L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE
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L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE
EN PREMIERE STI

Augustin Bollot
Lycée Jean Moulin - Revin

Réflexions sur la nature de l'enseignement de l'Histoire-Géographie en l ère STI.

 Les difficultés rencontrées dans l'enseignement de notre matière en 1ère STI s'expliquent par une vision trop exclusive et étroite de l'Histoire-Géographie dans les classes techniques. Le règlement de ces problèmes est cependant possible en procédant à une réflexion globalisante qui intègre l'enseignement de l'Histoire-Géographie dans ce qui fait la spécificité de ces classes et les aspirations des élèves.

1. L’H.G. pour un élève de 1ère STI est une matière marginale… mais difficile

2. La valorisation de l’HG par son ouverture sur le technique

3. Contrôles et examen final

Proposition d’une grille de notation.

 


1. L’H.G. pour un élève de 1ère STI est une matière marginale… mais difficile

1. Une matière marginale.

Cette marginalité est concrétisée par son faible coefficient : 1/351 du Baccalauréat. L'élève de I° STI, comme tous les élèves passés et présents, va naturellement et pour des raisons de stratégie bien pensée, travailler les matières qui "rapportent" au bac. Leur passage au lycée est vu tant comme une période d'acquisition des connaissances que comme la préparation d'un examen. Aussi, au-delà des affirmations discutables sur le niveau qui baisse, l'examen est véritablement une épreuve... et elle l'est d'autant plus !
Ainsi, il est nécessaire de prendre conscience que les 20-22 heures de cours trimestriels correspondent sensiblement au passage de ces élèves dans leurs ateliers en une semaine ! C'est dire cette place secondaire. 

2. Une épreuve difficile.

Consubsantiellement au premier point, l'Histoire-Géographie est pour les I° STI un cours difficile.
a). D'abord la nature de l'enseignement est très éloignée de ce qu'ils apprennent en enseignement technique. Celui-ci est un enseignement qui débouche sur du concret alors que l'Histoire-Géographie est davantage abstraite, exigeant une maîtrise du temps, de l'espace, et de concepts qui sont ceux des sciences humaines. L'enseignement technique débouche naturellement sur une réalité physique palpable et vérifiable.
b). Ensuite, les conditions d'enseignement sont différentes. En STI, les élèves expérimentent leur savoir-faire sur des machines, bougent en classe, ne sont pas astreints à un "en rang par deux" qui est celui de toutes les matières générales. Le nécessaire dialogue qui existe en cours d'HistoireGéographie est en tout cas insuffisant pour surmonter cette contingence.
Ainsi, l'élève de STI doit gérer deux univers culturels différents : celui des sciences techniques et celui des sciences humaines. Il doit gérer et intégrer deux exigences assez dissemblables.

Dès lors se posent à l'enseignant deux questions :
- Quelle place donner à l'Histoire-Géographie ?
- Comment la valoriser ?

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2. La valorisation de l’HG par son ouverture sur le technique

1. L'ouverture sur le technique-

Comme beaucoup d'élèves du technique, les élèves de STI sont sensibles à l'intérêt qu'on leur porte. Il est donc indispensable d'encourager les professeurs d'Histoire-Géographie à aller dans les ateliers s'informer de ce qui s'y enseigne. Ils découvriront la difficulté de ce que les élèves apprennent et se familiariseront avec une culture technique ignorée.
Combien savent ce qu'est une machine à commande numérique ? à électroérosion ? La plasturgie ? Cette fréquentation ouvrira certains ponts : le concept de système que l'on retrouve en histoire et en géographie est aussi un concept largement employé en technique. On peut aussi suggérer d'accepter de devenir professeur principal.
Enfin, d'un point de vue de politique interne à l'établissement, le professeur d'histoire-géographie fera de ses confrères du technique des alliés utiles en cas de difficultés extrêmes... mais si les liens cités plus haut existent, il n'y aura jamais de crise.

2. La valorisation de ces sections.

L'H.G. doit être comprise comme matière auxiliaire, c'est à dire la matière accessoire qui valorise, permet et donne un plus à l'élève qui prépare le bac STI. Une mauvaise note retire des points, mais une bonne note, c'est le coup de pouce peut-être salvateur. C'est en ce sens qu'il est possible de prendre l'initiative de faire savoir en terminale qu'une classe ou que tel élève de première s'est investi suffisamment sérieusement dans la matière pour qu'i1 en soit tenu compte dans la constitution de dossiers pour les B.T.S.

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3. Contrôles et examen final

Ils sont l'expression de ce qui a été écrit plus haut.

1. Contrôles et activités pédagogiques-

a). Les exigences en Histoire-Géographie sont, en STI, différentes des autres sections.
Dissertations et commentaires approfondis ont peu d'utilité. En classe les commentaires doivent permettre un approfondissement de certaines questions, et doivent accompagner le cours. Par contre, 4 ou 5 interrogations écrites par trimestre destinées à l'initiation d'une réflexion rapide et de l'expression rapide des connaissances sont plus efficaces, d'autant plus qu'elles n'obèrent pas le temps consacré aux autres préparations.
b). Quant aux activités pédagogiques, un minimum d'imagination est nécessaire pour prendre des initiatives qui associent H.G. et enseignement technique. Les expériences de Revin révèlent qu'elles sont possibles.

2. L'examen final.

a). Respect absolu des conditions de forme.
Ce sont elles par lesquelles se forment les remises en cause et les contestations. Leur respect strict protège les examinateurs. Le B.O. est très explicite.
b). Conditions de fonds.
L'interrogation doit être généraliste et valoriser toute parcelle de connaissance acquise. L'examen des livrets scolaire a à ce titre un rôle d'indicateur dans la conduite de l'interrogation et dans l'établissement de la note finale. Certains élèves venant de B.E.P, non familiarisés à l'enseignement du lycée, et souvent très travailleurs et résolus dans le succès de leur cursus peuvent bénéficier de cette façon de procéder.
Conclusion.
Une sévérité excessive est inapropriée pour les classes de STI. - Dernier contact avec les sciences humaines (avant la philosophie en terminale), il doit être le meilleur possible et doit être celui, au moins, d'une réconciliation entre ces élèves et l'Histoire-Géographie

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Proposition d’une grille de notation.

0 agressivité du candidat, injures, fraude manifeste.
1 à 4 attitude hostile, connaissances nécessairement inexistantes, refus net de coopérer.
5 à 10 connaissances de très faibles à moyennes. Attitude passive. Médiocrité manifeste avec une gradation de très médiocre à médiocre.
11 à 14 prestation satisfaisante grands axes des questions vus. Elève qui fait (a fait) des efforts. Mérite des points en plus. Peut répondre aux questions, discours cohérent.
15 à 20 niveau supérieur de la prestation. Aisance réelle. Possède une culture de bonne à très bonne. Le 20 sanctionne vivacité d'esprit et raisonnement aisé. La prestation est telle qu'un net coup de pouce (points en plus) est possible et justifié.

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