auquel ils empruntent
leur motif (ordre cariatide, ordre à bossages, etc.)
Ordre colossal : Ordre dans lequel les supports, colonnes ou piliers,
s'élèvent sur plusieurs étages.
Ordre composite : Ordre romain qui emprunte des éléments
aux ordres dorique, ionique et corinthien.
Ordre corinthien : Ordre semblable à l'ordre ionique mais
dans lequel le chapiteau est décoré de deux rangées
de feuilles d'acanthe. Le rang supérieur se recourbant en
volutes. Originaire de la Grèce classique, l'ordre corinthien
est très utilisé par les Romains.
Ordre dorique : La colonne cannelée ou pas, à tambours
ou monolithique, repose directement sur le stylobate sans l'intermédiaire
de base. Son chapiteau est formé d'un abaque (ou tailloir)
et d'une échine galbée. L'entablement se compose d'une
architrave sobre, surmontée d'une frise caractérisée
par l'alternance de métopes, ornées ou non, et de
triglyphes. Héritée de la Grèce antique, la
colonne dorique romaine comporte souvent un piédestal. L'ordre
est redécouvert dans sa forme pure à la fin du XVIIIe
siècle.
Ordre français : Ordre créé par l'architecte
Philibert Delorme dans lequel les colonnes à chapiteaux doriques
ou ioniques ont un fût cannelé interrompu par des anneaux
ou bagues. D'autres expériences portent que la colonne à
bossages. Au XVIIe siècle, Charles le Brun créé
un ordre dit " français " dans lequel la colonne
et son chapiteau comportent des éléments composites.
Ordre ionique : La colonne possède une base et un chapiteau
formé de deux volutes. L'entablement est formé d'une
architrave surmontée d'une frise continue. L'ordre ionique
est élaboré au VIe siècle av. JC en Ionie.
Ordre rustique : Ordre à bossages (saillie d'un élément
sur le mur, sur la colonne, etc.). Le bossage est dit rustique quand
le bossage du pavement est laissé brut.
Ordres superposés : Les colonnes de différents ordres
sont échelonnées sur plusieurs niveaux qui correspondent
aux étages. Au XVIe siècle, on établit que
l'ordre le plus massif doit supporter le plus léger, d'où
une répartition de bas en haut de la colonne dorique, ionique
puis corinthienne.
Ordre toscan : Ordre qui mélange des éléments
de l'ordre ionique et de l'ordre dorique.
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P
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Passage rémois
Le passage rémois est une coursière à l'intérieur
d'une église au bas des fenêtres et traversant les
contreforts intérieurs.
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Patrimoine
Ensemble d'éléments matériels et immatériels
d'ordre culturel, chargés de significations multiples, à
dimension collective et transmis de génération en
génération.
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Patrimoine
ethnologique
Ensemble des productions matérielles et immatérielles
émanant d'une communauté culturelle.
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Patrimoine
immatériel
Ensemble des manifestations culturelles, traditionnelles et populaires,
à savoir les créations collectives, émanant
d'une communauté, foncées sur la tradition (UNESCO).
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Phylactère
Banderole où les artistes inscrivent les paroles prononcées
par les personnages d'un tableau ou d'un vitrail.
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Pignon
Mur dont la partie supérieure prend la forme d'un triangle
dont les côtes sont dirigés suivant les pentes d'un
comble à deux égouts.
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Pinacle
Élément d'amortissement en forme de tourelle élancée
et pointue, très employé dans l'architecture gothique
dans laquelle il couronne les tours et flanque les gâbles.
Sa forme revêt l'aspect d'un tabernacle ajouré surmonté
d'un petit toit pyramidal, orné de crochets et couronné
par un fleuron.
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Place d'armes
Espace laissé libre servant soit à rassembler une
troupe pour une sortie, soit à la faire évoluer.
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Porche
Galerie servant de porche devant une église et s'étendant
sur toute la largeur de celle-ci.
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Poterne
Porte secondaire d'un ensemble fortifié, de dimensions restreintes,
généralement vouée à des sorties logistiques.
Elle est ménagée en un point peu exposé de
l'enceinte, souvent en fond de fossé.
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Q
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Retour
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R
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Rempart
Aux XVe-XVIe siècles, levée de terre rapportée
définissant les contours d'un ouvrage ou d'une enceinte,
et destinée à porter de l'artillerie ; elle est le
plus souvent revêtue au dehors d'une escarpe maçonnée,
ou rapportée après coup contre la face interne de
courtines médiévales.
Plus communément, enceinte formée par une levée
de terre dont la poussée peut être retenue par un mur
de soutènement.
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Réserve
naturelle
Les réserves naturelles sont des espaces naturels protégés
d'importance nationale. De superficie limitée en métropole,
elles protègent chacune des milieux très spécifiques
et forment un réseau représentatif de la richesse
du territoire.
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Rideau défensif
Ligne de défense constituée de forts d'arrêts
qui s'appuient sur les accidents du relief pour barrer le passage
à une armée ennemie.
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Rinceau
Ornement à motif principal de tiges stylisées disposées
en enroulements.
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Rocaille
Ouvrage imitant les rochers et les pierres naturelles. Le terme
désigne également une forme ornementale aux lignes
contournées.
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Rosace
Figure symétrique faite de courbes qui s'inscrivent dans
un cercle (trilobée, quadrilobée, quintefeuille, etc.)
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S
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T
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Tambour
Élément ou assise d'une colonne. Une colonne non monolithe
est constituée de plusieurs tambours superposés.
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Trésor
national
Bien culturel qui, présentant un intérêt majeur
pour le patrimoine national au point de vue de l'histoire, de l'art
ou de l'archéologie, a fait l'objet d'un refus temporaire
de sortie du territoire concrétisé par un " refus
de certificat ", au sens de la loi n° 92-1477 du 31 décembre
1992 modifiée.
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Trophée
Attributs regroupés : armes, instruments de musique, etc.
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