P.P.R.E. : l'aide aux apprentissages

 
Ecole, cycles 2 et 3

 

- La mise en oeuvre d'un P.P.R.E.

 

CONTEXTE PÉDAGOGIQUE

- Le cadre du P.P.R.E.
- La différenciation pédagogique
- Les 3 temps de l'apprentissage
- Les stratégies d'apprentissage

 

ACTIVITÉS

- Sommaire des fiches d'activité
- Maîtrise de la langue au cycle 2
    - langue orale
    - lecture
    - écriture
- Maîtrise de la langue au cycle 3
    - lire
    - écrire
- Mathématiques au cycle 2
    - données numériques
    - connaissance des nombres
    - calcul
- Mathématiques au cycle 3
    - données numériques
    - connaissance des nombres
    - calcul

 

DOCUMENTATION

- bibliographie
- sur le Web

 

À propos

 

 

 

CONTEXTE PÉDAGOGIQUE

II - La différenciation pédagogique

 

Différencier n'est pas enfermer

Les programmes de l'école primaire annoncent dans leur préambule :
“Il n’y a pas [...] de traitement global des obstacles à la réussite scolaire : chaque cas est particulier et relève d’une analyse, d’un traitement spécifique sur la longue durée [...]. C’est l’occasion de rappeler la nécessaire différenciation de tout enseignement.” La différenciation n'est donc pas spécifique de l'aide personnalisée et réciproquement, les activités d'aide peuvent se conduire aussi au sein d'un groupe d'élèves, voire de la classe plénière. Dans ce contexte, différencier consiste plus à offrir aux élèves une large gamme d'approches, de démarches, de supports, qu'à choisir pour chaque élève (et à sa place) la seule démarche dont il a besoin.
L'Inspection Générale constate à ce propos que “ La différenciation pédagogique, quand elle est pratiquée, présente deux caractéristiques majeures : on gomme les obstacles plus qu’on aide les élèves à les surmonter ou on pratique un guidage précis qui conduit à la réussite sans créer ensuite les conditions pour que les élèves réussissent seuls le même type de tâche, parviennent à mobiliser de manière autonome leurs acquisitions.”

Les formes de différenciation

Afin de distinguer les formes de différenciation et juger de la plus adaptée à l'action que l'on veut mettre en place, on s'appuiera ici sur la catégorisation de A. de Perreti qui définit trois types.

La pédagogie différenciée consiste à attribuer à chaque élève une tâche correspondant à ses besoins et à ses possibilités. On adapte alors les niveaux d'exigence à partir d'un objectif commun ; c'est une différenciation qui se situe au niveau de l'élève. Elle conduit à simplifier les exercices ou à les réduire, à soutenir l'élève dans chaque étape de son travail, à morceler les savoirs pour se les approprier par étapes. On voit bien que cette forme de différenciation tombe sous la critique qui vient d'en être faite.

La pédagogie variée consiste à varier les formes de présentation ou les situations d'approche d'une même notion ; c'est une différenciation qui se situe au niveau du maître. Elle se traduit dans la multiplicité des démarches : par l'oral, l'écrit, l'image, le geste, et dans une organisation collective, de groupe ou individuelle. Elle permet à chaque élève de trouver le cadre et le support qui lui offrira le meilleur moyen d'apprendre.

La pédagogie diversifiée consiste à développer la diversité des procédures mentales en fonction des motivations et des stratégies propres à chacun ; c'est une différenciation qui se situe au niveau des savoirs. Elle se propose de multiplier les itinéraires d'apprentissage et les voies d'accès à un savoir selon différentes phases : mobilisation, prise d'information, mémorisation, discussion, tâtonnement, recherche, imitation, etc.

Les activités d'aide du P.P.R.E. s'appuient clairement sur une différenciation du deuxième type et surtout du troisième dont les phases correspondent aux différents temps de l'apprentissage. Dans le même esprit, J. Caron propose de différencier les contenus, les processus, les productions, les structures.

 

© SCÉREN - CRDP de Champagne-Ardenne - CDDP de la Marne, 2007
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