La fondation du Foyer Rémois

En 1912, à Reims, se crée la société d'habitations à bon marché "le Foyer Rémois", à l'initiative de quelques industriels désireux d'agir sur le plan du logement ouvrier. À l'origine du projet, il faut retenir le nom de Georges Charbonneaux, fils et frère d'industriel de la verrerie, dont l'ambition était de fournir un logement confortable à loyer modéré aux familles nombreuses de Reims, population la plus démunie. En offrant un logement décent à l'ouvrier, Georges Charbonneaux et ses amis du Foyer Rémois pensent pouvoir agir à la fois sur l'hygiène physique et morale de l'ouvrier.

 


Georges Charbonneaux, cliché Paul Voisin
© Foyer Rémois

 

La société de Georges Charbonneaux reçoit le soutien de la Caisse d'épargne de Reims. Avant la Première Guerre Mondiale, deux groupes d'habitations sont créés. Un voyage effectué en Angleterre avec le conseil municipal de la ville le persuade que la cité-jardin est la solution pour le logement des familles nombreuses. Quand éclate la guerre, deux petites cités-jardins sont en chantier, rue Brimontel et boulevard Charles Arnould.

 


Georges Charbonneaux
© Patrick Chatelin


La place d'Erlon ravagée par les bombardements
©
Olivier Rigaud

 

Paradoxalement, la guerre va donner un nouvel élan aux réalisations du Foyer Rémois. Grâce au rachat des dommages de guerre consentis aux propriétaires sinistrés, le Chemin Vert qui avait été pensé avant 1914 prend une ampleur inespérée : 600 maisons pourront être construites. Ainsi, la cité-jardin du Chemin Vert devient une vaste opération de reconstruction , inscrite dans le plan de Geo Ford.
cliquez en haut à droite de l'image pour zoomer sur l'emplacement du Chemin Vertzoom sur l'emplacement de la  cité du Chemin Vert


Plan Geo Ford
© Archives municipales de Reims

Cliquez en haut à droite de l'image pour zoomer sur l'emplacement du Chemin Vert